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Agence d'Information, de documentation et de formation, Arusha (Tanzanie): Burundi / Pourparlers de paix

Burundi - Processus de paix

3 DECEMBRE 2002
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BURUNDI/ PROCESSUS DE PAIX


BUJUMBURA SIGNE UN ACCORD DE CESSEZ-LE-FEU AVEC LA REBELLION

Arusha, le 3 décembre 2002 (FH) – Le gouvernement du Burundi a signé mardi à Arusha, au nord de la Tanzanie, un accord de cessez-le-feu avec le principal
mouvement rebelle, le Conseil National pour la Défense de la Démocratie-Forces pour la Défense de la Démocratie (CNDD-FDD), a constaté sur place l'agence Hirondelle.

Les pourparlers avaient débuté la semaine précédente à Dar es Salaam, avant de se poursuivre à Arusha où se tenait un sommet de la communauté des Etats de l'Afrique de l'Est (Ouganda, Kenya et Tanzanie). Les chefs d'Etats de cette communauté devaient parrainer la cérémonie de signature de l'accord de cessation des hostilités au Burundi.

Le texte de l'accord, qui entrera en vigueur le 30 décembre prochain, comporte deux volets, militaire et politique. Le volet militaire comprend un programme en trois étapes : désarmement, démobilisation et ré-intégration des forces combattantes.

Les belligérants n'ayant pu arriver à un consensus sur ces points précis, la médiation, pilotée par le vice-président sud-africain Jacob Zuma et les chefs d'Etats de la sous région, ont proposé aux parties un document qui a servi de compromis.

Le texte a donc été retouché principalement sur le volet du désarmement qui avait fait couler beaucoup d'encre. Certains ont en effet estimé qu'il est
difficilement envisageable de désarmer une armée nationale. "Je n'ai vu cela nulle part dans le monde", a confié à l'agence Hirondelle un des délégués
burundais, sous couvert de l'anonymat.

Cantonnement
La médiation a donc suggéré que l'armée et les forces combattantes du CNDD-FDD soient cantonnés, avec leurs armes, dans des zones différentes qui seront désignées à travers le pays, sous la supervision d'une force africaine de maintien de la paix, munie d'un mandat des Nations Unies et reconnue par le Conseil de Sécurité.

"Les observateurs militaires de la mission africaine contrôleront l'équipement lourd de l'armée burundaise pour dissiper les craintes des ex-combattants de l'opposition", explique le document . Cette phase sera suivie d’un programme de formation et d'intégration des éléments cantonnés dans une armée nationale.

"Ce programme portera sur les forces armées et les corps de police du sommet à la base, de l'Etat Major aux hommes de troupe", a précisé Hussein Radjab, secrétaire général du CNDD-FDD.

L'accord précise que 14 jours à compter de la date de sa signature, les belligérants sont tenus de "communiquer leurs décisions d'arrêter les combats à leurs troupes du sommet à la base de la hiérarchie". "Le 30 décembre 2002, les combattants [devront] avoir terminé leurs mouvements vers les zones de regroupement", précise encore le document.

Volet politique
Le CNDD-FDD n'avait pas pris partie à l'accord de paix signé du 28 août 2000 à Arusha entre le gouvernement et les partis politiques de l’opposition. Cet accord était essentiellement politique et portait sur le partage du pouvoir.

L’accord de cessez-le-feu signé cette nuit octroie au CNDD-FDD un délai de trente jours lui pour engager des pourpalers "sur des questions politiques" avec le gouvernement de transition.

Parmi les sujets qui seront abordés figurent notamment la gestion de l'après guerre, le retour à la légitimité constitutionnelle, la reconstruction nationale, la démocratie et la bonne gouvernance.

Une fois ces questions traitées, des représentants de ce mouvement pourront être associés aux institutions intérimaires mises sur pied le 1er novembre
2001. L'accord précise en effet que "dès la signature de l'accord de cessez-le-feu, le CNDD-FDD deviendra un parti politique aux termes de la nouvelle loi régissant les partis politiques, qui sera promulguée par le gouvernement de transition".

Réactions
Après la signatures de l'accord de cessez-le-feu, des réactions mitigées ont fusé de toutes part, tant du côté du gouvernement que de la rébellion. Le président burundais Pierre Buyoya et le coordinateur du CNDD-FDD Pierre Nkurunziza ont tous les deux réaffirmé leur souhait de voir cesser la guerre civile au Burundi (qui dure depuis 1993) et de recouvrer la paix et la sécurité, à travers la mise en application totale de cet accord.

"Nous espérons que cet accord sera un tremplin pour la paix au Burundi demain et après demain", a indiqué, calme mais d'une voix ferme, le président burundais quelques instants après avoir apposé sa signature sur le document.

Le responsable rebelle a quant à lui qualifié l'événement d'"immémorial" avant de demander aux chefs d'Etats de la région "d'accompagner et de soutenir ce processus en cours jusqu'à l'aboutissement des mécanismes conduisant à la paix durable et permanente, à la démocratie et au développement intégral au Burundi".

D’autres réactions n'ont pas été aussi positives. Ainsi, un représentant d'une coalition de partis pro-Tutsis qui faisait partie de la délégation gouvernementale a quitté Arusha lundi dans la matinée, bien longtemps avant la signature de l'accord. Le motif de son départ n'a pas été officiellement communiqué, mais l'intéressé a indiqué "avoir été écarté" des dernières consultations.

L'accord d'août 2000 avait connu les mêmes problèmes, certains délégués choisissant de claquer la porte séance tenante. "La mise en application de cet accord sera longue et difficile, dans un environnement qui ne manquera pas de susciter des résistances", a commenté un autre délégué, faisant sans doute allusion à cette expérience passée.

Un des deux mouvements rebelles, le FNL (Front National de Libération) n’a pas encore signé d’accord de cessez-le-feu. De l’avis de certains observateurs, le fait que le CNDD-FDD, le plus important des deux mouvements, ait signé cet accord pourrait conduire le FNL à engager à son tour des négociations avec le gouvernement.

