{"id":8267,"date":"2017-11-24T15:03:29","date_gmt":"2017-11-24T14:03:29","guid":{"rendered":"https:\/\/www.hirondelle.org\/condamnation-de-mladic-ce-que-disent-les-1800-pages-du-jugement"},"modified":"2017-11-24T15:03:29","modified_gmt":"2017-11-24T14:03:29","slug":"condamnation-de-mladic-ce-que-disent-les-1800-pages-du-jugement","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.hirondelle.org\/fr\/condamnation-de-mladic-ce-que-disent-les-1800-pages-du-jugement","title":{"rendered":"Condamnation de Mladic : r\u00e9cit d&rsquo;un jugement historique"},"content":{"rendered":"<p><strong>Ratko Mladic, l\u2019ex chef militaire des Serbes de Bosnie, a \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9 le 22 novembre \u00e0 une peine d\u2019emprisonnement \u00e0 vie pour crimes de g\u00e9nocide, crimes contre l\u2019humanit\u00e9 et crimes de guerre, par le Tribunal Tribunal p\u00e9nal international pour l\u2019ex-Yougoslavie (TPIY). St\u00e9phanie Maupas, correspondante \u00e0 La Haye de <a href=\"http:\/\/www.justiceinfo.net\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">JusticeInfo.net<\/a>, notre site d&rsquo;information sur la justice internationale et transitionnelle, explique en quoi ce jugement est historique.<\/strong><\/p>\n<div class=\"copy-paste-block\">\n<p>Toujours salu\u00e9 en h\u00e9ros par les autorit\u00e9s de Republika Srpska et chez certains nationalistes serbes \u00e0 Belgrade et Sarajevo, le g\u00e9n\u00e9ral Mladic aura n\u00e9anmoins d\u00e9sert\u00e9 avant d\u2019entendre sa condamnation. Mercredi matin, alors que les juges viennent d\u2019acter les pers\u00e9cutions, les tortures, les viols, les transferts forc\u00e9s de population, les meurtres, les pilonnages commis par ses forces dans toute la Bosnie, qu\u2019ils abordent la responsabilit\u00e9 de Mladic dans ses crimes, l\u2019accus\u00e9 r\u00e9clame une pause. L\u2019ex chef bosno-serbe souffre de pression art\u00e9rielle. Ses avocats demandent un d\u00e9lai. Refus\u00e9. Debout, Ratko Mladic pointe un index vengeur vers les juges. \u00ab Mensonges, crie-t-il, vous \u00eates des menteurs ! \u00bb. Il est illico expuls\u00e9 par trois gardiens, \u00e0 la demande du pr\u00e9sident. Dans la galerie publique, les repr\u00e9sentants de victimes des camps de d\u00e9tention, de Srebrenica, de Prijedor, et d\u2019autres \u00e9coutent, jusqu\u2019au bout, le verdict des juges.<\/p>\n<p><strong>Le courage des t\u00e9moins<\/strong><\/p>\n<p>Pour Serge Brammertz, ces h\u00e9ros, les t\u00e9moins, \u00ab ont fait preuve d&rsquo;un r\u00e9el courage en venant au Tribunal pour dire la v\u00e9rit\u00e9 et affronter les hommes qui leur ont fait du tort \u00bb dit-il avant de \u00ab les remercier et les reconnaitre \u00bb. Le jugement de plus de 1800 pages relate des dizaines de parcours dramatiques dans la guerre de Bosnie-Herz\u00e9govine (1992-1995) qui a fait plus de 100 000 morts et dont les survivants sont venus d\u00e9poser \u00e0 la barre du tribunal lors des quatre ann\u00e9es du proc\u00e8s de Ratko Mladic. Parmi ces r\u00e9cits, celui d\u2019un groupe de bosniaques musulmans, qui le 31 mai 1992 est encercl\u00e9 pr\u00e8s du pont de Vrhpolje \u00e0 Sanski Most. Quatre hommes sont d\u2019abord tu\u00e9s sur la route. Un autre \u00e0 c\u00f4t\u00e9 du pont. Les autres sont forc\u00e9s de sauter dans la rivi\u00e8re un par un. Une fois dans l\u2019eau, les soldats de Mladic ouvrent le feu. Vingt-huit hommes sont tu\u00e9s dont un mineur et un vieillard. Un seul a surv\u00e9cu. Le jugement raconte aussi l\u2019histoire de 24 prisonniers musulmans bosniaques