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JusticeInfo.net: Mali : coup dur pour un processus de paix déjà fragile

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C'est une cible hautement symbolique qui a été visée le 18 janvier à Gao, dans le nord du Mali, par un attentat terroriste : un camp abritant des éléments des Forces armées maliennes et de divers groupes armés qui, naguère, s'entre-tuaient. L'attaque a fait des dizaines de morts   dans ce centre pilote où des frères ennemis d'hier apprenaient à vivre et à travailler ensemble pour la mise en application de l'accord d'Alger. Un coup très dur pour un  processus de paix déjà bien compromis. La mise en ouvre de l'accord inter-malien signé il y a 18 mois se heurte, selon l'ONU,  à la méfiance qui persiste entre les parties.

Une soixantaine de morts, selon Bamako, 77 morts, selon l'armée française. Un bilan très lourd. Mais ce n'est pas tout. Le groupe islamiste Al Mourabitoune, qui a revendiqué cet attentat-suicide perpétré le 18 janvier, peu avant 9 heures, a frappé un dispositif laborieusement mis en en place pour tenter de mettre en application l'accord de paix signé en mai - juin 2015 par le gouvernement malien et plusieurs groupes armés. Le véhicule utilisé pour l'attentat  s'est explosé au camp du Mécanisme opérationnel de coordination (MOC), regroupant des membres des forces de défense et de sécurité maliennes ainsi que des groupes armés de la « Plateforme » et de la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA), désignés pour participer à des patrouilles de sécurité conjointes dans le cadre de l'Accord sur la paix et la réconciliation au Mali. Le message des djihadistes est clair : s'ils ne contrôlent plus aucune partie du septentrion du Mali, dont ils ont été chassés par l'armée française, ils gardent encore leur capacité de nuisance et peuvent hypothéquer la mise en place de l'accord d'Alger signé il y a 18 mois.

Du côté des groupes armés de la « Plateforme », proches du gouvernement, l'on accuse sans les citer nommément, certaines des parties signataires de l'accord de mauvaise foi et de manque d'engagement réel pour la mise en œuvre de l'accord. Il reste cependant, selon cette Plateforme, que c'est à l'Etat malien qu'incombe, en premier, l'obligation de protéger les citoyens. « Je pense qu'il faut que la communauté internationale accompagne le Mali (…) Mais, il est de la responsabilité de l'État malien de sécuriser les populations et leurs biens. C'est à l'État malien de créer les conditions nécessaires pour sécuriser les populations et leurs biens »,  a déclaré Firhoun Maiga, l'un des responsables de la Plateforme, lors d'une émission animée par Studio Tamani.

« Pourquoi se presser ? »

La CMA, pour sa part, estime que cet attentat  est une preuve que les conditions ne sont pas encore réunies pour le lancement du Mouvement opérationnel de coordination.  «On ne doit pas réunir des centaines d'hommes dans un camp sans des dispositions sérieuses. Pourquoi se presser de mettre les gens dans une caserne avec tous les problèmes que cela suscite ?», a déclaré lors de la même émission, Ilad Ag Mohamed, de la CMA. « Si on n'a pas les moyens de sécuriser des hommes, autant les laisser dans un environnement où chaque équipe va se sécuriser en attendant que les conditions véritables soient réunies pour rendre le MOC opérationnel », a ajouté l'ancien rebelle.

Prévu par l'accord de paix, le MOC est chargé de la planification et de la conduite des patrouilles mixtes, associant les Forces armées maliennes (FAMA), la CMA et la Plateforme, avec l'appui des forces internationales, afin d'assurer la sécurité dans le nord du Mali.

L'attentat du 18 janvier a été condamné non seulement à Bamako, mais aussi à Paris, Washington et New York. Tout en réaffirmant le soutien de son pays au processus de paix inter-malien, François Hollande, le président français, à peine rentré d'un sommet au Mali, s'est révolté contre une attaque qui a frappé « les forces regroupées pour participer au processus de patrouilles mixtes dans le nord du pays ». Dans la même veine, les Etats-Unis ont dénoncé une opération visant à « faire dérailler l'application de l'accord de paix ».

« Très peu d'avancées significatives »

A New York, le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres,  a déclaré que « cet acte odieux renforce la détermination des Nations unies à appuyer le peuple du Mali, le gouvernement et les mouvements signataires dans leur quête pour la paix, la lutte contre le terrorisme et leurs efforts pour faire respecter l'accord de paix ». Le nouveau patron de l'ONU a « exhorté les parties à continuer à œuvrer à la pleine mise en œuvre des dispositions de l'accord et à faire tout leur possible pour prévenir de telles attaques ». Son adjoint aux opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous, a aussi accusé les responsables de l'attentat de chercher à saper « la confiance entre les parties signataires et des populations ». Selon Hervé Ladsous, plus de 18 mois après la signature de l'accord de paix, « très peu d'avancées significatives ont été enregistrées, la mise en œuvre des arrangements institutionnels et sécuritaires intérimaires a stagné et demeure hypothéquée par des désaccords persistants et le manque de confiance entre les parties signataires ». Au nombre des entraves, le responsable onusien a également mentionné « la fragmentation des groupes armés, en particulier au sein de la Coordination des mouvements de l'Azawad, et les tentatives répétées des groupes dissidents d'ébranler le processus de paix ». Hervé Ladsous n'a d'ailleurs pas cherché à dissimuler ses doutes « sur la volonté réelle et l'engagement des signataires du processus de paix ».