GA/CE/GF/FH (BU-1203a)




22 AOUT 2002
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BURUNDI/ PROCESSUS DE PAIX


LES NEGOCIATIONS SUR UN CESSEZ-LE-FEU SE POURSUIVENT BIEN, SELON UN DELEGUE

Arusha, le 25 août 2002 (FH) - La deuxième semaine des pourparlers sur un cessez-le-feu entre les protagonistes burundais réunis à Dar es Salaam s’est
déroulée dans un bon climat, selon le chef de la délégation du gouvernement, Ambroise Niyonsaba, ex-ministre du processus de paix et conseiller du président Pierre Buyoya.

Ces discussions, qui ont débuté le 12 août, réunissent pendant trois semaines les représentants du gouvernement, les deux ailes du Conseil National pour la Défense de la Démocratie-Forces pour la Défense de la Démocratie (CNDD-FDD) de Pierre Nkurunziza et de Jean Bosco Ndayikengurukiye, et les Forces Nationales de Libération (FNL). Chacune des trois composantes de la rébellion hutue s’assied tout à tour à la table des négociations face aux représentants du gouvernement tutsi.

La première semaine de discussions, qui a réuni l’aile de Pierre Nkurunziza et les représentants du gouvernement, s’était achevée sur un blocage, laissant planer de sérieux doutes sur les chances de succès de ces pourparlers. Le seconde semaine met face à face l’aile de Jean Bosco Ndayikengurukiye et les représentants du gouvernement. D’après les observateurs, l’atmosphère s’est nettement réchauffée. "Nous continuons les discussions (avec Ndayikengurukiye) et elles se déroulent bien", a indiqué dimanche Niyonsaba à l'agence Hirondelle.

"L'atmosphère est plus détendue que la semaine dernière", a pour sa part commenté l'Ambassadeur du Burundi à Dar es Salaam, Emmanuel Rwamibango. Cependant, il est difficile de parler d’avancée des pourparlers, très peu d’informations ayant filtré des discussions toujours en cours.

Une troisième semaine très incertaine
La troisième et dernière semaine des travaux devrait accueillir les Forces Nationales de Libération (FNL), l'autre mouvement rebelle actif au Burundi. Mais, des doutes subsistent encore sur l'arrivée officielle de leurs représentants à Dar es Salaam. La seule information disponible actuellement concerne le nom de l’éventuel
représentant du FNL. Il s’agirait, d’après une source proche du CNDD-FDD de Nkurunziza, du conseiller aux affaires diplomatiques, Alain Mugabarabona. Celui-ci a récemment annoncé avoir limogé son chef rebelle, Agathon Rwasa. Pourtant, ce dernier affirme être toujours le coordinateur général du mouvement. De telles dissensions au sein du FNL, concernant notamment son leadership, ne sont pas de nature à simplifier les choses.

Depuis quelques mois, le FNL a réitéré à plusieurs reprises son refus de participer à ces pourparlers de paix. Cette troisième semaine s’annonce ainsi à la fois périlleuse et cruciale. L'absence du FNL pourrait compromettre la tenue, dans les délais prévus, du sommet régional qui doit entériner tout accord signé par les parties concernées.

Prévu début septembre, ce sommet doit réunir les chefs d'Etat burundais, rwandais, tanzanien, kenyan et ougandais, ainsi que des délégations d'autres
pays africains, de l'Union Africaine, des Nations Unies et de l'Union Européenne.

Au Burundi, la guerre continue de faire rage. Les attaques rebelles ne cessent d’augmenter, y compris dans les faubourgs de Bujumbura. Des milliers de réfugiés auraient traversé la frontière avec le Rwanda la semaine dernière, à la suite d’une attaque rebelle en province de Kayanza (nord du Burundi).

GA/GF/FH (BU-0825a)



21 AOUT 2002
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BURUNDI/ PROCESSUS DE PAIX

UNE PREMIERE SEMAINE DIFFICILE POUR LES NEGOCIATIONS DE CESSEZ-LE-FEU

Arusha, le 21 août 2002 (FH) - Entamées le lundi 12 août à Dar es Salaam (Tanzanie), les négociations pour un cessez-le-feu au Burundi sont déjà bloquées. C'est ce qu'à confirmé mardi à l'agence Hirondelle Hussein Radjab, secrétaire général du Conseil National pour la Défense de la Démocratie-Forces pour la Défense de la Démocratie (CNDD-FDD), aile dirigée par Pierre Nkurunziza.

Les tractations de Dar es Salaam se déroulent sous les auspices de la médiation sud africaine, conduite par le vice-président Jacob Zuma, et du gouvernement tanzanien.

La première semaine des pourparlers de paix a réuni autour d’une même table des membres du CNDD-FDD-aile Pierre Nkurunziza, et des représentants du gouvernement de transition, conduits par Ambroise Niyonsaba, l'ex-ministre du processus de paix et conseiller du président Pierre Buyoya. L’aile dirigée par Pierre Nkurunziza constitue la faction la plus importante du CNDD-FDD, un groupe rebelle hutu.

Selon Radjab, les premières difficultés rencontrées au cours des discussions sont imputables au gouvernement intérimaire. "[Il] n'a pas accepté de répondre à nos questions au nom de l'armée", a souligné le responsable rebelle, laissant entendre que les émissaires du gouvernement n’ont aucun pouvoir pour négocier un cessez-le-feu en lieu et place des belligérants.

De son côté, Niyonsaba accuse le CNDD-FDD de « traîner les pieds sur des préalables" avant les débats de fond.

La première semaine s’est donc achevée dans un climat tendu, laissant planer des doutes sur les chances d'aboutir à un cessez-le-feu.

Les consultations ont recommencé lundi 19 août avec, cette fois, l’aile Ndayikengurukiye du CNDD-FDD. De l’avis des observateurs présents à Dar es Salaam, l’atmosphère s’est nettement réchauffée. Les discussions actuellement en cours avec les représentants du gouvernement offriraient même un sérieux contraste avec celles, tendues, de la semaine passée.