qui en juillet 1992 sont transport\u00e9s dans un camion b\u00e2ch\u00e9 jusqu\u2019au camp de Manjaca. L\u2019eau a \u00e9t\u00e9 confisqu\u00e9e. Ils ont \u00e9t\u00e9 forc\u00e9s de manger du sel, avant d\u2019entamer un voyage de 9 heures. Pour tenter de survivre, ils ont bu leur propre urine. Le drame encore d\u2019Anita Pisa, une petite fille de 3 ans qui le 13 d\u00e9cembre 1992 retire ses chaussures dans le porche d\u2019entr\u00e9e de la maison de ses parents \u00e0 Sarajevo, lorsqu\u2019elle est abattue d\u2019une seule balle par un sniper, plac\u00e9 \u00e0 900 m\u00e8tres de distance. Des dizaines d\u2019autres r\u00e9cits racontent l\u2019horreur de la guerre. A elle comme \u00e0 des milliers d\u2019autres, la justice est rendue dans ses termes d\u00e9nu\u00e9s d\u2019\u00e9motion, froids, techniques, pr\u00e9cis. Elle se r\u00eave imparable. Une arme de papier contre tout r\u00e9visionnisme.<\/p>\n<p><strong>L\u2019\u00e9puration ethnique : Un crime contre l\u2019humanit\u00e9 pour extermination<\/strong><\/p>\n<p>Ce proc\u00e8s, qui a dur\u00e9 quatre ans, ne comportait qu\u2019une seule v\u00e9ritable inconnue : les juges reconnaitraient-ils qu\u2019un g\u00e9nocide a \u00e9t\u00e9 commis dans toute la Bosnie-Herz\u00e9govine aux ordres de Mladic, comme le demandait le procureur ? En ex-Yougoslavie, le terme est sensible tant il rappelle d\u2019autres heures sombres, celles de la Seconde guerre mondiale. Ce chef d\u2019accusation a \u00e9t\u00e9 rejet\u00e9 dans d\u2019autres proc\u00e8s. Il l\u2019est de nouveau ce 22 novembre. Mais cette fois, le tribunal estime que dans plusieurs villes de Bosnie, \u00ab certains auteurs (\u2026) ont eu l\u2019intention de d\u00e9truire les Musulmans de Bosnie \u00bb. Si Mladic est acquitt\u00e9 de ce chef de g\u00e9nocide, les juges le reconnaissent n\u00e9anmoins coupable, pour ces faits-l\u00e0, du pire des crimes contre l\u2019humanit\u00e9, celui pour \u00ab extermination \u00bb. On attendait aussi du jugement qu\u2019il pr\u00e9cise l\u2019implication de la Serbie dans les crimes commis en Bosnie. Le verdict est bas\u00e9 sur 592 t\u00e9moignages et pr\u00e8s de 10 000 pi\u00e8ces \u00e0 conviction : des discours de Mladic \u00e0 l\u2019Assembl\u00e9e des Serbes de Bosnie ; pi\u00e8ce P1431 de l\u2019accusation ; des \u00e9coutes t\u00e9l\u00e9phoniques, des vid\u00e9os,\u00a0 les minutes du Conseil supr\u00eame de d\u00e9fense \u00e0 Belgrade et les registres militaires de l&rsquo;arm\u00e9e yougoslave. Belgrade a longtemps r\u00e9sist\u00e9 \u00e0 l&rsquo;ouverture de ses archives. Apr\u00e8s un s\u00e9v\u00e8re bras de fer entre le tribunal et les autorit\u00e9s serbes, Belgrade avait fini par en livrer une partie ; m\u00eame si beaucoup ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9truites, dont celles relatives \u00e0 Srebrenica ; \u00e0 la condition qu&rsquo;elles restent confidentielles. Il en ressort que 90% des munitions utilis\u00e9es par les troupes de Mladic tout au long de la guerre ont \u00e9t\u00e9 fournies par la Serbie, qui envoyait aussi ses armes, ses fournitures et ses officiers, pay\u00e9s par Belgrade. Mladic \u00e9tait \u00ab en contact direct \u00bb, \u00e9crivent les juges, avec Slobodan Milosevic, pr\u00e9sident de ce qui reste alors de la Yougoslavie, Jovica Stanisic, le ma\u00eetre espion de Belgrade, Momcilo Perisic, le chef d\u2019Etat-major, et d\u2019autres. Le premier est mort dans sa cellule en 2006, avant la conclusion de son proc\u00e8s. Les deux autres ont \u00e9t\u00e9 acquitt\u00e9s en 2013, dans des jugements encore controvers\u00e9s.