Dans un entretien accordé à ONU Info, le représentant spécial du secrétaire général pour le Mali, Mahamat Saleh Annadif, a également déploré une certaine méfiance entre les signataires.

Que reste-t-il, après l'attentat, de cette confiance qui était déjà fragile?

Malgré les vœux d'unité formés à la suite de cet attentat, des responsables  de la Plateforme ont  annoncé le week-end avoir perdu 14 combattants dans une attaque imputée à l'ex-rébellion de la CMA. Selon le Groupe d'autodéfense touareg Imghad et alliés (Gatia), qui fait partie de la Plateforme, un de ses postes, près de Tin-Assako, dans la région de Kidal, a été attaqué  samedi 21 janvier.  La CMA a rejeté l'accusation.

Ephrem Rugiririza

RDC: Kimpese: affrontements entre policiers et présumés adeptes de Bundu dia Kongo

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La police et les présumés adeptes du mouvement religieux interdit Bundu dia Kongo  (BDK) se sont affrontés dimanche 22 janvier dans la cité de Kimpese au Kongo-Central. Le bilan provisoire fait état d’un mort et des blessés graves, des maisons d’habitations, un poste de police  et des magasins pillés.

Les coups de feu, qui ont été entendus à Kimpese dans les après-midi, ont cessé dans la soirée, selon un membre de la société civile locale. Mais «une confusion totale règne» dans la cité, a poursuivi la même source, sans autres précisions.

D’après l’activiste de la société civile, "ce sont les adeptes de  Bundu dia Kongo qui sont allés en premier saccager" le domicile du vice-ministre des Infrastructures, Papy  Mantezolo, membre du parti politique Bundu dia Mayala. Et les policiers ont du intervenir en tirant des coups de feu, pour ramener le calme.  

Ces adeptes reprochent à ce vice-ministre, selon la même source, d’avoir tenu des propos jugés  injurieux à l’endroit de leur chef spirituel et autorité morale du parti politique Bundu  dia Mayala, le député Ne Muanda Nsemi. 

Ne Mwanda Semi et Papy Mantezolo sont en effet  à couteaux tirés, depuis la nomination de ce dernier comme vice–ministre. Ne Mwanda Nsemi lui reprocherait d’être à la solde du pouvoir en place, selon la même source.

Papy Mantezolo a confirmé à Radio Okapi le saccage de sa maison, en disant n’être pas en mesure d’en donner le bilan précis. Mais, les autorités policières n’ont pas été joignables.

Studio Tamani (Mali) Nord : Série d'attaques contre l'armée, AQMI menace de sévir

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Selon la Direction de l'information et des relations publiques de l'armée, L'explosion s'est produite à 35 km de Gossi dans la région de Tombouctou en direction de Gao. La même source indique que le bilan est de trois morts et d'un blessé grave ». Les victimes composaient une « mission d'escorte » de militaires maliens en partance pour Gao.
Ces victimes s'ajoutent à une longue liste de membres de forces maliennes tués lors d'attaques revendiquées par des jihadistes ou qui leur sont attribuées depuis 2012 dans Sahel. Selon une source locale, une mission de Barkhane s'est rendue ce matin dans la zone pour mener des opérations de ratissage.
Le 18 janvier, une attaque suicide à Gao contre un camp de regroupement des formations signataires de l'accord de paix a fait 77 morts et 120 blessés, selon un dernier bilan encore provisoire publié jeudi par la Mission de l'ONU au Mali.
Cet attentat a été revendiqué par le groupe du jihadiste algérien Mokhtar Belmokhtar, rallié à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Enfin samedi, le Gatia a annoncé avoir perdu 14 combattants dans une attaque imputée à l'ex-rébellion près de Tin-Assako dans la région de Kidal.
Alqaida au Maghreb islamique met en garde les populations du Nord qui participent aux activités du Mécanisme Opérationnel de Coordination (M.O.C). Cette menace intervient moins d'une semaine après l'attentat à la voiture piégée qui a visé le camp du MOC à Gao. Pour certains observateurs, cette menace doit être prise au sérieux et la vigilance doit être renforcée.
Siaka Tiébilé Doumbia est chercheur au Centre de Recherche et d'Analyse Politique, Économique et Sociale. Il est joint par Samba Doumbia :
«C’est une menace qui doit être prise au sérieux, parce qu’ils sont exclus du processus et ils sont déclarés comme des ennemis à abattre non seulement pour les autorités maliennes, mais également pour les forces étrangères. Donc partant de cela tous ceux qui vont se mettre dans la logique de la mise en œuvre de l’accord vont être également leur ennemi à abattre. Et comme nous l’avons tout à l’heure avec l’attentat de Gao tout récemment. Bien avant, ils ont dit dans leur communiqué que tous ceux qui vont coopérer avec les forces françaises et tous ceux qui vont prendre part au processus de mise en œuvre de l’accord vont être pris comme des cibles à abattre. Maintenant, de nos jours où est-ce que nous en sommes ? La présence aujourd’hui des forces françaises dans cette partie du territoire se justifie essentiellement par la lutte contre Alqaïda au Maghreb Islamique. Donc à mon avis la menace doit être prise au sérieux de part non seulement par les autorités françaises, mais également par les FAMA et les groupes signataires de l’accord ».