Il est prévu que les débats durent trois semaines. Le FNL devrait clôturer les discussions avec le gouvernement la semaine prochaine, mais à ce jour, leur
présence reste incertaine.

A l’issue de ces trois semaines de pourparlers, les parties concernées devraient harmoniser leurs propositions, puis les soumettre au prochain
sommet Régional. Il devrait réunir début septembre à Dar es Salaam les chefs d’Etat burundais, rwandais, tanzanien, kenyan et ougandais et
entériner tout accord de cessez-le-feu sur lequel les parties en présence se seraient entendues.

L'absence d'un accord de cessez-le-feu demeure l'obstacle majeur à la mise en application effective de l'accord de paix d'août 2000 signé à Arusha
(Tanzanie).

GA/GF/FH (BU-0821a)




12 AOUT 2002
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BURUNDI /PROCESSUS DE PAIX

L'EGLISE CATHOLIQUE DU BURUNDI APPELLE A L'ARRET DE LA GUERRE

Arusha, le 12 août, 2002 (FH)-- L'Eglise Catholique du Burundi a appelé tous les protagonistes de la guerre civile à mettre fin aux hostilités en empruntant la voie du dialogue pour arriver à la paix.

Dans un message adressé le 6 août dernier au gouvernement et aux rebelles, la Conférence des Evêques Catholiques du Burundi (CECAB) fait remarquer que depuis la signature des accords de paix d'août 2000 qui s'est soldée par la mise sur pied des institutions de transition en novembre dernier, "la guerre n'a fait que s'intensifier et devenir plus cruelle et plus destructrice".

Le message du CECAB, signé par son président, l'Archevêque de Gitega (centre du Burundi) Simon Ntamwana, et son vice-président, l'Evêque de Bujumbura Evariste Ngoyagoye, est lancé au moment où s'ouvrent à Dar es Salaam des pourparlers de cessez-le-feu entre le gouvernement du Burundi et les groupes rebelles du CNDD-FDD et du FNL, sous les auspices de la médiation sud africaine et du gouvernement tanzanien.

Cette organisation religieuse a d'ores et déjà averti les négociateurs de "ne pas susciter des déceptions ultérieures du peuple burundais en couvrant de mensonges ou de réserves l'accord que vous signeriez", prêchant que "en dehors du dialogue, aucune autre solution n'est raisonnable".

Les hommes d'églises burundais font par ailleurs remarquer que "aucune guerre ne s'est terminée par l'extermination de l'ennemi, à moins qu'elle ne devienne un génocide organisé". "Ceux que les uns et les autres appellent assaillants ou militaires et sont tués comme ennemis sont en réalité des fils et des filles de notre patrie", ont-ils regretté.

L'Eglise catholique du Burundi est la confession religieuse la plus puissante du pays, avec une adhésion de la population locale estimée à plus de 80%.
GA/CE/FH (BU-0812A)


1er JUILLET 2002
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BURUNDI/PROCESSUS DE PAIX

L'EX-PRESIDENT BAGAZA COMPTE PRESENTER UN PROJET DE CESSEZ-LE-FEU POUR LE BURUNDI

Bujumbura, 1er juillet 2002 (FH)- L'ancien président burundais, le colonel Jean-Baptiste Bagaza, qui a regagné Bujumbura samedi dernier après six ans
d'exil en Ouganda, a déclaré qu'il présentera prochainement un projet de cessez-le-feu en vue de mettre à la guerre civile qui sévit dans son pays depuis 1993.

Jean-Baptiste Bagaza a indiqué que son projet sera annoncé au cours du congrès de sa formation politique, le Parti pour le redressement national (PARENA), qui se tient les 6 et 7 juillet prochains à Bujumbura.

A l'aéroport de Bujumbura, l'ancien président Bagaza a été accueilli par une foule de militants de son parti, essentiellement des jeunes, qui ont marché jusque sur les lieux , la police ayant empêché les taxis mini-bus de les transporter.

Jean-Baptiste Bagaza a signalé qu'il rentre au pays "pour contribuer à la construction d'un Burundi meilleur, l'essentiel étant de ramener la paix." Gardé par des militaires sud-africains , c'est le premier leader politique tutsi qui est gardé par ces troupes étrangères dont il n'avait pourtant pas soutenu la venue.

Interrogé sur cette incohérence, l'ancien président a déclaré que "les troupes sud-africaines ont été acceptées par le gouvernement burundais" et qu'il n'a fait que se plier "à la décision de tout le monde."

Jean-Baptiste Bagaza, qui a signé l'accord d'Arusha du 28 août 2000, n'a pas paraphé l'acte d'engagement à respecter cet accord. Il a indiqué qu'il ne "pouvait pas signer cet acte de respecter un accord de paix aussi longtemps qu'il y a toujours la guerre. C'est comme si on s'engagait à accepter la mort" a-t-il expliqué.

L'ancien président affirme qu'il croit toujours en l'accord d'Arusha , mais qu'il va "continuer les négociations pour lever les réserves" Plusieurs
partis tutsis ont assorti de réserves, de nombreux articles de l'accord.


Jean-Baptiste Bagaza a dirigé le Burundi pendant 11 ans , de 1976 à 1987, avant d'être déposé par le major Pierre Buyoya alors qu'il se trouvait dans une conférence de la francophonie à Québec au Canada . Il avait alors commencé un long exil qui l'avait conduit en Libye et en Ouganda . Il rentre pour la première fois au pays en 1993 après la victoire de Melchior Ndadaye , premier président hutu élu démocratiquement .

Lorsque le major Pierre Buyoya revient au pouvoir en juillet 1996, l'ex-président Bagaza sera emprisonné pendant une année. Libéré , il se réfugiera de nouveau en Ouganda.
FM/AT/DO/FH(BU-0701A)



1er JUILLET 2002
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BURUNDI/PROCESSUS DE PAIX

LOUIS MICHEL LANCE UN APPEL POUR LA FIN DE LA GUERRE AU BURUNDI

Bujumbura 1er juillet 2002 (FH) . Le vice-premier ministre et ministre des affaires étrangères belge, Louis Michel, a condamné "ceux qui prennent en
otage la paix" au Burundi en restant en dehors des accords signés à Arusha le 28 août 2000. Dans un discours prononcé à Bujumbura à l'occasion de la célébration du 40ème anniversaire de l'accession du Burundi à l'indépendance , Louis Michel a déclaré qu'avec la signature des accords d'Arusha, cela signifiait "une promesse exaltante de réconciliation et que les Burundais allaient percevoir les dividendes de la concorde".


