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Remise du 5ème Prix Fondation Ousseimi de la Tolérance à la Fondation Hirondelle, mercredi 29 mars 2017 à Genève

5ème Prix Fondation Ousseimi de la Tolérance à la Fondation Hirondelle.

La Fondation Hirondelle, organisation suisse à but non lucratif qui fournit de l’information à des populations confrontées à des crises, recevra mercredi 29 mars 2017 à 18 heures le 5ème Prix Fondation Ousseimi de la Tolérance. La cérémonie aura lieu dans les locaux de la RTS à Genève.

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Partenariat pour l’information avec l’Assemblée parlementaire de la francophonie

Session APF France

La Fondation Hirondelle et l’Assemblée parlementaire de la francophonie ont signé un accord-cadre de partenariat mercredi 8 mars 2017 à Paris. Objectif : mettre en œuvre des programmes d’action dans plusieurs pays en faveur du droit à l’information des populations concernées.

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Myanmar : A new partnership to improve coverage of Parliamentary work

Myanmar Parliament

On March 1, Fondation Hirondelle launched a new phase of work supporting media coverage of all three houses of the Myanmar legislature (Hluttaw). Innovative activities bringing together parliamentarians and journalists aim to promote transparency and accountability of government, in a country facing the challenges of its democratic transition.

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Centrafrique : une ex combattante devenue maçon témoigne sur sa nouvelle vie

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Martine Bangue ex combattante séléka : "Arrêtons de régler nos différends avec les armes"

Martine Bangue, 34 ans, vit à Bria dans le centre de la République Centrafricaine, qui traverse depuis 2013 la plus grave crise de son histoire depuis son indépendance en 1960. Ancienne combattante de la coalition Séléka qui a chassé du pouvoir le président François Bozizé en mars 2013, elle a déposé les armes il y a 8 mois. En contrepartie, la Mission des Nations Unies en Centrafrique (MINUSCA) lui a proposé une formation professionnelle dans le cadre du processus pré-DDR (désarmement, démobilisation, réinsertion). Elle a choisi son futur métier : celui de maçon……Portrait  et interview réalisés par notre partenaire de la Fondation Hirondelle en RCA, Radio Ndeke Luka.

 Vous êtes ex-combattante Séléka. Que faites-vous présentement à Bria ?

A Bria, en tant qu’ex combattante, je me suis engagée dans le processus de désarmement. Il y a plusieurs types d’activités : un groupe qui s’occupe de la fabrication des briques, un autre construit des fours, un troisième groupe fait de la maçonnerie

Depuis combien de temps êtes vous engagée dans ce processus ?

Aujourd’hui je totalise 8 mois. Ce qui me plait, c’est ce nouveau métier que nous apprenons. Après, c’est ce métier qui nous donnera notre pain quotidien. Je cite mon cas en exemple. Actuellement, je suis aide maçon ; demain je pourrais devenir maçon et cela me permettra de prendre en charge ma famille.

Les femmes sont -elles nombreuses à s’intéresser à la maçonnerie ?

Non ! Je ne crois pas. Aujourd’hui, notre effectif n’atteint pas dix. Les femmes s’y intéressent beaucoup moins.

Pourquoi avez-vous choisi ce métier ?

Je l’ai choisi parce que je voudrais être autonome, me prendre en charge. Aussi, parce que plusieurs maisons ont été détruites dans ce pays. C’est en travaillant que l’on peut soutenir les études de ses enfants.

Vous êtes ex combattante. Quelle comparaison faites-vous entre votre ancienne vie et celle d’aujourd’hui ?

Il y a une grande différence. Un grand changement. Aujourd’hui, je suis capable de gagner de l’argent moi-même. J’apprends un nouveau métier. Chaque deux semaines, je perçois 30 mille Fcfa dans le cadre de ce processus. Cette somme me permet de soutenir ma famille.

Que comptez-vous faire dans la vie après ce processus pré - DDR ?

On m’a déjà donné une orientation claire pour ma vie. Je vais m’efforcer dans ce domaine pour construire mon avenir. Je continuerai d’exercer mon activité de maçon. C’est le métier qui me tient à cœur. Si Dieu le veut, un jour, je repartirai à Bangui pour prouver de quoi je suis capable.

Si on vous demandait de reprendre les armes, quelle serait votre réaction ?