Radio Ndeke Luka: Bangui : Report de la rentrée et lancement du festival universitaire

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La rentrée universitaire 2016-2017 initialement prévue ce lundi est reportée à une date ultérieure. Néanmoins, le coup d’envoi du festival universitaire a été donné  par le président de l’Association Nationale des Etudiants Centrafricains (ANECA). Objectif, sensibiliser les étudiants mais aussi les élèves des lycées sur leur rôle ainsi que la place de l’Université dans les grands défis de la paix, de la réconciliation et de la reconstruction de la République Centrafricaine. 

« L’université est le creuset du savoir. C’est là que nous pourrions avoir d’ici demain les futurs cadres de ce pays », indique Norbert Pounaba, président de l’ANECA. Il précise que les étudiants doivent participer à la reconstruction nationale. « Nous pensons que par rapport à la situation que traverse le pays, il va falloir que nous, étudiants, puissions réfléchir autour de cette problématique », souligne-t-il.

Le président de l’ANECA rassure : les étudiants sont appelés eux aussi à contribuer à la reconstruction du pays à travers « le changement de comportement ». Ce qui justifie l’organisation  de « ce festival pour des conférences-débats » qui selon Norbert Pounaba « feront intervenir certaines personnalités et responsables d’entreprises et sociétés de la place en fonction du thème central, la paix ».

Jusqu’au au 28 janvier, des conférences-débats, des activités sportives et culturelles seront agencées dans le cadre de ce festival universitaire.

Studio Kalangou : une année au service de la population du Niger

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Studio Kalangou, le programme d’information de la Fondation Hirondelle au Niger, a fêté son premier anniversaire le 18 janvier 2017. Un an plus tôt, le lundi 18 janvier 2016, l’équipe composée de journalistes et techniciens nigériens, encadrés par le Rédacteur en chef et la Représentante de la Fondation Hirondelle au Niger démarrait la production des premiers journaux de Studio Kalangou en haoussa, zerma et français.

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La coopération suisse soutient le programme 2017 / 2018 de la Fondation Hirondelle

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Visite de l'actuelle Présidente de la Confédération Suisse, Mme Doris Leuthard, au studio de la Fondation Hirondelle lors de la COP 22, conférence sur le changement climatique, à Marrakech en novembre 2016.

La Direction du développement et de la coopération (DDC) de la Confédération Suisse renouvelle son soutien à la Fondation Hirondelle pour les deux années à venir. Son directeur Manuel Sager et le Chef des partenariats institutionnels, Konrad Specker, ont signé jeudi 12 janvier à Berne avec la Directrice générale de la Fondation Hirondelle, Caroline Vuillemin, et la Présidente du Conseil de fondation, Romaine Jean, un contrat de financement de 5 480 000 Francs Suisses (CHF) pour 2 ans. Ce montant représente environ 20 % du budget général de la Fondation Hirondelle pour cette période. Ce contrat est signé dans le cadre du partenariat institutionnel mis en œuvre par la DDC avec 26 organisations suisses à but non lucratif. Un groupe d’organisations reconnues pour la qualité de leur travail et la pertinence de leur mission d’intérêt général, dont la Fondation Hirondelle fait partie depuis 2013.