Le responsable belge a dit à "tout ce monde qui ne cesse pas la guerre et qui empêche la mise en application l'accord d'Arusha de ne pas prendre en
otage ce peuple laborieux et casser son espoir de forger un grand pays réconcilié." Pour soutenir et encourager ceux qui ont pris le chemin de la réconciliation, Louis Michel s'est engagé personnellement à amener son pays à "rester aux côtés du Burundi et cette aide là ne cessera d'augmenter".


Dans son discours, le président burundais, le major Pierre Buyoya, a parlé, en plus de la signification de l'indépendance, de la crise
économique et de la grève des enseignants qui entre dans sa huitième semaine. Pierre Buyoya n'a toutefois pas fait mention du processus de paix.


Le Burundi a mis en place un gouvernement intérimaire le 1er novembre 2001 mais il est confronté à une rébellion active dans plusieurs régions du pays.
Des discussions en vue d'un cessez-le-feu n'ont pas encore porté de fruits. Etaient également présents à Bujumbura, le président de l'assemblée
nationale rwandaise, Vincent Biruta, ainsi que le ministre libyen des des affaires étrangères.


Le Burundi a accédé à l'indépendance le 1er juillet 1962 en même temps que le Rwanda,son voisin du Nord, après 50 ans de tutelle belge.
FM/AT/DO/FH(BU-0701B)




27 JUIN 2002
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BURUNDI/RAPATRIEMENT

LE BURUNDI ET LA TANZANIE EN DESACCORD AVEC LE HCR AU SUJET DU RAPATRIEMENT DES REFUGIES

Bujumbura, 27 juin 2002 (FH)-. Les gouvernements burundais et tanzaniens ont manifesté publiquement leur désaccord avec le Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) sur la question du rapatriement des réfugiés burundais vivant dans des camps à l'ouest de la Tanzanie.

Cétait à l'occasion de la clôture d'une réunion tripartite Burundi-HCR-Tanzanie sur le rapatriement volontaire de ces réfugiés que le ministre burundais en charge du rapatriement, Françoise Ngendahayo, et le ministre tanzanien de l'intérieur, Mohamed Seif Khatib, ont critiqué le HCR, qui selon eux, refuse de venir en aide aux rapatriés volontaires burundais en provenance de la Tanzanie qui se rendent dans les régions de l'est et du sud du Burundi.

Au début du mois de juin,un camion du HCR qui transportait des rapatriés burundais a fait un accident qui a causé 40 morts, rappelle-t-on dans les cercles onusiens. Le HCR considère dès lors les régions sud et est du Burundi comme non sûres.

A ce sujet, Françoise Ngendahayo, a tapé du poing sur la table en affirmant qu"il n'y a pas de lien de causalité entre un triste accident et une politique de rapatriement qui existait déjà".

Le ministre Mohamed Seif Khatib a pour sa part qualifié la politique du HCR de "deux poids, deux mesures".

Le responsable tanzanien a déclaré que "le HCR devrait traiter les réfugiés burundais comme elle a traité les réfugiés des Balkans.Même si l'insécurité était une réalité sur les routes, le HCR a les moyens de rapatrier les
réfugiés burundais par avion ou par voie lacustre".

Françoise Ngendahayo a affirmé que "les réfugiés burundais préfèrent l'insécurité qui est chez eux à la misère des camps en Tanzanie". Ce point de vue est également partagé par le ministre Mohamed Seif Khatib. Françoise Ngendahayo a proposé que si le HCR n'est pas en mesure de reprendre l'assistance aux réfugiés qui veulent se rendre dans les régions précitées, qu'il remette" au gouvernement burundais les 25 millions d'euros qui ont été mis à sa disposition par la Commission européenne pour faire cette opération".

Le représentant du HCR au Burundi, Stephano Severe, qui était présent, et visiblement mal à l'aise à cause de ces déclarations, a dit que "le HCR à Génève va ouvrir l'examen de cette question pour revoir cette mesure qui a été prise dans la précipitation à cause des normes rigides des Nations-unies".

Sur le demi-million de réfugiés burundais qu'héberge la Tanzanie, quatre-vingt mille ont déjà manifesté leur volonté de rentrer au pays. Mais seuls quatorze mille ont été rapatriés.

FM/AT/GF/FH(BU-0627A)


25 JUIN 2002
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BURUNDI/PROCESSUS DE PAIX

LA CSA SOUHAITE ACCELERER L'APPLICATION DE L'ACCORD DE PAIX

Bujumbura, 25 juin 2002 (FH) - La commission de suivi et d'application de l'accord de paix inter-burundais (CSA) a ouvert sa neuvième session ordinaire à Bujumbura.

Le président de cette Commission, l'Ethiopien Berhanu Dinka, a déclaré que la volonté des membres est d'"accélérer la mise en application de l'accord d'Arusha [du 28 août 2000] après concertation avec toutes les institutions".

A l'ordre du jour de cette session figurent notamment les questions de la cessation des hostilités, des prisonniers politiques, de l'unité spéciale chargée de la protection des institutions ainsi que de la gestion des conflits entre parties signataires de l'accord de paix.

"La Commission de suivi constate que, maintenant, on n'a pas le droit de se payer le luxe des guerres intestines" a indiqué Berhanu Dinka. S'agissant précisément de ces conflits inter-partis, le Front pour la libération nationale (FROLINA) dirigé par Joseph Karumba, encore en exil en Tanzanie, se plaint par exemple d'être exclu du gouvernement de transition en place à Bujumbura depuis le 1er novembre 2001.

