A+ A A-

Radio Ndeke Luka: Bangui : Report de la rentrée et lancement du festival universitaire

  • Catégorie : Actualité

000000univbangui.jpg

La rentrée universitaire 2016-2017 initialement prévue ce lundi est reportée à une date ultérieure. Néanmoins, le coup d’envoi du festival universitaire a été donné  par le président de l’Association Nationale des Etudiants Centrafricains (ANECA). Objectif, sensibiliser les étudiants mais aussi les élèves des lycées sur leur rôle ainsi que la place de l’Université dans les grands défis de la paix, de la réconciliation et de la reconstruction de la République Centrafricaine. 

« L’université est le creuset du savoir. C’est là que nous pourrions avoir d’ici demain les futurs cadres de ce pays », indique Norbert Pounaba, président de l’ANECA. Il précise que les étudiants doivent participer à la reconstruction nationale. « Nous pensons que par rapport à la situation que traverse le pays, il va falloir que nous, étudiants, puissions réfléchir autour de cette problématique », souligne-t-il.

Le président de l’ANECA rassure : les étudiants sont appelés eux aussi à contribuer à la reconstruction du pays à travers « le changement de comportement ». Ce qui justifie l’organisation  de « ce festival pour des conférences-débats » qui selon Norbert Pounaba « feront intervenir certaines personnalités et responsables d’entreprises et sociétés de la place en fonction du thème central, la paix ».

Jusqu’au au 28 janvier, des conférences-débats, des activités sportives et culturelles seront agencées dans le cadre de ce festival universitaire.

Radio Ndeke Luka: RCA : Retrait des casques bleus de Bozoum, la population s'inquiète

  • Catégorie : Actualité

000000casquesbleus3.jpg

La population de Bozoum dans l'Ouham-Pendé s'inquiète du retrait « clandestin » des Casques bleus camerounais de la Minusca de Bozoum. Retrait complètement amorcé dans la nuit du 14 au 15 janvier.  

Selon les informations recueillies par RNL, avant de se retirer « clandestinement » de Bozoum, les soldats camerounais de l'ONU ont « détruit leur base emportant même les portes et les fenêtres », laissant, selon nos sources, « un lieu délabré ».  

Un acte que regrette Noël Démbo, président de la délégation spéciale de la commune de Bozoum, qui ne comprend pas pourquoi « les autorités locales ne soient pas informées de ce départ ». 

Surprise, la population de son côté n'arrive pas à expliquer cette attitude, qui en l'absence d'une relève, fait monter l'inquiétude dans la ville. Pour elle, cette présence des militaires onusiens permettrait quelque peu de « rassurer ».

Qu'à cela ne tienne et afin de maintenir la « sécurité » dans la localité, le président du Conseil local de la jeunesse, selon nos sources, a « mobilisé les jeunes en groupe d'auto défense ». Il a par ailleurs lancé un appel au gouvernement centrafricain sollicitant le « déploiement en urgence d'une unité des Forces Armées Centrafricaines  dans la localité ».

C'est depuis le mois de novembre 2016 que les soldats camerounais de la Minusca ont entamé leur « retrait » de cette localité en proie depuis un certain temps à une recrudescence de l'insécurité.

Radio Ndeke Luka: RCA : Amnesty International dénonce l’impunité

  • Catégorie : Actualité

000000amnestyinternational.png

L’impunité reste et demeure un problème crucial en République Centrafricaine d’après Amnesty International. Dans un rapport publié ce mercredi, l’ONG de défense des droits de l’homme s’inquiète que les auteurs de crimes de guerre sont jusque là en liberté. L’organisation estime qu’il est urgent de reconstruire le système judiciaire centrafricain. 

Intitulé The long wait for justice: Accountability in Central African Republic, (la longue attente de la justice : responsabilité de la République Centrafricaine), le document indique que des dizaines de personnes, chefs de guerre, ont été soupçonnées de commettre des crimes de droit international, de graves violations des  droits humains et atteintes à ces droits depuis le déclenchement de la crise entre 2014-2016. Jusqu’à aujourd’hui, elles ont échappé à toutes enquêtes et arrestations. Les efforts consentis pour amener ces présumés auteurs à rendre compte se sont heurtés à un manque de moyens que ce soit au niveau des Casques bleus de la Minusca que de l’Etat centrafricain. 

