La situation politique

 

La République démocratique du Congo (RDC) est un pays victime de conflits multiples et du sous-développement depuis des décennies.

Après 32 ans de dictature et deux guerres régionales (1996-1997 et 1998-2002) qui ont fait plusieurs millions de morts directs ou indirects, les élections de 2006 ont été un succès à la fois politique et logistique, pour ce pays grand comme l’Europe Occidentale. Le processus électoral a conduit à la mise en place d’institutions démocratiques, mais depuis, les autorités ont durci le ton et la culture démocratique comme la bonne gouvernance ne sont pas encore entrées dans les mœurs.

Riche d’une population qui en fait le premier pays d’Afrique francophone, riche de ressources qui font du Congo un « scandale géologique », et riche aussi d’une culture aux multiples identités qui en fait l’un des pays les plus créatifs d’Afrique, le Congo dispose de vrais atouts pour concrétiser l’immense potentiel qu’il représente.

Si la RDC n’est plus en guerre avec ses voisins, et si les relations se sont normalisées en particulier avec le Rwanda depuis le début de l’année 2009, la partie orientale du pays connaît toujours des conflits.

Les populations civiles sont les premières victimes de l’insécurité, en particulier les femmes et les enfants. L’Est de la RDC détient ainsi le triste record du nombre de femmes victimes de violences sexuelles et le viol y est utilisé comme arme de guerre par tous les groupes armés. L’essentiel des forces de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation du Congo (MONUSCO) est basé dans l’est du pays. Son mandat est principalement axé sur la protection des civils. C’est la plus importante mission de l’ONU dans le monde. Son effectif au 30.08.10 était de 19.544 personnes, dont 17.625 soldats.

Politiquement, le processus démocratique reste fragile alors que le pays s’apprête à vivre de nouvelles échéances électorales. Une révision constitutionnelle a été adoptée le 14 janvier dernier par le Parlement réuni en Congrès, à l’issue d’un vote que l’opposition parlementaire avait choisi de boycotter. L’une des principales modifications constitutionnelles porte sur l’élection présidentielle au suffrage universel direct à deux tours, qui a été ramenée à un seul tour. Le calendrier, annoncé en septembre 2010 par la Commission électorale indépendante, prévoit l’élection présidentielle (initialement le premier tour) pour novembre 2011, puis une série de scrutins nationaux et locaux jusqu’en 2013.

Comme pour les élections de 2006, Radio Okapi constituera la source d’information de référence pour l’ensemble de la population.

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