Gérard Ntahorwaroye, qui représente ce mouvement au sein de la CSA, a souligné que "le FROLINA et le PARENA [Parti pour le redressement national de l'ex-président Jean-Baptiste Bagaza, en exil en Ouganda] ne sont pas dans les institutions alors que le FROLINA n'a jamais refusé d'entrer au gouvernement. Le PARENA avait pour sa part refusé de signer l'engagement à l'application de l'accord du 28 août 2000.

La CSA est composée de vingt-neuf membres représentant les dix-neufs parties signataires de l'accord d'Arusha, la société civile, les bailleurs de fonds du Burundi, les pays de la région, l'ONU ainsi que l'Union africaine.

Un sommet de Chefs d'Etats de la région, qui serait consacré au Burundi, est envisagé le mois prochain à Arusha.

FM/AT/GF/FH(BU-0625A)


17 JUIN 2002
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BURUNDI /PROCESSUS DE PAIX

LE CNDD-FDD SERAIT PRÊT A RENCONTRER LE GOUVERNEMENT, SELON UN MINISTRE TANZANIEN


Bujumbura, 17 juin 2002 (FH) - Le Conseil national pour la défense de la démocratie (CNDD-FDD), un mouvement rebelle burundais dirigé par Pierre Nkurunziza, serait prêt à rencontrer le gouverrnement pour des discussions sur le cessez-le-feu, a annoncé le week-end dernier le ministre tanzanien des affaires étrangères, Jakaya Kikwete.


Jakaya Kikwete était en déplacement au Burundi pour "faire suite à la requête du gouvernement de jouer l'intermédiaire entre lui et les mouvements rebelles", a-t-il déclaré. "Le mouvement rebelle CNDD-FDD de Pierre Nkurunziza a accepté d'entreprendre des discussions avec le pouvoir du président Buyoya afin de régler la question du cessez-le-feu", a indiqué le chef de la diplomatie tanzanienne.

Jakaya Kikwete a ajouté que l'autre groupe rebelle actif sur le terrain, le Front national de libération (FNL-PALIPEHUTU) "dit ne pas être encore prêt pour des pourparlers afin de signer la cessation des hostilités". Aussi "la Tanzanie continuera de fournir sa contribution jusqu'à ce que le Burundi recouvre une paix totale" a-t-il poursuivi.

Pour mener à bien cette mission, "la Tanzanie compte rouvrir sa représentation diplomatique de Bujumbura au cours du mois de juillet" a indiqué le ministre Kikwete.

Le président burundais, Pierre Buyoya, et le président de l'assemblée nationale, Jean Minani, se sont, de leurs côtés, rendus à Prétoria la semaine dernière et ont rencontré le facilitateur, l'ancien président sud-africain Nelson Mandela, et le vice-président Jacob Zuma, qui pilote les discussions sur le cessez-le-feu. Une conférence des chefs d'Etat de la région devrait être convoquée prochainement pour évaluer la situation, selon des sources bien informées à Bujumbura.

Dans un tout autre registre, l'ancien président burundais, Jean-Baptiste Bagaza, en exil en Ouganda depuis cinq ans, a déclaré à l'agence Hirondelle qu'il rentrerait à Bujumbura le 29 juin prochain.

"Je rentre le 29 juin au Burundi pour être plus actif à l'opposition et le seul point pendant reste la négociation de ma garde pour ma sécurité" a-t-il dit. Jean-Baptiste Bagaza avait une première fois annoncé son retour au pays quelque temps après l'entrée en fonction des institutions intérimaires du 1er novembre 2001, mais cela ne s'était jamais concrétisé. Jean-Baptiste Bagaza dirige le Parti pour le redressement national (PARENA). Certains membres de ce parti sont en prison, accusés d'avoir tenté de renverser Pierre Buyoya.

AT/GF/FH (bu-0617a )


12 JUIN 2002
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BURUNDI/PROCESSUS DE PAIX

PIERRE BUYOYA ACCUSE LES REBELLES DE NE PAS JOUER FRANC JEU DANS LES NEGOCIATIONS


Bujumbura,12 juin 2002 (FH) - Le président burundais, Pierre Buyoya, a accusé les rebelles qui combattent de son armée de ne pas jouer franc jeu dans les négociations sur le cessez-le-feu, dans une interview donnée mercredi à l'agence Hirondelle.

Pierre Buyoya était en partance pour Prétoria où il doit rencontrer le facilitateur dans le conflit burundais, l'ancien président sud-africain Nelson Mandela, ainsi que le co-médiateur dans les pourparlers sur le cessez-le-feu au Burundi, le vice-président Jacob Zuma.


Pierre Buyoya est accompagné du président de l'assemblée nationale de transition, également président du principal parti pro-hutu, le Front pour la démocratie au Burundi, Jean Minani.


Les négocations sur le cessez-le-feu sont pratiquement au point mort, alors que le retour à la paix dans le pays constituait une des priorités fixées par le gouvernement intérimaire installé à Bujumbura le 1er novembre 2001.


Selon le président du Burundi, parmi les raisons qui font que les pourparlers pour un cessez-le-feu n'avancent pas, il y a le fait que " les rebelles jouent des manœuvres dilatoires pour retarder les négociations. Il faut arrêter ce jeu malsain qui consiste à refuser la médiation et le lieu de la négociation".


La branche rebelle du Conseil national pour la défense de la démocratie (CNDD-FDD) dirigée par Pierre Nkurunziza a récemment déclaré qu'elle n'avait plus confiance en Jacob Zuma et a par ailleurs proposé que la Tanzanie abrite les futurs pourparlers.sur le cessez-le-feu.


Pierre Buyoya a indiqué à l'agence Hirondelle qu'il partait en Afrique du sud "pour une concertation et faire le point sur la question des négociations qui n'avancent pas, afin de les relancer".


FM/AT/FH (BU-0612A)



05 JUIN 2002
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BURUNDI/PROCESSUS DE PAIX

DES REBELLES BURUNDAIS ONT RENCONTRE DES OFFICIELS TANZANIENS

Arusha, 5 juin 2002 (FH) - Rebelles burundais et officiels tanzaniens ont clôturé mardi à Dar-es-salaam une semaine de discussions, a rapporté le quotidien gouvernemental tanzanien "Daily News".