Le financement de la DDC soutient la stratégie, les objectifs et les activités développés par la Fondation Hirondelle pour 2017/2018 dans le cadre de son programme quadri-annuel 2017/2020. L’objectif global que s’est fixée la Fondation Hirondelle dans ce programme est de « contribuer à rendre effectif le droit à l’information en donnant accès aux populations, dans ses zones d’intervention, à des media de qualité dont les contenus sont utiles, non partisans, et indépendants afin de permettre à chaque individu de faire des choix informés dans sa vie, et de participer à la vie citoyenne et démocratique de son pays. » Les activités mises en œuvre pour atteindre cet objectif sont structurées sous 4 axes : produire et diffuser des programmes d’information et de dialogue pour des populations confrontées à des crises ; soutenir et former des médias indépendants et de service au public ; pérenniser ces médias et actions médiatiques ; développer les projets de recherche et la participation aux réseaux de réflexion et d’échanges sur le rôle des médias et de l’information.

Depuis plus de 20 ans, l’identité journalistique et suisse de la Fondation Hirondelle lui a permis de développer son approche spécifique, ses outils et ses capacités d’adaptation et de renouvellement pour répondre aux besoins des populations qu’elle a pour mission de servir. La période actuelle est celle de nombreux questionnements sur le rôle des médias, du journalisme, et de l’information factuelle face aux crises du monde. La Fondation Hirondelle plus que jamais défend son approche d’une information professionnelle et responsable, qui permette à des populations confrontées à des problématiques vitales d’y faire face. Pour relever les défis de sa mission, la Fondation Hirondelle travaille à identifier de nouveaux partenaires opérationnels et financiers. Le soutien et la confiance de la coopération Suisse sont d’autant plus précieux dans ce contexte.

JusticeInfo.net: La semaine de la justice transitionnelle : écrire l'histoire

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L’écriture de l’histoire a été au cœur de la justice transitionnelle cette semaine.  En Tunisie, en Palestine, en Israël ou au Rwanda. La justice transitionnelle n’est pas seulement faite de mécanismes juridiques, de procès et de condamnations. Les processus de réconciliation passent aussi par une relecture commune d’un passé divisé.

Ainsi au Rwanda, seul pays victime d’un génocide où victimes et bourreaux se sont retrouvés à (re) vivre ensemble. Notre correspondant au Rwanda Emmanuel Sehene Ruvugiro est revenu à Gisenyi sur le lieu d’un des massacres du génocide de 1994, surnommé la « Commune rouge ». « Rouge » comme le sang des victimes à qui l’on faisait croire qu’ils allaient aller voir le bourgmestre de la commune de Gisenyi. Ruvugiro a rencontré les parents des tutsis massacrés comme Innocent Kabanda, qui était alors âgé de 13 ans. Kabanda raconte : «  Au petit matin du 7 avril 1994 un groupe de miliciens vient appréhender mon père en lui expliquant qu’ils l’emmènent à « la Commune ». Mon père pense que ces jeunes miliciens vont le conduire devant le bourgmestre (maire) de l’endroit, un ami à lui. Muni de sa carte d’identité, il prend ainsi la route, encadré par les miliciens. Nous ne le reverrons jamais ».

Ruvugiro raconte aussi l’histoire de Sœur Felicita, une religieuse hutue qui protégeait des tutsis, massacrée elle aussi à la « Commune rouge » : « Au cimetière des Héros nationaux à Kigali, où se trouve sa tombe symbolique, il n’y a que sa photo, car son corps, jamais retrouvé, repose avec ceux de ses protégés, dans le silencieux anonymat de la « Commune rouge ».

La Tunisie qui a connu un passé moins tragique essaie de composer aussi avec son histoire. Avec pour enjeu, les manuels scolaires. Notre correspondante Olfa Belhassine explique : « La troisième étude duBaromètre de la justice transitionnelle, un mécanisme de recherche sur la justice transitionnelle, a pour objectif de réformer les manuels d’histoire. Dans ses recherches de terrain avec les rescapés de la dictature et sur les « régions victimes » de Tunisie, un sentiment persiste celui de l’oubli officiel, sinon du déni volontaire d’événements historiques de dimension dissidente”.  Une omission vue comme : “une menace pour la mémoire d’autant plus que six ans après la révolution, seules de petites retouches ont été introduites dans les manuels d’histoire”.

Ce même souci est partagé par Said Abu Shakra, un Arabe israélien, qui a comme mission et ambition d’établir le premier musée palestinien dans l’Etat hébreu dans sa ville d’Umm-el-Fahem, 50 000 habitants. Avec la culture, avec un musée sur l’histoire du peuple palestinien, Said Abu Shakra espère sauver les jeunes de sa ville du désespoir et de la violence : « Les jeunes d’Umm-el-Fahem ont besoin d’espoir. S’ils sont humiliés et marginalisés, s’ils sont désespérés par la société israélienne, alors ils deviendront violents. Si au contraire, ils trouvent le chemin de leur fierté, alors ils canaliseront positivement leur énergie”.

Said Abu Shakra pense que les Israéliens comprennent et partagent son espoir.

