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Remise du 5ème Prix Fondation Ousseimi de la Tolérance à la Fondation Hirondelle, mercredi 29 mars 2017 à Genève

5ème Prix Fondation Ousseimi de la Tolérance à la Fondation Hirondelle.

La Fondation Hirondelle, organisation suisse à but non lucratif qui fournit de l’information à des populations confrontées à des crises, recevra mercredi 29 mars 2017 à 18 heures le 5ème Prix Fondation Ousseimi de la Tolérance. La cérémonie aura lieu dans les locaux de la RTS à Genève.

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Partenariat pour l’information avec l’Assemblée parlementaire de la francophonie

Session APF France

La Fondation Hirondelle et l’Assemblée parlementaire de la francophonie ont signé un accord-cadre de partenariat mercredi 8 mars 2017 à Paris. Objectif : mettre en œuvre des programmes d’action dans plusieurs pays en faveur du droit à l’information des populations concernées.

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Myanmar : A new partnership to improve coverage of Parliamentary work

Myanmar Parliament

On March 1, Fondation Hirondelle launched a new phase of work supporting media coverage of all three houses of the Myanmar legislature (Hluttaw). Innovative activities bringing together parliamentarians and journalists aim to promote transparency and accountability of government, in a country facing the challenges of its democratic transition.

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Centrafrique : une ex combattante devenue maçon témoigne sur sa nouvelle vie

  • Catégorie : Actualité

Martine Bangue ex combattante séléka : "Arrêtons de régler nos différends avec les armes"

Martine Bangue, 34 ans, vit à Bria dans le centre de la République Centrafricaine, qui traverse depuis 2013 la plus grave crise de son histoire depuis son indépendance en 1960. Ancienne combattante de la coalition Séléka qui a chassé du pouvoir le président François Bozizé en mars 2013, elle a déposé les armes il y a 8 mois. En contrepartie, la Mission des Nations Unies en Centrafrique (MINUSCA) lui a proposé une formation professionnelle dans le cadre du processus pré-DDR (désarmement, démobilisation, réinsertion). Elle a choisi son futur métier : celui de maçon……Portrait  et interview réalisés par notre partenaire de la Fondation Hirondelle en RCA, Radio Ndeke Luka.

 Vous êtes ex-combattante Séléka. Que faites-vous présentement à Bria ?

A Bria, en tant qu’ex combattante, je me suis engagée dans le processus de désarmement. Il y a plusieurs types d’activités : un groupe qui s’occupe de la fabrication des briques, un autre construit des fours, un troisième groupe fait de la maçonnerie

Depuis combien de temps êtes vous engagée dans ce processus ?

Aujourd’hui je totalise 8 mois. Ce qui me plait, c’est ce nouveau métier que nous apprenons. Après, c’est ce métier qui nous donnera notre pain quotidien. Je cite mon cas en exemple. Actuellement, je suis aide maçon ; demain je pourrais devenir maçon et cela me permettra de prendre en charge ma famille.

Les femmes sont -elles nombreuses à s’intéresser à la maçonnerie ?

Non ! Je ne crois pas. Aujourd’hui, notre effectif n’atteint pas dix. Les femmes s’y intéressent beaucoup moins.

Pourquoi avez-vous choisi ce métier ?

Je l’ai choisi parce que je voudrais être autonome, me prendre en charge. Aussi, parce que plusieurs maisons ont été détruites dans ce pays. C’est en travaillant que l’on peut soutenir les études de ses enfants.

Vous êtes ex combattante. Quelle comparaison faites-vous entre votre ancienne vie et celle d’aujourd’hui ?

Il y a une grande différence. Un grand changement. Aujourd’hui, je suis capable de gagner de l’argent moi-même. J’apprends un nouveau métier. Chaque deux semaines, je perçois 30 mille Fcfa dans le cadre de ce processus. Cette somme me permet de soutenir ma famille.

Que comptez-vous faire dans la vie après ce processus pré - DDR ?