Dans son édition de mercredi, Daily News a précisé que cette rencontre, destinée à étudier les voies et moyens de mettre fin à la guerre civile qui ravage le Burundi depuis neuf ans, avait commencé le 28 mai dernier.

Tout comme celle qui l'avait précédée au mois de mars, la rencontre s'est déroulée à l'hôtel White Sands dans la capitale tanzanienne. La délégation tanzanienne était conduite par le directeur du département Afrique et Moyen Orient au sein du ministère des affaires étrangères et de la coopération internationale, l'ambassadeur Msuya Mwangachi.

Les rebelles burundais sont actuellement divisés en plusieurs factions qui se disputent le leadership. Le groupe représenté à Dar-es-salaam était le Conseil national pour la défense de la démocratie (CNDD-FDD), dirigé par Pierre Nkurunziza. Une autre branche du même mouvement est dirigée par le colonel Jean-Bosco Ndayikengurukiye.

Clôturant cette rencontre de Dar-es-salaam, le ministre tanzanien des affaires étrangères, Jakaya Kikwete, s'est félicité des résultats atteints, indiquant que le CNDD-FDD était disposé à participer aux négociations sur le cessez-le-feu au Burundi.

Jakaya Kikwete a déclaré que les conclusions de cette rencontre seront transmises au médiateur dans le conflit burundais, l'ancien président sud-africain Nelson Mandela, qui décidera de la prochaine action à entreprendre.

Le secrétaire général du CNDD-FDD, Radjabu Hussein, a déclaré à la presse que la situation au Burundi était encore "hostile" et que la comminauté internationale devrait par conséquent suspendre le rapatriement ds réfugisé burundais, dont la plupart vivent en Tanzanie. Mardi, un autre groupe rebelle burundais, le Front National de Libération (FNL) a attaqué une position militaire gouvernementale sur les collines qui surplombent la capitale Bujumbura, créant la panique dans toute la ville.

Le calme est revenu quelques instants après, selon plusieurs sources.

AT/GF/FH(BU-0605A).



28 MAI 2002
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BURUNDI/MEDIAS

BUYOYA CONFIRME L'INTERDICTION D'INTERVIEWER LES REBELLES

Bujumbura, 28 mai 2002 (FH) - Le président burundais Pierre Buyoya confirmé aux responsables de la presse qu'il est "strictement interdit aux médias émettant à partir du territoire burundais de diffuser les interviews des rebelles".

Le président Buyoya a déclaré dimanche dernier que cette décision prise antérieurement par son ministre de la défense, Cyrille Ndayirukiye, relève "du bon sens", affirmant que "aucun responsable dans le monde ne peut permettre à ses ennemis de parler sur des radios qui émettent à partir d'un territoire qu'il contrôle".

Le président Buyoya a reconnu que la décision a été prise "avec un peu de retard" et a mis en garde deux radios indépedantes locales, la Radio publique africaine (RPA) et la Radio Bonesha. La prochaine fois que ces radios contreviendront à ces ordres, il prendra lui-même "des mesures appropriées", a-t-il dit.

Il y a deux semaines, le ministre de la défense avait déclaré aux journalistes burundais que diffuser des interviews des rebelles revenait à "augmenter leur potentiel de guerre."

Le président Buyoya a ajouté que même les démocraties les plus avancées comme les Etats-Unis "ne permettent pas à CNN de diffuser tout ce qu'Ossama Bin Laden dit".

Le rédacteur en chef du Studio Ijambo qui était sur place a dit que "cette décision n'est pas bonne pour le processus de paix". Il a expliqué que les journalistes, par leurs tables rondes avec les rebelles et les représentants de la société civile, parviennent à "échanger les points de vues des uns et des autres sur la politique en général et la guerre en particulier". Le président Buyoya a répondu que c'était un point de vue, mais qu'il maintenait sa décision .

FM/AT/GF/FH(BU-0528A)



27 MAI 2002
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BURUNDI/ DROITS DE L'HOMME

LA SITUATION DES DROITS DE L'HOMME EST PREOCCUPANTE AU BURUNDI, SELON UN EX-MINISTRE


Arusha, 27 mai 2002 (FH) - L'ex-ministre burundais des droits de l'homme, Eugène Nindorera, a déclaré que la situation des droits de l'homme dans son pays était préoccupante, principalement en raison de la guerre civile qui dure depuis huit ans.


Consultant en droits de l'homme, Eugène Nindorera assistait le week-end dernier, à Arusha (nord de la Tanzanie), à une conférence centrée sur la promotion de la justice et la réconciliation en Afrique. "Tant que cette guerre sera là, il sera difficile de parler d'une situation de droits de l'homme qui soit efficace", a indiqué Eugène Nindorera, dans une interview à l'agence Hirondelle.


L'ex-ministre burundais se référait aux abus commis par l'armée burundaise et les groupes rebelles et dont les victimes sont des populations civiles.

Un accord de paix conclu en août 2000 a permis la mise en place d'institutions de transition, mais en l'absence de cessez-le-feu, les abus sont toujours très nombreux.

"Au niveau de l'armée, il y a beaucoup de corrections à faire parce qu'il y a eu et qu'il y a encore malheureusement des bavures qui ne sont pas sanctionnées, ce qui peut parfois donner l'impression que cela est toléré par les autorités. Cest tout a fait inacceptable", a indiqué Eugène Nindorera.


L'ex-ministre qualifie par ailleurs de "graves" les violations commises par les groupes rebelles. "Quelles que soient les revendications politiques qu'on peut avoir, elles ne peuvent en aucun cas justifier certains actes ou on tue des innocents, ou on s'attaque à des bus, ce qui fait que ce ne sont pas des revendications politiques, mais des actes criminels qu'ils posent", a-t-il dit.