Pierre Hazan, conseiller éditorial de JusticeInfo.net explique : “Aux visiteurs israéliens, Said Abu Shakra ne parle pas de la Nakbah ( NDLR en arabe la “catastrophe”, l’exode forcé des Palestiniens en 1948) : « Je parle de ma mère, Myriam, née dans le village de Lajoum sur lequel s’est construit un kibboutz. De ce qu’elle a vécu, Comment elle avait entreposé la nourriture dans un coin de la cuisine recouvert par un drap, car elle était sûre de revenir 48 heures plus tard. Mais cela n’a jamais été possible. Et les visiteurs alors connectent émotionnellement. A travers cette histoire, ils ne voient pas un million et demi de Palestiniens qui ont un passeport israélien et qui les menacent. Ils entendent l’histoire de Myriam ».

C’est une histoire que revendique ainsi l’historien français Patrick Boucheron dans sa leçon inaugurale au Collège de France : “Car l’histoire peut aussi être un art des discontinuités. Elle trouble les généalogies, inquiète les identités et ouvre un espacement du temps où le devenir historique retrouve ses droits à l’incertitude, devenant accueillant à l’intelligibilité du présent”.

François Sergent

RDC: Kamina: 8 démobilisés accusés d’avoir enterré vifs leurs collègues

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Les faits remontent à la nuit du 21 au 22 septembre 2016, rappellent les avocats de la défense et d’autres personnes contactés  sur place à Kamina par Radio Okapi.

Les ex-combattants Hutu, qui sont à la barre, auraient tué ou enterré vifs dans une fosse commune seize  démobilisés du groupe éthique Ngiti, cantonnés aussi à la base militaire de Kamina, en attente de leur retour en famille. Les hutus estimaient que les Ngiti étaient favorisés dans le choix de ceux  qui devaient  être retournés dans leurs milieux d’origine, selon l’acte d’accusation.

Parmi les témoins, se trouve l’un de ceux qui étaient enterrés vifs. Le même témoin a affirmé avoir réussi à s’échapper de la fosse.

A cette troisième audience, les huit prévenus ont plaidé coupable en indiquant qu’ils agissaient sous ordre de leur chef. Ce dernier est rentré dans son village il y a trois semaines.

Ainsi, la défense a demandé au tribunal de faire comparaître le cité, considéré comme pièce maitresse dans cette affaire. Le tribunal militaire de Kamina a demandé à l’auditorat de Goma de tout faire pour ramener cet ancien combattant à Kamina.

La prochaine audience de ce procès, financée par la MONUSCO, a été fixée au mercredi 19 janvier. Le tribunal va se rendre sur le lieu du crime, où les corps des victimes seront exhumés.

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Studio Tamani (Mali): Sommet de Bamako : “des terroristes arrêtés” par Barkhane dans le nord du Mali

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De présumés terroristes qui “voulaient attaquer le sommet de Bamako”. Ils ont été arrêtés dans le nord du pays peu avant le sommet Afrique-France. L'information a été communiquée hier par des sources sécuritaires maliennes et occidentales.

Selon des sources sécuritaires "les forces spéciales françaises ont arrêté dans le nord du Mali, peu avant le sommet, des terroristes qui avaient des plans d'attaque de Bamako". A ce stade, aucune information n'a été communiquée sur le nombre de personnes arrêtées.
Interrogé hier dans la journée, le ministère français de la Défense n'a pas démenti. D'autres sources sécuritaires occidentales ont indiqué qu'“un attentat sur Bamako en préparation a été déjoué. De futurs kamikazes ont été arrêtés au nord. Sur eux, on a retrouvé un portable duquel ils venaient d'envoyer un message d'adieu à leurs parents”.
La source sécuritaire malienne a encore précisé que "les Français ont joué un rôle essentiel pour que la sécurité du sommet soit assurée". Elle a par ailleurs révélé que “ces arrestations ont permis de procéder à d'autres arrestations de suspects à Bamako, et de découvrir que des jihadistes emprisonnés organisaient de leur côté un plan d'évasion”. Les services de sécurité ont indiqué que "bien avant le sommet, il était clair que les terroristes avaient prévu des actes de sabotage et que tout a été mis en œuvre pour les empêcher de passer à l'acte".

