A+ A A-

RDC: Kimpese: affrontements entre policiers et présumés adeptes de Bundu dia Kongo

  • Catégorie : Actualité

IMG_8759.JPG

La police et les présumés adeptes du mouvement religieux interdit Bundu dia Kongo  (BDK) se sont affrontés dimanche 22 janvier dans la cité de Kimpese au Kongo-Central. Le bilan provisoire fait état d’un mort et des blessés graves, des maisons d’habitations, un poste de police  et des magasins pillés.

Les coups de feu, qui ont été entendus à Kimpese dans les après-midi, ont cessé dans la soirée, selon un membre de la société civile locale. Mais «une confusion totale règne» dans la cité, a poursuivi la même source, sans autres précisions.

D’après l’activiste de la société civile, "ce sont les adeptes de  Bundu dia Kongo qui sont allés en premier saccager" le domicile du vice-ministre des Infrastructures, Papy  Mantezolo, membre du parti politique Bundu dia Mayala. Et les policiers ont du intervenir en tirant des coups de feu, pour ramener le calme.  

Ces adeptes reprochent à ce vice-ministre, selon la même source, d’avoir tenu des propos jugés  injurieux à l’endroit de leur chef spirituel et autorité morale du parti politique Bundu  dia Mayala, le député Ne Muanda Nsemi. 

Ne Mwanda Semi et Papy Mantezolo sont en effet  à couteaux tirés, depuis la nomination de ce dernier comme vice–ministre. Ne Mwanda Nsemi lui reprocherait d’être à la solde du pouvoir en place, selon la même source.

Papy Mantezolo a confirmé à Radio Okapi le saccage de sa maison, en disant n’être pas en mesure d’en donner le bilan précis. Mais, les autorités policières n’ont pas été joignables.

RDC: Kamina: 8 démobilisés accusés d’avoir enterré vifs leurs collègues

  • Catégorie : Actualité

IMG-20170116-WA0007.jpg

Les faits remontent à la nuit du 21 au 22 septembre 2016, rappellent les avocats de la défense et d’autres personnes contactés  sur place à Kamina par Radio Okapi.

Les ex-combattants Hutu, qui sont à la barre, auraient tué ou enterré vifs dans une fosse commune seize  démobilisés du groupe éthique Ngiti, cantonnés aussi à la base militaire de Kamina, en attente de leur retour en famille. Les hutus estimaient que les Ngiti étaient favorisés dans le choix de ceux  qui devaient  être retournés dans leurs milieux d’origine, selon l’acte d’accusation.

Parmi les témoins, se trouve l’un de ceux qui étaient enterrés vifs. Le même témoin a affirmé avoir réussi à s’échapper de la fosse.

A cette troisième audience, les huit prévenus ont plaidé coupable en indiquant qu’ils agissaient sous ordre de leur chef. Ce dernier est rentré dans son village il y a trois semaines.

Ainsi, la défense a demandé au tribunal de faire comparaître le cité, considéré comme pièce maitresse dans cette affaire. Le tribunal militaire de Kamina a demandé à l’auditorat de Goma de tout faire pour ramener cet ancien combattant à Kamina.

La prochaine audience de ce procès, financée par la MONUSCO, a été fixée au mercredi 19 janvier. Le tribunal va se rendre sur le lieu du crime, où les corps des victimes seront exhumés.

- See more at: http://www.radiookapi.net/2017/01/16/actualite/justice/kamina-8-demobilises-accuses-davoir-enterre-vifs-leurs-collegues#sthash.gJSnRrbH.dpuf

RDC : Majorité et Rassemblement opposés sur la taille du futur gouvernement

  • Catégorie : Actualité

Dans leurs propositions respectives remises mardi 10 janvier à la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), la majorité présidentielle et le Rassemblement n’ont pas la même idée de la taille du futur gouvernement. Le camp du président Kabila propose une équipe gouvernementale constituée de soixante membres alors que celui d’Etienne Tshisekedi en suggère quarante-cinq.