Eugène Nindorera a cependant fait remarquer que toutes les violations des droits de l'homme au Burundi ne sont pas nécessairement liées à la guerre. Il a notamment évoqué des actes de torture dans des cachots et dans des bureaux de police "où c'est presque toléré, presque accepté". "Je pense qu'il n'y a pas vraiment de mesures énergiques qui sont prises pour sanctionner ceux qui s'adonnent à la torture", a-t-il déploré.

S'agissant du système judiciaire, Eugène Nindorera a relevé des cas de "détentions arbitraires", ainsi que "des arrestations où on ne respecte pas le code de procédure pénale".


Interrogé sur les restrictions de certaines libertés publiques, Eugène Nindorera a répondu que certaines d'entre elles peuvent être compréhensibles "compte tenu de la situation de guerre", telles que l'interdiction des manifestations publiques de partis politiques. Selon lui, permettre l'exercice de telles libertés pourrait aggraver l'état d'insécurité qui prévaut dans le pays.


Liberté d'expression
Le gouvernement burundais a récemment pris des mesures empêchant les journalistes locaux de tendre le micro aux représentants des mouvements rebelles. Ces mesures ont été vigoureusement critiquées par des organisations de droits de l'homme et par les journalistes eux-mêmes. "Ce sont des interdictions qu'on ne peut pas prendre, et qui n'ont même pas d'effet", a regretté Eugène Nindorera, expliquant que ce que l'on ne permet pas de dire sur les antennes des radios locales, "les Burundais l'entendent sur d'autres radios".

Eugène Nindorera a toutefois invité les représentants des médias à faire montre du respect de l'éthique journalistique et à user de la prudence dans l'exercice de leur métier. "Il ne faut pas que les journalistes, sous prétexte d'exercer leur liberté, fassent n'importe quoi (…) Quand on a parlé des médias de la haine, que ce soit au Burundi ou au Rwanda, ce n'était pas des choses inventées, ce sont des situations que nous avons vécues, et qui parfois peuvent déboucher sur des catastrophes", a-t-il averti.

GA/AT/GF/FH (BU-0527A)



24 MAI 2002
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BURUNDI/PROCESSUS DE PAIX

MGR NDUHIRUBUSA RELÂCHE PAR LES REBELLES

Bujumbura, 24 mai 2002.(FH)- L'évêque catholique, Joseph Nduhirubusa, a été relâché jeudi après avoir passé cinq jours aux mains d'une branche rebelle.

Arrêté samedi dernier alors qu'il rentrait de Kigali, l'évêque de Ruyigi (sud-est) a été relâché dans la localité de Mitakataka en province Bubanza (nord-ouest), à une trentaine de kilomètres de la capitale Bujumbura.

La cérémonie s'est déroulée en présence du Nonce Apostolique au Burundi, Mgr Michel Courtneille , des représentants de l'église locale ainsi que du gouverneur de la province de Bubanza, Gilbert Kayonde. Seule l'armée burundaise n'avait pas été conviée, a constaté l'agence Hirondelle.

La cérémonie a été marquée par des discours du représentant de la rébellion, le major Manassé Nzobonimpa, entouré par une impressionante garde armée. L'immense foule qui attendait cet événement a vu Mgr Nduhirubusa sortir de la forêt, porté sur une civière. Après la cérémonie de signature attestant que la rébellion a remis Mgr Nduhirubusa sain et sauf, le prélat redevenu libre a lancé "un appel aux groupes armés qui s'affrontent pour qu'ils se mettent sur la même table de négociation et arrivent à la paix très rapidement". Deux soldats burundais qui gardaient le prélat ont été tués lorsqu'il a été intercepté par la rébellion.

FM/AT/GF/FH(BU-0524A)



22 MAI 2002
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BURUNDI /MEDIAS

LES MEDIAS BURUNDAIS NE SONT PLUS AUTORISES A INTERVIEWER LES REBELLES


Bujumbura, 22 mai 2002 (FH) - Lors d'une rencontre avec la presse organisée à Bujumbura par le ministre de la sécurité, le ministre de la communication, le procureur général de la République et le responsable des services de renseignements burundais, l'ordre a été donné aux journalistes de ne plus tendre le micro à la rébellion burundaise .

Le ministre de la communication et porte-parole du gouvernement, issu du CNDD de Léonard Nyangoma (anciennement dans la rébellion), Albert Mbonerane, a déclaré que "tendre le micro à un chef rebelle, c'est augmenter son potentiel militaire".

Le ministre de la défense, le général-major Cyrille Ndayirukiye, a indiqué pour sa part : "il y a deux camps : les amis, c'est à dire le gouvernement, et les ennemis, c'est à dire les rebelles. La presse doit choisir le camp des amis", a-t-il dit.

"On ne peut pas accepter une superposition des messages contradictoires des rebelles et du gouvernement dans les médias qui émettent à partir du Burundi", a poursuivi Cyrille Ndayirukiye.

Un débat houleux entre les journalistes et les autorités s'en est suivi, mais aucune concession n'a été arrachée par les représentants des médias.

Alexis Sinduhije, qui dirige la Radio publique africaine (RPA), particulièrement visé par les dignitaires, a déclaré refuser "de faire du journalisme griot".

FM/AT/GF/FH (BU-0517B )

21 MAI 2002
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BURUNDI /PROCESSUS DE PAIX

DEUX PARTIS PRO-TUTSIS PROPOSENT QUE LA TANZANIE ABRITE LES NEGOCIATIONS SUR LE CESSEZ-LE-FEU

Bujumbura, 21 mai 2002 (FH) - Deux partis politiques pro-tutsis ont proposé que la Tanzanie abrite les négociations sur le cessez-le-feu qui se déroulent en Afrique du sud.

Les partis ABASA (Alliance burundo-africaine pour le salut) et Mouvement socialiste et panafricaniste-Inkinzo (MSP) ont estimé que ces négociations devraient se dérouler à Arusha, une ville qui a par le passé hébergé les pourparlers politiques ayant abouti aux accords du 20 août 2000.


Le président d'ABASA, Térence Nsanze, a déclaré que la médiation actuelle était "multiforme, composite, variable et ambulante" .