Non ! Je ne reprendrai plus les armes. Je demande à mes frères et sœurs de bien réfléchir avant de s’engager sur un terrain. Notre pays a trop souffert et nous sommes très en retard. Tous nos voisins sont en avance. Je dis à mes compatriotes, nous sommes tous Centrafricains. Arrêtons de régler nos différends avec les armes. Le dialogue est très important. Aimons-nous les uns les autres pour le développement de notre pays.

Comment êtes - vous vue aujourd’hui par vos anciens frères d’armes qui ne sont pas dans la même logique que vous ?

Nous n’avons plus la même vision, ni les mêmes pensées. Nous avons fait notre choix et eux aussi ont fait le leur. Mais je leur demande d’entendre la voix de la raison et d’abandonner les armes. Ceci pour le développement de notre pays.

Comment faites-vous pour suivre ici à Bria, les informations sur le pays ?

Nous suivons les infos sur la radio communautaire La Voix de Barangbaké. Personnellement, je suis très touchée par les infos de Radio Ndeke Luka. Je me sens beaucoup mieux quand je suis les émissions de cette radio sur la voix de Barangbaké.

Frontières Mali-Niger-Burkina : recrudescence d’attaques

  • Catégorie : Actualité

Une recrudescence d’attaques terroristes sévit aux frontières Mali-Niger-Burkina. Cinq gendarmes nigériens ont été tués tôt lundi et un autre grièvement blessé, au cours d'une attaque "d'éléments terroristes" dans la région de Tillabéri dans l'ouest nigérien proche du Mali et du Burkina. Cette nouvelle attaque alourdit le bilan des victimes des groupes terroristes dans le pays. Au moins 48 soldats nigériens ont été tués entre octobre 2016 et mars 2017 dans cette région frontalière.

Un détachement de la gendarmerie de la localité de Wanzarbé a été attaqué par un regroupement d'éléments terroristes lundi tôt dans la matinée. Le ministère nigérien de la défense a déploré cinq morts et un blessé grave. Wanzarbé, la localité où s'est déroulée l'attaque est située dans le département de Bankilaré, qui fait partie des sept départements de l'ouest nigérien proches du Mali et du Burkina Faso. C'est dans cette zone que le gouvernement a décrété le 3 mars "l'Etat d'urgence" face à l'ampleur des attaques de "terroristes" attribuées à des groupes jihadistes maliens liés notamment au Mujao. Mi-mars 2016, trois gendarmes nigériens avaient déjà été tués dans cette même zone, au cours d'une attaque attribuée par les autorités à Al-Qaïda au Maghreb islamique.Ce dimanche, onze militaires maliens ont été tués et cinq autres ont été blessés au cours d'une attaque contre la base militaire de Boulkessi, dans le centre du Mali, près du Burkina Faso. L'attaque a été menée par le groupe du jihadiste Ibrahim Dicko, qui dirige Ansarul Islam, un mouvement terroriste. Ce groupe a revendiqué plusieurs attaques ces derniers mois dans le nord du Burkina. Écumées par des bandes armées, les zones nigériennes proches du Mali et du Burkina sont considérées comme très dangereuses. En janvier, le Niger, le Mali et le Burkina Faso ont décidé de créer une Force tripartite sur leur frontière commune, "en passe de devenir un sanctuaire de groupes terroristes et de criminels en tous genres".
Certains observateurs estiment que les pays concernés n’ont pas pris des mesures adéquates pour mieux se préparer. Selon eux, la solution est de tout faire pour gagner la confiance des populations, afin de lutter contre le terrorisme.

Brema Ely Dicko est spécialiste des questions sécuritaires est joint au téléphone par Assetou Kanté :
« Ce n’est pas une première fois, depuis plus d’une année, on sait qu’il y a des groupes violents qui sévissent dans ces zones, que ça soit vers la frontière avec le Burkina ou avec le Niger. Mais je pense que les différents États n’ont pas forcement pris de mesures contre le phénomène. Ils n’ont pas collaboré ensemble à temps. Et donc les groupes ont eu l’occasion de se restructurer. Avec la porosité des frontières, on n’a pas forcement des forces, pour mettre les différents pays en alerte, collaboré et faire en sorte d’endiguer le fléau. Ces différentes réunions, il y en a toujours, il y en aura beaucoup. Mais le problème dans ce cas, c’est que nous avons une vision trop militaire de la sécurité. Et on oubli à chaque fois d’assister les populations qui sont les premières victimes. Et une des solutions, je pense que c’est assez simple, c’est d’aller au niveau locale, de gagner la confiance des populations et que nos différentes forces ne soient plus assimilées à des forces d’oppressions. Que les populations puissent dire qui collabore avec les groupes et qui ne collabore pas avec les groupes ».