Le directeur général de la police malienne a confirmé l'arrestation de suspects à Bamako. Toutefois, il signale qu'ils ont été libérés faute de preuve. Moussa Ag Infahi rassure aussi que le dispositif sécuritaire mis en place pour le sommet Afrique-France sera maintenu.
Le directeur général de la police nationale est joint au téléphone par Hamadoun Hama Maiga :
“Vous avez constaté vous-même que tout Bamako était sécurisé et même au-delà de Bamako. Parce que nous avons des patrouilles engagées en profondeur. Nous avons le secteur dans lequel s'est tenu l'activité, c'est-à-dire le CICB, l'hôtel Salam, la cité administrative, ces zones étaient isolées. Pour y accéder, il fallait passer par des check-points prédéfinis. Autour de ces check-points, il y avait des opérations de déminage. Il y avait des chiens et des appareils qui permettaient de détecter tout engin explosif placé d'une manière ou d'une autre dans un endroit avec le contrôle des occupants des véhicules. Nous avons aussi mis un dispositif sur le fleuve Niger pour surveiller les berges et passer entre les trois ponts de Bamako.
Il y a eu quelques alertes mais qui ont été bien contrôlées et bien analysées. C'est ce qui a permis qu'il n'y a pas eu d'incident.
Nous avons interpellé quelques personnes soupçonnées mais sur lesquelles il n'y avait rien d’avérer.
Le dispositif continue parce que, nous sommes dans un contexte où il faut rester vigilant. La menace n'est pas entièrement écartée mais elle existe. Donc, c'est pourquoi nous veillons sur les dispositifs".

Radio Ndeke Luka: RCA : Retrait des casques bleus de Bozoum, la population s'inquiète

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La population de Bozoum dans l'Ouham-Pendé s'inquiète du retrait « clandestin » des Casques bleus camerounais de la Minusca de Bozoum. Retrait complètement amorcé dans la nuit du 14 au 15 janvier.  

Selon les informations recueillies par RNL, avant de se retirer « clandestinement » de Bozoum, les soldats camerounais de l'ONU ont « détruit leur base emportant même les portes et les fenêtres », laissant, selon nos sources, « un lieu délabré ».  

Un acte que regrette Noël Démbo, président de la délégation spéciale de la commune de Bozoum, qui ne comprend pas pourquoi « les autorités locales ne soient pas informées de ce départ ». 

Surprise, la population de son côté n'arrive pas à expliquer cette attitude, qui en l'absence d'une relève, fait monter l'inquiétude dans la ville. Pour elle, cette présence des militaires onusiens permettrait quelque peu de « rassurer ».

Qu'à cela ne tienne et afin de maintenir la « sécurité » dans la localité, le président du Conseil local de la jeunesse, selon nos sources, a « mobilisé les jeunes en groupe d'auto défense ». Il a par ailleurs lancé un appel au gouvernement centrafricain sollicitant le « déploiement en urgence d'une unité des Forces Armées Centrafricaines  dans la localité ».

C'est depuis le mois de novembre 2016 que les soldats camerounais de la Minusca ont entamé leur « retrait » de cette localité en proie depuis un certain temps à une recrudescence de l'insécurité.

Le Studio Hirondelle Guinée innove dans ses programmes et recherche de nouveaux partenariats

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Le projet de la Fondation Hirondelle en Guinée innove dans son offre aux radios rurales. Pour cette année 2017, la rédaction du Studio Hirondelle Guinée, en plus d'un journal quotidien en 4 langues, produit également depuis Conakry un mini-magazine donnant un éclairage aux auditeurs sur un sujet de l'actualité. Ce mini-magazine peut aussi être produit à la demande pour des partenaires souhaitant renforcer l'information et les messages d'éveil et de sensibilisation sur leurs sujets d'interventions ou actions.

Lire la suite : Le Studio Hirondelle Guinée innove dans ses programmes et recherche de nouveaux partenariats

JusticeInfo.net: Rwanda : « la Commune rouge », sinistre lieu d’administration de la mort en 1994

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Au moment du génocide des Tutsis en 1994, la préfecture de Gisenyi, dans le Nord-Ouest du Rwanda, était, comme toutes les entités territoriales de cet échelon, subdivisée en communes. Mais sur la carte administrative de l’époque, la « Commune rouge » n’apparaît nulle part. Loin de renvoyer à une quelconque entité administrative, ce terme désigne un cimetière où les Tutsis étaient souvent emmenés et mis à mort en 1994 avant d’être jetés dans une fosse commune lorsqu’ils n’étaient pas simplement enterrés vifs.

Vu de loin, l’endroit ressemble aujourd’hui à un vaste terrain vague. Environ trois hectares. De plus près, en dépit de la hauteur de l’herbe mal entretenue, on distingue des stèles érigées sur certaines tombes. Selon les épitaphes, les morts identifiés y ont été enterrés avant le génocide des Tutsis en 1994. C’est le cimetière de Ruliba, au pied du mont Rubavu, dans l’ancienne commune urbaine du même nom. Ici, les habitants de la petite ville de Gisenyi, frontalière de Goma, dans l’ex-Zaïre, venaient inhumer leurs morts avant 1994. « C’était la destination finale de tout habitant de Gisenyi, lorsque son parcours ici-bas prenait fin », explique Innocent Kabanda, dans ce langage imagé cher aux Rwandais.