<\/p>\n<p><strong>Mladic, le politique <\/strong><\/p>\n<p>Mladic, un officier et rien d\u2019autre ? C\u2019est ce qu\u2019ont affirm\u00e9 ses avocats durant tout le proc\u00e8s. Faux, ont r\u00e9pondu les juges, preuves \u00e0 l\u2019appui. Il est pr\u00e9sent devant l\u2019Assembl\u00e9e des Serbes de Bosnie, il s\u2019oppose \u00e0 tous les plans de paix qui ne r\u00e9pondent pas \u00e0 la carte qu\u2019il a dessin\u00e9e, il se rend r\u00e9guli\u00e8rement \u00e0 Belgrade. Lorsque au d\u00e9but de la guerre en Bosnie en mai 1992, Radovan Karadzic annonce les \u00ab six objectifs strat\u00e9giques \u00bb, qui pr\u00e9voient notamment d\u2019 \u00ab \u00e9tablir des fronti\u00e8res s\u00e9parant le peuple serbe des deux autres communaut\u00e9s ethniques \u00bb, de \u00ab diviser Sarajevo \u00bb, et s\u2019 \u00ab assurer un acc\u00e8s \u00e0 la mer \u00bb, Mladic fraichement nomm\u00e9 \u00e0 la t\u00eate de l\u2019arm\u00e9e bosno-serbe, r\u00e9pond alors, pr\u00e9venant de l\u2019ampleur de la t\u00e2che. \u00ab Les gens sont des peuples et non des pions et ils ne sont pas des cl\u00e9s dans la poche qui peuvent \u00eatre d\u00e9plac\u00e9es d&rsquo;ici \u00e0 l\u00e0 \u00bb. \u00ab Nous ne pouvons pas nettoyer \u00bb, ajoute Mladic, \u00ab nous ne pouvons pas utiliser un tamis pour que seuls les Serbes restent et que les autres partent \u00bb. L\u2019officier sup\u00e9rieur veut des moyens. Il veut aussi d\u00e9finir le territoire et d\u00e9signer l\u2019ennemi, peu importe que ce soit ceux qui \u00ab agitent (\u2026) les hordes de Musulmans et les hordes de Croates \u00bb. Entre les deux, il propose de choisir \u00ab les ennemis les plus faciles \u00e0 battre et s\u2019allier avec les autres \u00bb. Au cours de son proc\u00e8s, Mladic avait ni\u00e9 tout r\u00f4le politique en Bosnie-Herz\u00e9govine. Il s\u2019est pr\u00e9sent\u00e9 en chef militaire, ex\u00e9cutant les ordres donn\u00e9s par Radovan Karadzic, au premier chef. Mais il est en fait partout : Ils s\u2019opposent aux n\u00e9gociations de paix qui emp\u00eachent la jonction des territoires o\u00f9 les Serbes sont majoritaires : ceux de la Republika Srpska, la Krajina et au-del\u00e0. En d\u2019autres mots, la \u00ab Grande Serbie \u00bb. En 1993, il rejette un plan qu\u2019il juge favorable aux Croates, pour ne pas placer \u00ab le peuple serbe dans les m\u00e2choires de [Franjo] Tudjman \u00bb, le pr\u00e9sident nationaliste croate d\u2019alors. Tout au long de la guerre, il emp\u00eache l\u2019acc\u00e8s de l\u2019aide humanitaire \u00e0 ses ennemis, ou la n\u00e9gocie. En 1993, lors de discussions avec le g\u00e9n\u00e9ral Philippe Morillon, qui tente d\u2019obtenir le d\u00e9ploiement d\u2019un bataillon de casques bleus dans la r\u00e9gion de Banja Luka, il dit \u00eatre \u00ab le Napol\u00e9on des Balkans \u00bb. Lorsqu\u2019on s\u2019oppose \u00e0 lui il menace : Il ne laissera pas Sarajevo \u00ab tant que quelqu\u2019un y respire \u00bb. Une autre fois, il affirme que \u00ab toute la Bosnie br\u00fblera si je parle \u00bb. Il l\u2019a ordonn\u00e9. Mladic est sur tous les fronts : militaires, politiques et diplomatiques.