Grève et marche des enseignants dans plusieurs localités du Niger

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Une fois de plus, les enseignants du Niger sont descendus dans les rues des grandes villes du Niger ce mardi 7 mars pour exprimer  leur mécontentement. Une initiative destinée à appuyer le mot d’ordre de grève de cinq jours entamée la veille, lundi, à l’initiative de la synergie Cause (Convergence d’action unitaire de l’enseignement) et Synaceb (Syndicat national des agents contractuels et fonctionnaires de l’éducation de base).

Les reporters de Studio Kalangou ont suivi l’évènement à Niamey et en région

« Le SYNACEB vive ! Tous Unis nous vaincrons ! » : Ils étaient des milliers d’enseignants à scander ce slogan, à Niamey ; la manifestation  s’est déroulée de la place Toumo à la celle de la Concertation.

Issoufou Arzika Co-coordonnateur de CAUSE-Niger a déclaré à Studio Kalangou que l’objectif de cette marche était d’«(…) amener le gouvernement à respecter ses engagements et de répondre aux revendications des enseignants ».

Ces engagements concernent « notamment les questions de menaces pour fait de grève, de la grille spéciale, du recrutement qui doit être finalisée et qui ne l’est pas. 

Parmi les sujets qui mettent les enseignants en colère, il y a la décision du ministère de l’enseignement primaire d’évaluer les 72 000 enseignants.

Madame Bassirou Fanta, une enseignante a expliqué pourquoi elle jugeait cette mesure d’évaluation inacceptable   : « C’est une évaluation hasardeuse que le gouvernement veut faire. Nous ne sommes pas d’accord avec cette évaluation-là. Nous ne sommes pas d’accord avec cette façon de faire...Vraiment nous mettre dans des salles pour nous dire de nous évaluer, nous voyons que ce n’est pas normal. »

A Dosso, ils ont été des centaines d’enseignants à marcher pacifiquement ce mardi matin de la direction régionale de l’éducation au gouvernorat, en scandant des slogans sur leur situation socioprofessionnelle et leurs revendications. En recevant leur cahier des doléances le gouverneur de la région Moussa Ousmane a promis aux organisateurs de la marche de le transmettre à qui de droit.

La même mobilisation a été constatée à Agadez, de la place des martyrs à l'ancienne tribune officielle et à Bouza de la direction départementale de l’enseignement primaire à la préfecture où nos correspondants nous apprennent que les autorités locales ont reçu les responsables syndicaux en s’engageant à faire suivre leurs réclamations.

Par contre à Maradi, la marche prévue ce matin a été interdite par les autorités communales « pour non-respect du délai du dépôt de la demande ». Cependant les responsables syndicaux et la base se sont réunis en masse au siège régional de l’USTN pour une assemblée générale d’information. Le Co-coordonnateur de Cause Niger Maradi Mahamadou Salissou, a affirmé à Studio Kalangou «que malgré les intimidations et menaces, d’hier à aujourd’hui leurs militants ont bien suivi le mot d’ordre de grève ».

Le 1er bataillon des Forces Armées Centrafricaines prêt à la mi mai

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La mission européenne de formation des FACA (EUTM-RCA) a annoncé ce lundi lors d’un colloque à Bangui, rendre disponible les premiers soldats formés d’ici trois mois.

Les parlementaires, les partenaires au développement, la Minusca et la presse ont échangé autour du thème : « les FACA : point de situation et réorganisation en cours ». Initié par la mission de l’Union Européenne (UE) et l’état-major des Armées, l’objectif est d’avoir une visibilité sur l’évolution de la modernisation de l’armée nationale.

EUTM-RCA a assuré que les Centrafricains n’ont plus que quelques mois pour voir le tout premier bataillon des Forces armées centrafricaines opérationnel.