On m’a déjà donné une orientation claire pour ma vie. Je vais m’efforcer dans ce domaine pour construire mon avenir. Je continuerai d’exercer mon activité de maçon. C’est le métier qui me tient à cœur. Si Dieu le veut, un jour, je repartirai à Bangui pour prouver de quoi je suis capable.

Si on vous demandait de reprendre les armes, quelle serait votre réaction ?

Non ! Je ne reprendrai plus les armes. Je demande à mes frères et sœurs de bien réfléchir avant de s’engager sur un terrain. Notre pays a trop souffert et nous sommes très en retard. Tous nos voisins sont en avance. Je dis à mes compatriotes, nous sommes tous Centrafricains. Arrêtons de régler nos différends avec les armes. Le dialogue est très important. Aimons-nous les uns les autres pour le développement de notre pays.

Comment êtes - vous vue aujourd’hui par vos anciens frères d’armes qui ne sont pas dans la même logique que vous ?

Nous n’avons plus la même vision, ni les mêmes pensées. Nous avons fait notre choix et eux aussi ont fait le leur. Mais je leur demande d’entendre la voix de la raison et d’abandonner les armes. Ceci pour le développement de notre pays.

Comment faites-vous pour suivre ici à Bria, les informations sur le pays ?

Nous suivons les infos sur la radio communautaire La Voix de Barangbaké. Personnellement, je suis très touchée par les infos de Radio Ndeke Luka. Je me sens beaucoup mieux quand je suis les émissions de cette radio sur la voix de Barangbaké.

Frontières Mali-Niger-Burkina : recrudescence d’attaques

  • Catégorie : Actualité

Une recrudescence d’attaques terroristes sévit aux frontières Mali-Niger-Burkina. Cinq gendarmes nigériens ont été tués tôt lundi et un autre grièvement blessé, au cours d'une attaque "d'éléments terroristes" dans la région de Tillabéri dans l'ouest nigérien proche du Mali et du Burkina. Cette nouvelle attaque alourdit le bilan des victimes des groupes terroristes dans le pays. Au moins 48 soldats nigériens ont été tués entre octobre 2016 et mars 2017 dans cette région frontalière.

Un détachement de la gendarmerie de la localité de Wanzarbé a été attaqué par un regroupement d'éléments terroristes lundi tôt dans la matinée. Le ministère nigérien de la défense a déploré cinq morts et un blessé grave. Wanzarbé, la localité où s'est déroulée l'attaque est située dans le département de Bankilaré, qui fait partie des sept départements de l'ouest nigérien proches du Mali et du Burkina Faso. C'est dans cette zone que le gouvernement a décrété le 3 mars "l'Etat d'urgence" face à l'ampleur des attaques de "terroristes" attribuées à des groupes jihadistes maliens liés notamment au Mujao. Mi-mars 2016, trois gendarmes nigériens avaient déjà été tués dans cette même zone, au cours d'une attaque attribuée par les autorités à Al-Qaïda au Maghreb islamique.Ce dimanche, onze militaires maliens ont été tués et cinq autres ont été blessés au cours d'une attaque contre la base militaire de Boulkessi, dans le centre du Mali, près du Burkina Faso. L'attaque a été menée par le groupe du jihadiste Ibrahim Dicko, qui dirige Ansarul Islam, un mouvement terroriste. Ce groupe a revendiqué plusieurs attaques ces derniers mois dans le nord du Burkina. Écumées par des bandes armées, les zones nigériennes proches du Mali et du Burkina sont considérées comme très dangereuses. En janvier, le Niger, le Mali et le Burkina Faso ont décidé de créer une Force tripartite sur leur frontière commune, "en passe de devenir un sanctuaire de groupes terroristes et de criminels en tous genres".
Certains observateurs estiment que les pays concernés n’ont pas pris des mesures adéquates pour mieux se préparer. Selon eux, la solution est de tout faire pour gagner la confiance des populations, afin de lutter contre le terrorisme.