<\/p>\n<p><strong>Regarder l\u2019avenir<\/strong><\/p>\n<p>A l\u2019annonce du verdict, quelques nationalistes serbes ont manifest\u00e9 \u00e0 Sarajevo. A Srebrenica, Radio France Internationale (RFI) rapporte la col\u00e8re d\u2019un survivant. \u00ab Ce verdict pour un homme qui est presque mort, \u00e7a veut dire quoi ? interroge Muhizin Omerovic. Nous n\u2019avons pas d\u2019Etat et \u00e7a c\u2019est le plus grand probl\u00e8me ici. La Bosnie elle est d\u00e9truite. Le pays est partag\u00e9 en deux, et \u00e7a c\u2019est l\u00e9galis\u00e9, c\u2019est accept\u00e9 par la communaut\u00e9 internationale, qui a fait tout ce th\u00e9\u00e2tre aujourd\u2019hui \u00bb. A Belgrade, le pr\u00e9sident Aleksandar Vucic, ex compagnon de route de Slobodan Milosevic, a regrett\u00e9 que les responsables de crimes commis contre les Serbes n\u2019aient pas \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9s. Mais cela \u00ab ne doit pas \u00eatre pour nous un pr\u00e9texte pour justifier les crimes commis par des Serbes \u00bb, a-t-il dit. De son c\u00f4t\u00e9, le Haut-Commissaire des Nations aux droits de l\u2019Homme, Zeid Ra\u2019ad al Hussein, a salu\u00e9 la condamnation, faisant de Mladic \u00ab la quintessence du Mal \u00bb. Pour le conseiller sp\u00e9cial de l\u2019Onu pour la pr\u00e9vention du g\u00e9nocide, Adama Dieng, le jugement \u00ab ne concerne pas seulement le pass\u00e9 mais aussi l\u2019avenir. Dans une r\u00e9gion o\u00f9 l\u2019on voit ni\u00e9s certains des crimes les plus odieux commis pendant le conflit arm\u00e9 et la glorification des criminels de guerre, la justice seule ne m\u00e8nera pas \u00e0 la r\u00e9conciliation, mais il ne peut y avoir de v\u00e9ritable r\u00e9conciliation sans justice \u00bb. Depuis les premiers proc\u00e8s de ce tribunal cr\u00e9\u00e9 par l\u2019Onu en 1993, le nom de Ratko Mladic hantait tous les dossiers ouverts contre des soldats, des officiers, des miliciens et des politiciens bosno-serbes, condamn\u00e9s avant lui. Jusqu\u2019\u00e0 son arrestation en Serbie en mai 2011, l\u2019ombre de Ratko Mladic \u00e9tait dans toutes les pi\u00e8ces \u00e0 conviction, ordres, t\u00e9moignages, \u00e9coutes t\u00e9l\u00e9phoniques. Il manquait au banc des accus\u00e9s. Sa place est d\u00e9sormais en prison. A vie.<\/p>\n<p>\u00a0<br \/><img decoding=\"async\" style=\"vertical-align: bottom;\" src=\"templates\/itl_riana\/images\/ico\/icon_question.jpg\" \/><em><b style=\"font-size: 18px;\">POUR ALLER PLUS LOIN<\/b><\/em><\/p>\n<hr \/>\n<div style=\"background-color: #e9e9e9; padding: 10px;\">\n<p><strong>Du TPIY au MICT<\/strong><\/p>\n<p>L\u2019issue \u00e9tait attendue, mais le jugement marque la page la plus embl\u00e9matique du TPIY. Ce verdict signe aussi la fin de pr\u00e8s de 25 ann\u00e9es d\u2019enqu\u00eate et de proc\u00e8s. Le 29 novembre, la chambre d\u2019appel d\u00e9cidera du sort d\u00e9finitif de responsables croates. L\u2019Onu a mis en place le M\u00e9canisme des tribunaux internationaux (MICT), charg\u00e9 de boucler les derni\u00e8res affaires des TPI pour le Rwanda et l\u2019ex-Yougoslavie : proc\u00e8s en appel, de Radovan Karadzic, Vojislav Seselj et d\u00e9sormais Ratko Mladic, comme l\u2019a annonc\u00e9 l\u2019un de ses fils. Il conduit aussi le nouveau proc\u00e8s ordonn\u00e9 par la chambre d\u2019appel contre Jovica Stanisic, l\u2019ancien chef des renseignements de Belgrade, et l\u2019un de ses associ\u00e9s. Le MICT a repris la traque des derniers fugitifs rwandais.<\/p>\n<\/div>\n<div class=\"content-encadre\">\n<p>\u00a0<\/p>\n<\/div>\n<h3>\u00a0<\/h3>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ratko Mladic, l\u2019ex chef militaire des Serbes de Bosnie, a \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9 le 22 novembre \u00e0 une peine d\u2019emprisonnement \u00e0 vie pour crimes de g\u00e9nocide, crimes contre l\u2019humanit\u00e9 et crimes de guerre, par le Tribunal Tribunal p\u00e9nal international pour l\u2019ex-Yougoslavie (TPIY). 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