Pour André Alain Atundu, la MP propose ce format du fait de «la fonction d'union nationale » du prochain gouvernement.

« Ce gouvernement est formé à partir d’une base large, dont il faudra tenir compte. Nous avons la majorité, les forces politiques et sociales, et la société civile signataire de l’accord du 18 octobre, nous avons le Rassemblement, le front pour le respect de la constitution et les forces signataires de l’accord de la saint sylvestre », a expliqué le porte-parole de la MP, André Alain Atundu.

Du côté du Rassemblement, on pense que « pour des raisons d’austérité budgétaire », le format du futur gouvernement devrait être réduit à 45.

Selon le journal Le Phare, les deux plateformes ont néanmoins présenté des avis presqu’identiques en ce qui concerne le profil du futur chef du gouvernement.

Pour la MP, ajoute la même source, la direction du gouvernement devrait être confiée à une personnalité affichant des qualités de :

  • Rassembleur
  • Une expertise avérée
  • Une connaissance parfaite du pays et de ses réalités
  • Qui a un haut niveau d’études

De son côté, le Rassemblement exige du futur premier ministre :

  • Le patriotisme
  • La crédibilité
  • La compétence
  • Le charisme
  • L’expertise de gestion des affaires politiques
  • L’intégrité
  • La probité morale.

Le Comité national de suivi divise aussi…

Si la  MP et le Rassemblement sont d’accord sur le nombre de trois vice-présidents qui doivent seconder le président du Comité national de suivi, ils ne s’entendent pas cependant sur la composition de cet organe technique.

La majorité propose que les membres de cette institution soient issus de la majorité, de la société civile et de l’opposition au dialogue de la cité de l’union africaine.

Une proposition qui ne rencontre pas celle du Rassemblement. Il propose un représentant de son propre camp, un du Front pour le Respect de la Constitution (MLC et Alliés) et d’un représentant de la Majorité Présidentielle.

RDC: Eve Bazaiba appelle le Rassemblement à désigner un premier ministre « dans les 72 heures qui suivent »

  • Catégorie : Actualité

Coordonnatrice du Front pour le respect de la constitution, Eve Bazaiba Masudi appelle le Rassemblement à désigner un Premier ministre dans les trois jours qui suivent.

Elle a lancé cet appel, dimanche 8 janvier, à Radio Okapi:

«Le fait que le Front pour le respect de la constitution n’ait pas signé l’accord [du 31 décembre 2016] ne doit pas empêcher le Rassemblement de désigner le Premier ministre et la mise sur pied du nouveau gouvernement».

A l’occasion, Eve Bazaiba a demandé au Rassemblement de prendre ses responsabilités et d’éviter qu’il y ait «des boucs émissaires». Elle a rappelé que la position du Front ne gêne en rien la mise en œuvre de l’accord du Centre interdiocésain, signé sous l'égide de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO).

Le Front pour le respect de la constitution avait refusé de signer cet accord, exigeant la gestion du Conseil national de suivi et du processus électoral. Structure dont la présidence a été confiée à Etienne Tshisekedi, coordonnateur du conseil de sages du Rassemblement.

«Le Rassemblement a tout intérêt, dans les 72 heures, à désigner son Premier ministre et à faire mettre en place le gouvernement pour avoir l’investiture du Parlement et que le gouvernement se mette en œuvre», a poursuivi Eve Bazaiba.

Elle souhaite que cette équipe gouvernementale soit investie au cours de la session extraordinaire du Parlement qui se clôture le 15 janvier prochain.

«La responsabilité n’est pas du Front [pour le respect de la constitution] qui voudrait seulement jouer le rôle de la police politique pour nous rassurer de la mise en œuvre de l’accord», a ajouté Eve Bazaiba.  

L’appel de la coordonnatrice du Front pour le respect de la constitution intervient un jour après que le G7 a souhaité le Premier ministre du prochain gouvernement soit issu de l’UDPS, parti de l’opposant historique Etienne Tshisekedi.