Le rapport d’Amnesty International indique que les mis en cause se promènent en toute liberté. Aucun d’entre eux n’a été poursuivi ni arrêté. Le climat d’impunité ne fait que les encourager, mais aussi a contribué à l’augmentation des violences depuis septembre 2016. Une attaque a notamment eu lieu à Kaga-Bandoro en octobre.  Des ex-Séléka ont tué au moins 37 civils, en ont blessé 60 et ont contraint plus de 20.000 personnes à se réfugier en brousse ou sur des sites de déplacés.

En juillet 2014, l’ONG a nommément ciblé 21 personnes pour lesquelles il existait des raisons de soupçonner qu’elles avaient commis des crimes de droit international. Deux d’entre elles seulement ont été arrêtées et, aucune enquête efficace n’a été menée sur les 19 autres.

Amnesty International formule des recommandations visant entre autres la mise sur pied de la Cour pénale spéciale dans les meilleurs délais. « La Cour pénale spéciale a un rôle fondamental à jouer pour donner aux victimes de certains crimes les plus graves une chance d’obtenir justice en République centrafricaine », a déclaré Ilaria Allegrozzi, responsable des recherches sur l’Afrique centrale à Amnesty International.

Impunité

La présence et le fonctionnement des institutions judiciaires sont restés limités, à l’exception de la capitale Bangui. Les autorités judiciaires ont manqué de moyens pour enquêter sur les crimes, notamment les violations des droits humains, et pour en poursuivre les auteurs présumés.

Parmi les responsables soupçonnés de crimes relevant du droit international, dont des commandants de l’ex-Séléka, des Antibalaka et d’autres milices, rares sont ceux qui ont fait l’objet d’une information judiciaire ou qui ont été traduits en justice. Le 17 janvier 2015, Rodrigue Ngaïbona alias « Andilo », un chef Antibalaka de premier plan, a été arrêté par la Minusca dans la ville de Bouca. Il est encore en détention.

En octobre de la même année, une délégation onusienne a rencontré Nourredine Adam, un ancien commandant de l’ex-Séléka soupçonné de crimes contre l’humanité et sous le coup de sanctions de l’ONU et de mandats d’arrêt nationaux et internationaux.

Conditions de détention

En 2015, les conditions carcérales étaient toujours très mauvaises et la sécurité n’était pas assurée en prison. En août, 17 détenus, dont plusieurs hauts responsables des Antibalaka, se sont évadés de la prison de Ngaragba, à Bangui. Le 28 septembre, entre 500 et 700 détenus, dont des combattants Antibalaka, se sont évadés de la même prison alors que la ville connaissait une escalade de violence. Le 4 novembre, 11 détenus se sont évadés du centre de détention de la ville de Bria.

Radio Ndeke Luka: RCA : La menuiserie du BSS de nouveau opérationnelle à Bangui

  • Catégorie : Actualité

000000menuiserie.jpg

La menuiserie du Bataillon des Services et de Soutien (BSS), réhabilitée à hauteur de 88 millions de francs CFA par la France (134.155 euros), a été remise ce lundi à l’armée nationale. Cette structure a la spécificité de servir de cadre à la réinsertion socio-professionnelle des ex-combattants à travers le programme Désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement (DDRR). 

« La reconversion est l’un des programmes importants », a indiqué Jean Wylibiro Sacko, ministre conseiller en matière du DDRR à la Présidence de la République. Pour lui, « il nous faudrait faire en sorte que rapidement tous les anciens éléments des groupes armés puissent retrouver une vie normale, une vie positive, une place dans la société à travers des activités qui pourront leur permettre de vivre leur vie autrement», expliquant que « ce premier projet que soutient la France est un début ».  

Ce centre de formation et de production sera un endroit idéal pour la réinsertion des ex-combattants et des militaires qui sont déjà admis à faire valoir leur droit à la retraite. Selon le ministère de la Défense, ces prestations ne seront pas exclusivement réservées aux militaires. « C’est toute la population centrafricaine  qui pourra en bénéficier », a fait savoir le colonel Thierry Yarafa, coordonnateur de ce projet. 