« A partir de mi-mai, le 1er bataillon de 750 hommes sera prêt pour des opérations, sous condition de matériel et d’armement », a précisé le général Herman Ruys, commandant en force de EUTM-RCA. Toujours « en mai, nous allons continuer avec le 2e bataillon et, en fin d’année, nous aurons deux bataillons complets de 1500 hommes opérationnels », a ajouté l’officier.

« Nous avons des contraintes dans le camp Kassaï où on peut former à peu près 300 hommes à la fois, la deuxième contrainte, c’est un nombre limité d’instructeurs que j’ai en ce moment », s’est plaint Herman Ruys.

De l’autre côté les autorités militaires centrafricaines ont appelé la population à prendre son mal en patience. « L’armée existe avec ses manquements. Le personnel est là. Les moyens, les équipements et les infrastructures manquent », a fait savoir le général Ludovic Ngaïféï, chef d’état-major des armées.

Il est conscient du désespoir et de l’insatisfaction qui ont gagné les cœurs. Le général  Ngaïféï promet de tout mettre en œuvre pour redonner confiance aux filles et fils du pays. « Vous pouvez dire que l’armée n’existe pas, parce qu’elle ne remplit pas sa mission. Nous allons petit à petit la mettre sur les rails », a-t-il souligné rassurant qu’il faut cet outil pour la défense des intérêts nationaux.  Pour le chef d’état-major, « les politiques en sont conscients ».

Le gouvernement devrait saisir cette occasion pour sensibiliser les partenaires du pays à apporter de l’aide dans ce domaine, a conseillé, Jean-Pierre Reymondet-Commy, l’Ambassadeur de l’UE en poste à Bangui.

La mission européenne de formation des FACA (EUTM-RCA) a annoncé ce lundi lors d’un colloque à Bangui, rendre disponible les premiers soldats formés d’ici trois mois.

Les parlementaires, les partenaires au développement, la Minusca et la presse ont échangé autour du thème : « les FACA : point de situation et réorganisation en cours ». Initié par la mission de l’Union Européenne (UE) et l’état-major des Armées, l’objectif est d’avoir une visibilité sur l’évolution de la modernisation de l’armée nationale.

EUTM-RCA a assuré que les Centrafricains n’ont plus que quelques mois pour voir le tout premier bataillon des Forces armées centrafricaines opérationnel.

« A partir de mi-mai, le 1er bataillon de 750 hommes sera prêt pour des opérations, sous condition de matériel et d’armement », a précisé le général Herman Ruys, commandant en force de EUTM-RCA. Toujours « en mai, nous allons continuer avec le 2e bataillon et, en fin d’année, nous aurons deux bataillons complets de 1500 hommes opérationnels », a ajouté l’officier.

« Nous avons des contraintes dans le camp Kassaï où on peut former à peu près 300 hommes à la fois, la deuxième contrainte, c’est un nombre limité d’instructeurs que j’ai en ce moment », s’est plaint Herman Ruys.

De l’autre côté les autorités militaires centrafricaines ont appelé la population à prendre son mal en patience. « L’armée existe avec ses manquements. Le personnel est là. Les moyens, les équipements et les infrastructures manquent », a fait savoir le général Ludovic Ngaïféï, chef d’état-major des armées.

Il est conscient du désespoir et de l’insatisfaction qui ont gagné les cœurs. Le général  Ngaïféï promet de tout mettre en œuvre pour redonner confiance aux filles et fils du pays. « Vous pouvez dire que l’armée n’existe pas, parce qu’elle ne remplit pas sa mission. Nous allons petit à petit la mettre sur les rails », a-t-il souligné rassurant qu’il faut cet outil pour la défense des intérêts nationaux.  Pour le chef d’état-major, « les politiques en sont conscients ».

Le gouvernement devrait saisir cette occasion pour sensibiliser les partenaires du pays à apporter de l’aide dans ce domaine, a conseillé, Jean-Pierre Reymondet-Commy, l’Ambassadeur de l’UE en poste à Bangui.

Radio Okapi : 15 ans d’information au service de la population congolaise

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Radio Okapi a fêté samedi 25 février son 15ème anniversaire. En République démocratique du Congo (RDC), ce média reste une source d’information de référence pour une grande partie de la population. Retour sur la contribution de la Fondation Hirondelle à sa création et à son développement.