Brema Ely Dicko est spécialiste des questions sécuritaires est joint au téléphone par Assetou Kanté :
« Ce n’est pas une première fois, depuis plus d’une année, on sait qu’il y a des groupes violents qui sévissent dans ces zones, que ça soit vers la frontière avec le Burkina ou avec le Niger. Mais je pense que les différents États n’ont pas forcement pris de mesures contre le phénomène. Ils n’ont pas collaboré ensemble à temps. Et donc les groupes ont eu l’occasion de se restructurer. Avec la porosité des frontières, on n’a pas forcement des forces, pour mettre les différents pays en alerte, collaboré et faire en sorte d’endiguer le fléau. Ces différentes réunions, il y en a toujours, il y en aura beaucoup. Mais le problème dans ce cas, c’est que nous avons une vision trop militaire de la sécurité. Et on oubli à chaque fois d’assister les populations qui sont les premières victimes. Et une des solutions, je pense que c’est assez simple, c’est d’aller au niveau locale, de gagner la confiance des populations et que nos différentes forces ne soient plus assimilées à des forces d’oppressions. Que les populations puissent dire qui collabore avec les groupes et qui ne collabore pas avec les groupes ».

Grève et marche des enseignants dans plusieurs localités du Niger

  • Catégorie : Actualité

Une fois de plus, les enseignants du Niger sont descendus dans les rues des grandes villes du Niger ce mardi 7 mars pour exprimer  leur mécontentement. Une initiative destinée à appuyer le mot d’ordre de grève de cinq jours entamée la veille, lundi, à l’initiative de la synergie Cause (Convergence d’action unitaire de l’enseignement) et Synaceb (Syndicat national des agents contractuels et fonctionnaires de l’éducation de base).

Les reporters de Studio Kalangou ont suivi l’évènement à Niamey et en région

« Le SYNACEB vive ! Tous Unis nous vaincrons ! » : Ils étaient des milliers d’enseignants à scander ce slogan, à Niamey ; la manifestation  s’est déroulée de la place Toumo à la celle de la Concertation.

Issoufou Arzika Co-coordonnateur de CAUSE-Niger a déclaré à Studio Kalangou que l’objectif de cette marche était d’«(…) amener le gouvernement à respecter ses engagements et de répondre aux revendications des enseignants ».

Ces engagements concernent « notamment les questions de menaces pour fait de grève, de la grille spéciale, du recrutement qui doit être finalisée et qui ne l’est pas. 

Parmi les sujets qui mettent les enseignants en colère, il y a la décision du ministère de l’enseignement primaire d’évaluer les 72 000 enseignants.

Madame Bassirou Fanta, une enseignante a expliqué pourquoi elle jugeait cette mesure d’évaluation inacceptable   : « C’est une évaluation hasardeuse que le gouvernement veut faire. Nous ne sommes pas d’accord avec cette évaluation-là. Nous ne sommes pas d’accord avec cette façon de faire...Vraiment nous mettre dans des salles pour nous dire de nous évaluer, nous voyons que ce n’est pas normal. »

A Dosso, ils ont été des centaines d’enseignants à marcher pacifiquement ce mardi matin de la direction régionale de l’éducation au gouvernorat, en scandant des slogans sur leur situation socioprofessionnelle et leurs revendications. En recevant leur cahier des doléances le gouverneur de la région Moussa Ousmane a promis aux organisateurs de la marche de le transmettre à qui de droit.

La même mobilisation a été constatée à Agadez, de la place des martyrs à l'ancienne tribune officielle et à Bouza de la direction départementale de l’enseignement primaire à la préfecture où nos correspondants nous apprennent que les autorités locales ont reçu les responsables syndicaux en s’engageant à faire suivre leurs réclamations.

Par contre à Maradi, la marche prévue ce matin a été interdite par les autorités communales « pour non-respect du délai du dépôt de la demande ». Cependant les responsables syndicaux et la base se sont réunis en masse au siège régional de l’USTN pour une assemblée générale d’information. Le Co-coordonnateur de Cause Niger Maradi Mahamadou Salissou, a affirmé à Studio Kalangou «que malgré les intimidations et menaces, d’hier à aujourd’hui leurs militants ont bien suivi le mot d’ordre de grève ».