L’accord du 31 décembre dernier prévoit que le prochain Premier ministre soit issu du Rassemblement de l’opposition, plateforme dont l’UDPS, le G7, la Dynamique de l’opposition et l’Alternance pour la Republique font partie.

RDC : Samy Badibanga appelle à la paix

  • Catégorie : Actualité

R56A8373.JPG

Le premier ministre de la RDC, Samy Badibanga, appelle les Congolais à la paix et à la tranquillité. Dans son premier message adressé mardi 20 décembre devant la presse, il invite aussi les forces de l’ordre à la retenue et « au respect et libertés de chacun ».

« Au moment où je m’apprête à prendre mes fonctions à la tête de ce gouvernement de large consensus, je voudrais lancer un appel à la paix, à la tranquillité sur toute l’étendue de la république », a affirmé Samy Badibanga.

Selon lui, l’annonce du gouvernement de l’union nationale est « une étape importante dans le début de la mise en œuvre effective de l’Accord Politique Globale du 18 octobre 2016 » et constitue « un symbole de paix, de cohésion nationale et d’espérance pour les futures élections et du bien être national ».

« Le gouvernement prend des dispositions d’encadrement des forces de l’ordre de sécurité afin que l’ordre public soit strictement respecté dans le respect des droits et des libertés de chacun », a ajouté le premier ministre de la RDC.

Pour Samy Badibanga, la RDC se trouve à un moment critique de son histoire politique et encourage en même temps toutes formes d’échanges entre les acteurs politiques.

« A la jeunesse de ce pays, je réitère mon engagement de tout mettre en œuvre pour répondre à ses attentes et ses aspirations pour l’amélioration de son bien-être et je l’exhorte à ne pas céder aux désespoirs et aux machinations de qui que ce soit », a conseillé Samy Badibanga.

Il a félicité les forces de l’ordre et de sécurité « pour leur travail de sécurité des biens et personnes ».

« Aux partenaires internationaux, je tiens à vous assurer de la disponibilité de mon gouvernement de travailler avec vous dans un esprit de respect mutuel et de franche collaboration pour relever les défis de l’heure notamment ceux relatifs aux conditions socio-économique et financières de ce pays en vue de réussir cette période qui doit impérativement aboutir à la tenue des élections paisibles, transparentes et crédibles conformément à l’accord du 18 octobre 2016 », a conclu Samy Badibanga.​

RDC: 19 décembre: la situation dans les grandes villes de la RDC

  • Catégorie : Actualité

La situation est calme ce lundi 19 décembre depuis le matin dans la ville de Kinshasa où un important dispositif sécuritaire a été déployé. La veille, le porte-parole de la police a mis en garde ceux qui vont tenter de troubler l’ordre public ou qui vont manifester sans autorisation ce 19 décembre, date qui marque la fin du deuxième et dernier mandat du président Kabila.

A travers la ville, la circulation est timide. Peu de véhicules circulaient sur les principales artères de la ville dans la matinée. Des bus Transco avec peu de passagers à bord sont visibles.

Sur l’avenue du Commerce où sont situées de nombreuses maisons de commerce, les magasins sont fermés. Au grand marché, les étales sont vides.

Les supermarchés Hasson et Frères, Kin Mart, Kin Marché et City Mart ont ouvert. Mais l’affluence habituelle n’est pas observée.

Les principaux bureaux des sociétés de télécommunication Vodacom, Orange, Airtel ainsi que les banques BOA, Procredit, BGFI Bank où s’est rendu notre reporter n’avaient pas encore ouvert jusqu’à midi.

A travers la ville, les écoles n’ont pas ouvert.

Dans les bureaux de l’administration, les activités tournent au ralenti. Peu d’agents sont visibles.

Goma

Dans la ville de Goma, les activités sont paralysées. Certains habitants interrogés disent craindre d’éventuels troubles et ont décidé de rester à la maison. Des partis politiques avaient prévu des manifestations ce lundi.