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JusticeInfo.net: La semaine de la justice transitionnelle : en Afrique, justice nationale et internationale même combat

  • Catégorie : Actualité

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Cette semaine, l’Afrique et les Africains ont montré que la justice internationale souvent décriée sur le continent pouvait être complémentaire de la justice nationale et souveraine.

Ainsi, la République centrafricaine a finalement choisi un procureur qui présidera la Cour Pénale Spéciale, un tribunal mixte fait de magistrats internationaux et centrafricains, première pierre d’un long processus de justice transitionnelle dans ce pays divisé et ravagé. Le Président Touadéra a retenu un juriste et militaire congolais Toussaint Muntazini Mukimapa (et auteur d’un article publié par JusticeInfo.net sur la complémentarité entre la Cour Pénale Internationale et le système juridique dans son pays). La nouvelle cour a pour mandat de mener des enquêtes et des poursuites concernant les graves violations des droits humains perpétrées en Centrafrique depuis 2003. Elle devrait entrer en fonction d’ici un an dans un contexte particulièrement violent. Toussaint Muntazini Mukimapa est magistrat militaire en RDC depuis la fin des années 1970.Il a contribué à un certain nombre de condamnations dans des dossiers de crimes internationaux, c'est-à-dire crimes de guerre ou crimes contre l'humanité, puisqu’en RDC ces cas étaient jusque récemment du ressort de la justice militaire. Il était aussi l’officier de liaison entre la CPI et la RDC.

Ephrem Rugiririza écrit ainsi dans JusticeInfo.net : « La tâche confiée au magistrat congolais n’est pas seulement immense. Elle est aussi difficile. Notamment parce que certaines personnes mises en cause par de nombreuses organisations internationales des droits de l’Homme, comme les anciens présidents Michel Djotodia et François Bozizé, aujourd’hui en exil, gardent des liens dans les plus hautes sphères du pays ».

Autre nouvelle positive venant d’Afrique : la Gambie d’Adama Barrow non seulement a choisi un magistrat irréprochable ancien du Tribunal International Pour le Rwanda (TPIR) Hassan Bubacar Jallow pour diriger la Cour suprême jusqu’ici inféodée au Président déchu Yayah Jammeh mais elle a aussi annulé la décision de se retirer de la Cour Pénale Internationale.

«Après vingt-deux ans d'injustice et d'abus de pouvoir, des compétences sont requises pour faire en sorte qu'on sente que la justice est rendue ainsi qu'en vue de la réconciliation pour donner une chance à la paix» », a déclaré le président Barrow, alors qu’il dirigeait la cérémonie de prestation de serment de Jallow le 15 février.  «Nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour faire en sorte que la justice soit conforme, aux attentes de la communauté aux normes internationales requises», a pour sa part promis le nouveau président de la Cour suprême.

Comme l’écrit JusticeInfo.net : «  Jallow fait partie des personnalités ayant participé, à un très haut niveau, à l’édification de la justice pénale internationale. Une expérience qu’il a voulu, au terme de sa longue carrière internationale, mettre à la disposition de son continent ». Ou de l’influence positive de la justice internationale dans un cadre national.

Ces hirondelles ne font pas nécessairement le printemps mais ces signes même ténus montrent que la justice peut avoir un avenir en Afrique.

Ce retour de l’Afrique est aussi défendu au Soudan du Sud, un pays failli depuis sa récente indépendance, par le professeur Mahmood Mamdani à Columbia University et directeur du Makerere Institute of Social Research in Kampala (Uganda). Dans une interview à JusticeInfo.net et un op ed dans le New York Times, il propose que l’Union Africaine prenne la tête d’une « seconde transition » au Soudan du Sud après l’échec flagrant de la communauté internationale menée par l’ONU, la Norvège, le Royaume-Uni et les Etats-Unis dans ce pays. Le professeur Mamdani interrogé sur la validité de son idée radicale explique : « l’Union Africaine est divisée mais elle a tout intérêt à ce que cela marche ».

François Sergent

RDC: Le Rassemblement de l’opposition lance les discussions sur la succession d’Etienne Tshisekedi

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Les leaders du Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement ont entamé dimanche 19 février à Kinshasa les discussions sur la succession du président du comité des sages de cette coalition de l’opposition congolaise, Etienne Tshisekedi, décédé le 1er février à Bruxelles (Belgique).

