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Radio Agatashya: Le projet

NEWS - Rétrospective de la semaine du 7 au 13 octobre 1996


Bukavu, 13 octobre (FH) - Voici la rétrospective des principaux événements de la semaine du 7 au 13 octobre, diffusée dimanche par Radio Agatasyha.

BURUNDI - EMBARGO

Les chefs d’état des pays d’Afrique du centre et de l’est, réunis à Arusha en Tanzanie le 12 octobre, ont décidé le maintien de l’embargo économique décrété contre le Burundi le 31 juillet, suite au coup d’état militaire. Les dirigeants de la région ont également lancé un ultimatum d’un mois aux parties en conflit au Burundi pour qu’elles entament des négociations de paix, faute de quoi elles s’exposent à des mesures de rétorsion. La réunion d’Arusha a par ailleurs décidé d’envoyer au Burundi une commission ministérielle chargée d’évaluer la situation sur place.

TOURNEE AFRICAINE DE WARREN CHRISTOPHER

Le secrétaire d’état américain Warren Christopher, au cours de sa tournée africaine a rencontré le 11 octobre à Arusha les présidents kenyan, ougandais et tanzanien avec lesquels il a évoqué la possibilité de création d’une force interafricaine de maintien de la paix et le problème des réfugiés. Warren Christopher a indiqué à ses interlocuteurs que cette force pourrait notamment intervenir au Burundi en cas de détérioration de la situation. Les chefs d’état rencontrés soutiennent la mise sur pied de cette force mais demandent en revanche qu’elle obtienne l’aval de l’ONU et de l’OUA.

BURUNDI - INSECURITE

Une quarantaine de personnes ont été tuées le 11 octobre en commune Burambi, province de Bururi (sud du pays), au cours d’une attaque attribuée par l’armée aux rebelles. Par ailleurs, environ 1500 personnes en provenance de Bujumbura rurale se sont réfugiées depuis le début du mois chez un missionnaire américain du nom de Johnson à Gasenyi, dans la périphérie de la capitale burundaise. Le missionnaire héberge près de 5000 déplacés. L’armée burundaise indique qu’il n’y a pas de combats sur les collines de Bujumbura rurale, mais seulement des patrouilles militaires. L’armée ajoute qu’au cours de ces patrouilles elle se heurte parfois à la résistance des rebelles.

BURUNDI - FORMATION MILITAIRE POUR LYCEENS

L’armée burundaise à lancé le 10 octobre un programme de formation militaire destiné aux élèves finalistes de l’enseignement secondaire. Cette formation, qui concerne pour cette année 2000 élèves, va durer deux mois.

ZAIRE - INSECURITE

La situation reste préoccupante sur les hauts plateaux d’Uvira (est du Zaïre), où sont signalés depuis début septembre des combats entre l’armée zaïroise et les éléments Banyamulenge, des zaïrois d’origine rwandaise. Ces derniers ont attaqué dans la nuit du 5 au 6 octobre un hôpital et tué une quarantaine de personnes, selon un bilan établi par une organisation locale de défense des droits de l’homme, les Héritiers de la justice.

Dans une déclaration à la presse, le 10 octobre, à Goma (est du Zaïre), le chef d’état major général de l’armée zaïroise, le général Eluki Monga, a accusé le Rwanda et le Burundi ainsi que le HCR de soutenir les Banyamulenge. Les uns et les autres ont démenti ces affirmations.

Pour sa part, le vice gouverneur du Sud-Kivu, Luabanji Lwasi Ngabo, a donné, le 8 octobre, un ultimatum de six jours aux Banyamulenge pour qu’ils aient quitté les hauts plateaux, faute de quoi ils seront considérés comme des rebelles.

De son côté, le rapporteur spécial pour les droits de l’homme au Zaïre, Robert Garreton, a mis en garde le 11 octobre contre la flambée de violence à l’est du pays et a demandé à la communauté internationale d’intervenir rapidement pour éviter une situation à la rwandaise ou à la burundaise. Le secrétaire général de l’ONU, Boutros Boutros Ghali, quant à lui, à lancé un appel le 10 octobre aux parties en conflit de cesser les hostilités.

Cependant sur place la tension ne baisse pas. Le président rwandais Pasteur Bizimungu a déclaré le 10 octobre que son pays que son pays accueillera seulement les femmes et les enfants Banyamulenge, mais que les hommes doivent rester au Zaïre pour défendre leur droit à la nationalité. Le HCR a retiré de la région d’Uvira son personnel international non-essentiel.

Insécurité aussi au Nord-Kivu où au moins 50 personnes ont été tuées entre le 11 et le 13 octobre par les rebelles Ngilima, dans des villages du groupement Bambo. Environ 9000 personnes ont quitté leur biens à la suite de ces attaques. Depuis trois ans, le nord-Kivu est traversé par des troubles qui ont affecté surtout les zones de Masisi et de Rutshuru.




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