Kasaï-Oriental : depuis les élections, les rurales s’informent plus grâce à la radio

 
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Au lieu de recourir toujours aux hommes pour être informée, les villageoises écoutent la radio. Photo fao.org

Depuis la campagne des dernières élections, à Ngandajika, un territoire du Kasaï-Oriental, certaines villageoises ont pris l’habitude le matin d’écouter la radio pour s’informer. Ce qui suscite la critique de celles et ceux qui estiment que leur place est au champ. La crise postélectorale en RD Congo a changé le comportement de certaines femmes des milieux ruraux après qu’elles aient participé massivement aux élections. Dans certains villages du territoire de Ngandajika, à 90 km à l’est de Mbuji-Mayi, chef-lieu du Kasaï oriental, il n’est plus rare de voir des femmes accrochées, le matin, à un poste de radio et suivre les informations sur les chaines locales. Désormais, certaines villageoises manifestent le besoin d’être informées en temps réel au même titre que les hommes, surtout lorsqu’il s’agit d’émissions politiques en langues locales. »Au lieu de recourir toujours aux hommes pour être informée de l’évolution de la politique du pays, je suis les informations en langues locales que l’on diffuse sur nos chaines. Cela a changé ma façon de voir les choses politiques de la RDC. Je suis en mesure d’aborder et de discuter les questions politiques de l’heure avec mon époux, avec beaucoup moins de peine qu’auparavant », affirme Astrid Kabedi, une paysanne de Bena Mpiana. La diffusion de nombreux programmes en tshiluba, la langue locale la plus parlée dans le Kasaï, leur permet de mieux faire la différence entre vraies et fausses nouvelles. www.radionet.cd

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