Un des participants à cette rencontre, Bruno Tshibala, secrétaire général adjoint de l’UDPS et porte-parole du Rassemblement, indique qu’une commission technique a été mise sur  pied pour réfléchir sur cette question. Elle est notamment chargée de définir le profil du candidat et de faire rapport à la plénière de la plate-forme, qui lèvera les options définitives.

Bruno Tshibala annonce déjà que le futur président du comité des sages du Rassemblement dirigera le comité national de suivi de l’accord du 31 décembre et du processus électoral. Avant son décès, Etienne Tshisekedi avait été placé à la tête de cette institution.

Selon le porte-parole du Rassemblement, la question de la succession d’Etienne Tshisekedi a été posée par les évêques de la  CENCO qui assurent la médiation dans les discussions entre le pouvoir et l’opposition qui ont abouti à l’accord du 31 décembre.

A en croire la même source, les évêques estiment nécessaire d’avoir «une interface au niveau du Rassemblement dans le cadre du parachèvement des discussions au niveau de l’arrangement particulier» de cet accord politique.

Studio Tamani (Mali): Gao : incertitudes autour de la reprise du MOC

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Un mois après l'attaque meurtrière contre le camp du Mécanisme opérationnel de coordination à Gao, les patrouilles mixtes devraient débuter aujourd'hui. Le chef d'Etat-major des armées, qui a effectué une visite dans la localité, se montre « confiant » et salue « la bonne ambiance entre les combattants ». Mais les tensions survenues ce week-end entre la CMA et le gouvernement autour de l'installation de l'autorité intérimaire à Kidal, devraient impacter le calendrier des patrouilles mixtes.


C'était l'une des principales conclusions de la rencontre de haut niveau pour la mise en œuvre de l'accord tenue à Bamako : l'installation des autorités intérimaires était prévue avant fin février, alors que les patrouilles mixtes sont annoncées pour ce 20 févier. Officiellement, les 600 combattants, regroupant la CMA, la plate-forme et l'armée malienne, devraient donc reprendre leurs opérations aujourd'hui. Mais difficile de confirmer l'effectivité de cette reprise.
A Gao, on s'interroge sur la forme que prendront ces patrouilles. Joint par notre rédaction, le gouverneur de Gao n'a pas souhaité faire de commentaire. Mais il y a quelques jours, le chef d'Etat-major des armées s'est rendu au camp du MOC à Gao. Le général Didié Dakouo, qui s'est montré « confiant », a salué « la bonne ambiance entre les combattants » devant participer à ces patrouilles mixtes.
Le démarrage des patrouilles mixtes est annoncé alors que le week-end dernier l'installation des autorités intérimaires, notamment à Kidal, a été reportée suite aux divergences entre Bamako et la CMA autour de la nomination du gouverneur de Kidal. Pour certains observateurs, « ce contretemps va sans doute impacter le calendrier des patrouilles mixtes ».
Le 18 janvier dernier, le camp du MOC à Gao a été la cible d'une attaque terroriste qui a fait au moins 47 morts et de nombreux blessés.
C'est donc dans un contexte d'attaques à répétition qu'une rencontre de haut niveau se tient à Bamako sur le terrorisme. Cette réunion vise à améliorer la capacité du Mali à prévenir, répondre et à enquêter sur les menaces terroristes. Elle réunit des magistrats, des officiers de police judiciaire et des agents des services pénitentiaires.
Moumouni Guindo secrétaire général du ministère de la justice est au micro de Mariam Maïga :
« Ce fléau porte atteinte et déstabilise nos pays en rependant l'insécurité. Il perturbe notre style de vie en semant la peur. Il corrompt nos valeurs en imposant le repli sur soi des individus, des populations, des peuples entiers. Assurément, la lutte contre le terrorisme est un combat qui vaut d'être mené. Notre ambition est si forte de réduire à néant cette gangrène que presque tous les moyens sont bons comme arme. Mais notre forte croyance en l’État de droit nous incline à ne nous servir que de l'arme du droit. Dans cette action par le droit et aussi pour le droit, des conséquences négatives peuvent survenir sous forme d'acte de privation de liberté, de poursuites pénale, de restrictive de libertés individuelles ou collectives, d'attente diverses aux droits de propriété. »

 

Radio Ndeke Luka: RCA : La population de Bambari entre le marteau et l’enclume

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Sous pression d’Ali Darass, chef de l'UPC, les habitants, les commerçants et les vendeuses ont été contraints ce lundi à faire un sit-in devant la base de la Minusca. L’objectif : empêcher son départ de la ville. Du coup, la population se dit être prise en otage. 