D’après l’officier supérieur de l’armée, « en Centrafrique nous avons des menuiseries, mais ces derniers temps, nous sommes butés à des problèmes de qualité ». Le colonel Yarafa relève que le militaire centrafricain « fait un travail de qualité », et qu’il convient dès lors de « démarrer avec le minimum que nous avons en ce moment ».

Plusieurs autres projets appuyés par l'EUTM, la France, la Minusca et certains partenaires au développement, sont en vue dans le cadre de la reforme du secteur de sécurité.

Radio Ndeke Luka: Bangui dotée de structures de médiation à l’échelle communautaire

  • Catégorie : Actualité

000000touadf.jpg

Les facilitateurs de dialogues communautaires bientôt en activité. Leurs travaux sont officiellement lancés ce mercredi par le Chef de l’Etat Faustin Archange Touadéradans les 8 arrondissements de Bangui, Bimbo et Bégoua. 

« Je suis très heureux et très fier aujourd’hui que ce programme soit enfin lancé. C’est l’ossature même des actions que j’ai décidées de faire à la tête de ce pays », a indiquéFaustin Archange Touadera.

Le programme vise à doter la République Centrafricaine de structures de médiation à l’échelle communautaire. « Vous savez qu’il y a des germes de division, de partition du pays. Nous voulons un pays réconcilié avec lui-même, les Centrafricains réconciliés avec eux-mêmes. Cela ne se décide pas par décret ». Faustin Archange Touadéra estime que « ce sont les Centrafricains qui doivent concevoir la réconciliation » et que « c’est dans les comités locaux, dans les quartiers ».

Initié par le gouvernement de Simplice Mathieu Sarandji, les dirigeants attendent de voir l'implication de toutes les communautés pour ce processus de rétablissement de la paix. 

« Chacun doit participer pour reconstruire la paix, l’unité, notre devise. Et aussi dans la dignité, nous devons nous mettre au travail pour que la paix dans les cœurs revienne ». 

« En tant que Président de la République, je veux la paix mais ça ne suffit pas », a déclaré M. Touadera, à l’occasion du lancement des activités de ces comités locaux, expliquant que l’admission de l’autre reste la seule voie de sortie de crise. 

L’activité a regroupé toutes les autorités locales de Bangui, Bimbo et Bégoua, les différentes structures de la jeunesse ainsi que les différentes communautés du pays.

Radio Ndeke Luka (RCA): Situation sécuritaire de plus en plus préoccupante dans la Ouaka

  • Catégorie : Actualité

000000deplacebakala.jpg

Plus de 4000 habitants de Bakala, fuyant les représailles des hommes armés de l'Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC) de Ali Ndarass et le Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) de Nourredine Adam, ont trouvé refuge à Bambari et dans les villages environnants. 

« Il n’y a personne dans la ville de Bakala suite à l’envahissement des hommes armés», a indiqué un des déplacés arrivé à Bambari. Il précise par ailleurs que  « des hommes armés qui avaient été chassés par un autre groupe rebelle venu de Kaga Bandoro sont revenus en force et au lieu de suivre leurs ennemis, ils ont préféré tirer sur la population », a expliqué cet habitant joint par RNL. 

Abandonnés à leur triste sort, ces déplacés qui signalent des tueries en nombre appellent les autorités et les humanitaires à l'aide. « Je demanderais au gouvernement d’intervenir pour garantir la sécurité et l’alimentation de la population en débandade », a indiqué le témoin qui reconnait qu’en ce moment, « beaucoup de familles vivent dans la brousse » tandis que d’autres « dans des familles d’accueil ».

D'autres mouvements de populations sont également signalés selon nos sources du côté de Grimari et des villages proches de Bambari. Selon des témoignages, plusieurs localités abandonnées par le FPRC sont actuellement contrôlées par les éléments de l’UPC.

Contactée par RNL, Vladimir Montéiro, le porte-parole de la Minusca, dit ne pas être au courant de cette situation, mais promet y apporter une précision dès que possible.