« Le camping » annoncé par le rassemblement des partis politiques de l’opposition au rond-point Signers n’a plus eu lieu.

Alors qu’ils se réunissaient dans la matinée au bureau du MSR, une dizaine de représentants des partis politiques de l’opposition dont un député provincial ont été interpellés par la police. Human Rights Watch indique avoir reçu une quarantaine de rapports d’interpellations de personnes à Goma. 

Les responsables de la police interrogés par Radio Okapi refusent de commenter.

A travers la ville, les éléments de la police militaire et de la police anti-émeutes déployés depuis dimanche ont été renforcés lundi dans la matinée dans tous les points stratégiques. Les militaires sont également visibles.

Lubumbashi

Depuis la matinée, le calme règne dans la ville de Lubumbashi. Une forte présence policière et militaire est visible dans certains points sensibles de la ville.

Au centre-ville, la majorité des boutiques, magasins et supermarchés ont ouvert leurs portes. 

Au marché Mzée Kabila, les activités se déroulent normalement. Dans d’autres provinces issues du démembrement du Katanga, la situation est également calme.

Mbuji-Mayi

Plusieurs habitants de Mbuji-Mayi sont restés à la maison dans la matinée.

Les établissements scolaires et d’enseignement supérieur ou universitaire ne fonctionnent pas.

Dans les grands marchés Bakwa Dianga et SIMIS, les commerces sont fermés. Seuls quelques étales situés le long des artères autour du marché Bakwadianga ont ouvert.

Peu de véhicules et motos sont visibles sur les principales routes.

Vous pouvez suivre le reportage de notre correspondant sur place.

 

Dans la ville de Mbandaka dans la province de l'Equateur, les habitants vaquent à leurs occupations. Pas de déploiement des forces de sécurité.

Marchés, boutiques et magasins ont ouvert. Dans les banques commerciales, les fonctionnaires perçoivent leurs salaires du mois de décembre.

Mais plusieurs parents n’ont pas envoyé leurs enfants à l'école. Dans certaines écoles, les chefs d'établissement ont renvoyé les élèves présents à la maison.  

A Gemena, dans le Sud-Ubangi, bastion du parti MLC de Jean-Pierre Bemba, la situation est aussi calme. Les forces de sécurité n’ont pas été déployées.

Les activités se déroulent normalement.

Uvira

Dans la ville d’Uvira où l’opposition avait appelé à une journée « ville morte », les activités ont été timides dans la matinée avant de reprendre peu à peu.

Au rond-point de Kavimvira, les commerçants s’installent progressent près du pont. Les boutiques ouvrent les unes après les autres. Les conducteurs de motos se positionnent au parking.

Mais au centre commercial de Mulongwe, boutiques, pharmacies, dépôts de vivres et stations-services sont restés fermés.

A la place Monument, des attroupements d’habitants sont observés. Devant des commerces, des commerçants observent. Quelques clients sont présents dans la cour de la banque TMB qui a ouvert ses portes.

Kalemie

Depuis le début de la journée, la situation est calme à Kalemie. Les transports en commun, les administrations et les banques fonctionnent comme d’habitude.

Mais dans les marchés, tous les commerces n’ont pas ouvert.

Au marché de la Lukuga, le plus grand de la ville, beaucoup d’étalages étaient vides ce matin.

Un dispositif sécuritaire important est déployé dans la ville. Des véhicules pleins de policiers et militaires continuent de patrouiller.

Bukavu

Les activités ont démarré timidement à Bukavu où les forces de l’ordre étaient visibles à plusieurs endroits de la ville.

C’est en milieu de matinée que la vie de la ville a commencé à reprendre comme d’habitude.

Mais dans la plupart des écoles, les élèves ne se sont pas présentés.

Le seul incident signalé est l’arrestation par la police d’un militant du « mouvement des indignés ».