Leurrer les Tutsis

Mais l’histoire du cimetière va brusquement changer quelques heures après l’attentat contre l’avion du président Juvénal Habyarimana, dans la soirée du 6 avril 1994. Pour leurrer les Tutsis raflés dans la ville, l’imagination des tueurs crée ce néologisme de la mort. Au petit matin du 7 avril 1994, se souvient encore Kabanda, qui était alors âgé de 13 ans, un groupe de miliciens viennent appréhender son père en lui expliquant qu’ils l’emmènent à « la Commune ». En entendant le mot « commune », le père de Kabanda pense que ces jeunes miliciens vont le conduire devant le bourgmestre (maire) de l’endroit, un ami à lui. « Le Bourgmestre est un ami, il va sûrement me libérer », dit-il, en essayant de rassurer les membres de sa famille. Muni de sa carte d’identité, il prend ainsi la route, encadré par les miliciens. « Nous ne le reverrons jamais », soupire Innocent, son fils, rescapé.

Selon les aveux de tueurs repentis, parmi lesquels Gaëtan Ndererimana, les victimes étaient mises à mort à leur arrivée à « la Commune » ou tout simplement jetées vivantes dans une énorme fosse. Quand ce fut le tour du vieux Thomas Ngayawira alias Rugotomeza d’y être conduit, raconte l’ancien milicien, il y avait au bord de la fosse, des cadavres d’hommes et de femmes du voisinage. Et Rugotomeza de s’exclamer à la vue du sang encore frais qui coulait des corps de ces personnes qu’il connaissait bien: « Pourquoi m’avez-vous menti ? Ici, ce n’est pas la Commune, c’est plutôt la Commune Rouge!». Désormais, le cimetière de Ruliba sera appelé « la Commune rouge ».

Parmi ceux qui furent emmenés à « la Commune Rouge » durant les premiers jours du génocide, se trouve Mgr Wencelas Kalibushi, alors évêque du diocèse catholique de Nyundo. Il fut enlevé et conduit au cimetière le 8 avril 1994. Sauvé in extremis suite à un ordre de la hiérarchie militaire de Gisenyi, ce prélat originaire du sud du Rwanda et qui figure parmi les rarissimes survivants de « la Commune rouge », est mort dans sa retraite en décembre 1997.

Silencieux anonymat

Ce sera un tout autre sort pour Sœur Felicita Niyitegeka, de la congrégation des Auxiliaires de l’Apostolat, à Gisenyi, dans le même diocèse de Mgr Kalibushi. Dans son couvent, cette religieuse hutue accueille, chaque jour, en cachette, des Tutsis pourchassés. Après la tombée de la nuit, par des sentiers qui lui sont familiers, elle les conduit à Goma, de l’autre côté de la frontière entre le Rwanda et le Zaïre de l’époque. Informés de cette « trahison », des miliciens menacent de la tuer avec les réfugiés cachés sous son toit. Alerté, son frère Alphonse Nzungize, lieutenant- colonel des Forces armées rwandaises (FAR), envoie des militaires pour l’évacuer. La réponse de la brave religieuse est contenue dans une missive en langue rwandaise devenue légendaire. « Cher frère, merci de vouloir m'aider. Mais au lieu de sauver ma vie en abandonnant les personnes dont j'ai la charge, 43 personnes, je choisis de mourir avec elles ». 
Le 21 avril 1994, des miliciens bien armés arrivent et somment Sœur Felicita et ses protégés de monter dans un véhicule. Direction ? La « Commune rouge » où l'un des tueurs interpelle la consacrée: « Toi, tu n'as pas peur de mourir? Tu vas voir que c'est sérieux! Tu seras tuée la dernière ». Mais elle persiste et refuse d’abandonner ceux qu’elle avait protégés jusque - là.  
Son frère, le lieutenant-colonel Nzungize, arrivera sur les lieux juste pour constater qu’elle vient de recevoir le coup de grâce. Au cimetière des Héros nationaux à Kigali, où se trouve sa tombe symbolique, il n’y a que sa photo, car son corps, jamais retrouvé, repose avec ceux de ses protégés, dans le silencieux anonymat de la « Commune rouge ».

Emmanuel Sehene Ruvugiro

RDC : Majorité et Rassemblement opposés sur la taille du futur gouvernement

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Dans leurs propositions respectives remises mardi 10 janvier à la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), la majorité présidentielle et le Rassemblement n’ont pas la même idée de la taille du futur gouvernement. Le camp du président Kabila propose une équipe gouvernementale constituée de soixante membres alors que celui d’Etienne Tshisekedi en suggère quarante-cinq.

Pour André Alain Atundu, la MP propose ce format du fait de «la fonction d'union nationale » du prochain gouvernement.

« Ce gouvernement est formé à partir d’une base large, dont il faudra tenir compte. Nous avons la majorité, les forces politiques et sociales, et la société civile signataire de l’accord du 18 octobre, nous avons le Rassemblement, le front pour le respect de la constitution et les forces signataires de l’accord de la saint sylvestre », a expliqué le porte-parole de la MP, André Alain Atundu.