« Hier matin Ali Darass a réuni toutes les autorités locales pour les manipuler et les corrompre concernant son départ de la ville », a souligné un habitant sous couvert de l’anonymat. D’après ce témoin, Ali Darass a intimé l’ordre à la population de se «mobiliser et de manifester contre la Minusca ». Une « décision ferme et catégorique » a été imposée aux « commerçantes, commerçants et bouchers ». Ce matin pour cet habitant : « Nous avons fait un sit-in obligatoire ».

En réaction, l'UPC réfute toutes ces accusations de manipulation de la population contre la Minusca. Selon Souleymane Daoudason porte parole, la nouvelle sommation de la Mission onusienne à Ali Darass de quitter la ville le 21 février au plu tard, a poussé une partie de la population à manifester. 

« Ce 18 février aux environs de 14h 30, une délégation des Nations unies composée de personnel civil et militaire, est venue rendre visite à Ali Darass pour lui passer un message : quitter la ville de Bambari au plus tard le 21 », a fait savoir le porte parole de l’UPC.

« Hier à 10h, Ali Darass a invité les chefs des communautés, des quartiers pour leur annoncer le message des Nations unies. La population civile s’est entretenue entre elle et a jugé nécessaire de fermer toutes les boutiques et ont décidé de faire une marche pacifique », a-t-il conclu

Arrestation de deux jeunes entre Ippy et Bambari

En plus de la situation à Bambari, les exactions perpétrées par les hommes armés de l’UPC se poursuivent. Deux jeunes gens ont été enlevés dans un convoi escorté par des soldats mauritaniens en provenance de Bria pour Bambari. Le rapt s’est produit à une barrière au village Tagbara (45 Km d’Ippy) tenu par les éléments d’Ali Darassa.

« Les véhicules ont quitté Bria samedi pour Bambari et ont passé la nuit à Ippy. Le lendemain, ils ont repris la route jusqu’au village Tagbara où est érigée une barrière de l’UPC. Les passagers ont été sommés de descendre pour un contrôle d’identification. Un jeune étudiant en provenance d’Ippy et un autre ont été immédiatement arrêtés et accusés d’être des Antibalaka », a expliqué Rufin Francis  Ouaténdé, député d’Ippy. 

Selon l’élu de la nation : « des passagers ont contribué à hauteur de 150.000 francs CFA pour faciliter leur libération », une somme d’argent refusée par les hommes armés. Pour Rufin Francis Ouaténdé, la situation est critique puisque ces jeunes sont assimilés à des « Antibalaka ». Ils sont jusqu’aujourd’hui détenus dans un lieu tenu secret. Le député appelle le gouvernement à prendre ses responsabilités pour assurer la libre circulation des personnes et des biens estimant que « le contingent mauritanien» ne respecte pas les termes du mandat onusien.

Insécurité en RCA : la Communauté internationale réagit 

Dans un communiqué publié ce dimanche, La CEEAC, l'Union africaine, l'OIF, l'Union européenne (UE) et l'Organisation des Nations unies (ONU) se disent préoccupées par la situation sécuritaire dans le pays, en particulier dans la Ouaka et la Haute-Kotto. 

Ces organisations condamnent les dernières violences perpétrées par le FPRC et l’UPC, causant de lourdes pertes en vies humaines principalement des civils et occasionnant des déplacements massifs des populations.

Les cinq institutions apprécient l'action robuste et énergique de la Mission onusienne dans le cadre de son mandat pour protéger les civils. Elles rappellent que toute attaque contre la population, le personnel des Nations unies et les organisations humanitaires est passible de poursuites judiciaires.

Pour la communauté internationale, seul le dialogue, le respect de l’ordre constitutionnel et démocratique, permettront de trouver des réponses appropriées et durables aux préoccupations légitimes des différents acteurs centrafricains concernés.