Du côté du Rassemblement, on pense que « pour des raisons d’austérité budgétaire », le format du futur gouvernement devrait être réduit à 45.

Selon le journal Le Phare, les deux plateformes ont néanmoins présenté des avis presqu’identiques en ce qui concerne le profil du futur chef du gouvernement.

Pour la MP, ajoute la même source, la direction du gouvernement devrait être confiée à une personnalité affichant des qualités de :

  • Rassembleur
  • Une expertise avérée
  • Une connaissance parfaite du pays et de ses réalités
  • Qui a un haut niveau d’études

De son côté, le Rassemblement exige du futur premier ministre :

  • Le patriotisme
  • La crédibilité
  • La compétence
  • Le charisme
  • L’expertise de gestion des affaires politiques
  • L’intégrité
  • La probité morale.

Le Comité national de suivi divise aussi…

Si la  MP et le Rassemblement sont d’accord sur le nombre de trois vice-présidents qui doivent seconder le président du Comité national de suivi, ils ne s’entendent pas cependant sur la composition de cet organe technique.

La majorité propose que les membres de cette institution soient issus de la majorité, de la société civile et de l’opposition au dialogue de la cité de l’union africaine.

Une proposition qui ne rencontre pas celle du Rassemblement. Il propose un représentant de son propre camp, un du Front pour le Respect de la Constitution (MLC et Alliés) et d’un représentant de la Majorité Présidentielle.

Studio Tamani (Mali): FAMA : 5000 soldats pour renforcer l'effectif

  • Catégorie : Actualité

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5000 éléments seront recrutés en 2017 dans les différents corps de l’armée. L’annonce a été faite hier par le ministère de la défense dans un communiqué. Selon les autorités du pays, ce processus rentre dans le cadre du renforcement des capacités opérationnelles des forces de défense et de sécurité. Elles rassurent que des mesures ont été prises pour moraliser et rendre transparent le processus. Selon l'opposition, « si ces nouveaux soldats sont bien formés, ils pourront faire front aux terroristes ».

Le ministère de la défense a souligné que l’objectif du recrutement de ces 5000 éléments est de « reconstituer une armée véritablement nationale ». Les critères de sélection sont fondés, estiment ses responsables, sur les aptitudes physiques et morales, l’engagement individuel et le patriotisme.
Les services concernés sont les armées de terre et de l’air, la garde et la gendarmerie nationales. Les directions du génie militaire, des services de santé, des transmissions et télécommunications et du matériel entre autres seront aussi prises en compte.
Le département rassure aussi que des mesures ont été prises pour « moraliser le processus et le rendre transparent ». Selon les autorités, l’opération sera mise à l’abri des interventions, qu’elles jugent, intempestives et inacceptables dans le choix des personnes. Ce recrutement sera décentralisé pour une participation effective de tous, ajoute-t-elles. Les candidats qui doivent être âgés entre 18 et 22 ans pourront déposés leurs candidatures du 26 janvier au 09 février prochains dans les différents centres régionaux et du district.
Ces 5000 éléments qui seront recrutés devront s’ajouter aux combattants des groupes armés devant être intégrés dans l’armée dans le cadre de la mise en œuvre de l’accord.

L'opposition se réjouit de ce processus de renforcement de l'effectif de l'armée. Cependant elle souhaite que le choix des éléments se fasse dans la transparence et à égalité de chance. Pour le député Alkeydi Touré, si les nouveaux soldats sont bien formés, ils pourront faire front aux terroristes.

Il est joint au téléphone par Mouhamadou Touré :
« C'est une bonne nouvelle, parce que je crois que l'armée a besoin aujourd'hui d'effectif. C'est une raison aussi pour dire que tout le territoire n'est pas sécurisé par l'armée, c'est à dire qu'il y a un manque d'effectif. Mais aujourd'hui, dans la situation dans laquelle le Mali se trouve, tout le monde a dénoncé les conditions dans lesquelles les recrutements se faisaient dans le temps. Donc si simplement ce recrutement se fait dans la transparence, à égalité de chance, c'est qu'il y a eu déjà un changement. D'abord par rapport à la transparence de l'opération, les conditions et l'état d'esprit dans lesquels ça se passe. Parce que quelque soit la vaillance d'un soldat, vous avez peur de la mort. Mais les terroristes n'ont pas peur de la mort, donc ce n'est pas facile de les gérer. Mais ce qui est certain, dés l'instant qu'il y a eu un effectif consistant, un effectif bien formé qui a été recruté dans les règles de l'art et qui a eu une information requise et les connaissances dans le domaine du terrorisme, je crois que ça ne va pas absolument dissuader les terroristes, mais on va pouvoir leur faire front ».