Les chefs d'Etat de la région ont confié au vice-président sud-africain Jacob Zuma et au président gabonais Omar Bongo le mandat de conduire les négociations sur le cessez-le-feu au Burundi.

Alphonse Rugambarara, qui préside le parti MSP-Inkinzo, indique que "tous les signataires doivent négocier le cessez-le-feu comme ils ont négocié l'accord d'Arusha et il ne faut pas laisser le président Buyoya et le président de l'assemblée Minani seuls s'accaparer de cette question importante pour tous".


Les deux chefs de partis proposent par ailleurs que l'ancien président sud-africain Nelson Mandela pilote personnellement les négociations sur le cessez-le-feu au Burundi.


Récemment, la branche rebelle dirigée par Pierre Nkurunziza avait également proposé le changement du lieu des négociations ainsi que le remplacement du médiateur.


FM/AT/GF/FH (BU-0517A)



14 MAI 2002
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BURUNDI /PROCESSUS DE PAIX

BUJUMBURA N'EST PAS HOSTILE A UN CHANGEMENT DE MEDIATEUR


Bujumbura, 14 mai 2002 (FH) - Le gouvernement du Burundi ne s'oppose pas aux voeux du CNDD-FDD de Pierre Nkurunziza, une des branches de la rébellion, qui demande à changer de médiateur et de lieu de négociation, a appris l'agence Hirondelle à Bujumbura.


Le CNDD-FDD, aile Pierre Nkurunziza, se déclare prêt à participer à des négociations si le lieu et le médiateur sont changés. Les griefs avancés par le mouvement sont de deux ordres : d'une part, le vice-président sud africain Jacob Zuma, actuel médiateur, "ne semble pas saisir le conflit burundais. Jacob Zuma est tendancieux, il s'ingère dans les affaires des mouvements armés et il a terni l'image de son pays". D'autre part, le chef rebelle estime que "un pays comme la Tanzanie, qui a aidé le Burundi pour son accès à l'indépendance, qui a hébergé les réfugiés burundais depuis les années 65 et qui a fait la facilitation jusqu'à la signature de l'accord [de paix du 28 août 2000] ferait un travail meilleur que le vice-président sud-africain".

En réaction à cette déclaration, le gouvernement de Bujumbura dit ne trouver "aucun inconvénient" à ce que le médiateur change.

Dans une interview accordée à la presse, le porte-parole du gouvernement, le ministre de l'information Albert Mbonerane, a déclaré que "changer de médiateur ou de lieu de discussion n'est pas un problème, ce qui est important c'est ce que les gens se disent".

Le gouvernement a jusqu'ici rencontré une autre aile du CNDD-FDD, dirigée par Jean-Bosco Ndayikenguriye.

FM/AT/GF/FH (BU-0514A )



06 MAI 2002
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BURUNDI/PROCESSUS DE PAIX

L'ONU ET L'EUROPE APPELLENT LES REBELLES A NEGOCIER AVEC LE GOUVERNEMENT

Bujumbura, 7 mai 2002(FH) - Le Conseil de sécurité de l'ONU et l'Union européenne répètent aux rebelles burundais que les combats qu'ils mènent n'ont plus de justification, et qu'ils doivent aller à la table des négociations.

Dans une interview accordée à la presse à l'issue du voyage d'une délégation du Conseil de sécurité à Bujumbura, l'ambassadeur français Jean-David Levitte a déclaré que "les groupes armés n'ont plus de raisons de combattre".

De son côté, l'Union européenne a lancé lundi "un appel solennel aux rebelles pour qu'ils cessent les combats et s'associent aux autres dans les discussions de paix".

Le gouvernement de Bujumbura, par le truchement de son chef de la diplomatie, affirme également que "la rébellion n'a plus de raison de continuer la guerre". Le ministre des affaires étrangères, Thérence Sinunguruza, a indiqué que "le moment est venu de prendre des mesures nécessaires, appropriés et contraignantes pour amener les rebelles à la table de négociation".

Pour Jean-David Levitte, "il ne faut pas mettre en avant les sanctions". Et "si d'aventure il était question d'en arriver là, ce serait une mission de la région". Le chef de la diplomatie burundaise a appelé la communauté internationale à "honorer les engagements financiers promis à Génève pour encourager la paix". Sinon, a-t-il poursuivi, "la rébellion y verra un encouragement à continuer les combats."

A ce sujet, Jean-David Levitte a promis de plaider pour le Burundi afin que "ceux qui ont fait le choix de la paix, bénéficient des dividendes de la paix".

La délégation du Conseil de sécurité s'est également rendue en République démocratique du Congo, au Zimbabwe, en Angola, en Tanzanie, en Ouganda, au Rwanda et en Afrique du Sud. En Afrique du Sud, elle a rencontré des représentants des mouvements rebelles burundais qui étaient en discussion avec le gouvernement sur les voies et moyens de mettre fin à la guerre qui sévit dans le pays depuis neuf ans.

FM/AT/GF/FH(BU-0507A)



06 MAI 2002
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BURUNDI/PROCESSUS DE PAIX

LA MEDIATION PROPOSE UNE CONFERENCE REGIONALE SUR LE BURUNDI

Bujumbura 6 mai 2002 (FH) - Une conférence régionale sur le Burundi pourrait pallier l'échec des derniers pourparlers de Pretoria sur le cessez-le-feu, a estimé le vice-président sud-africain, Jacob Zuma.

Jacob Zuma a été mandaté pour piloter les négociations sur le cessez-le-feu au Burundi aux côtés du président gabonais Omar Bongo. Le vice-président sud-africain a rencontré la semaine dernière plusieurs chefs d'Etat de la région, dont le président tanzanien Benjamin Mkapa et l'OugandaisYoweri Kaguta Museveni, qui préside par ailleurs l'initiative régionale pour le Burundi. C'est le président ougandais qui organiserait cette conférence.

Pendant ce temps, les nouvelles en provenance d'Afrique du Sud indiquent qu'un pas a été franchi dans les discussions entre le gouvernement burundais et une branche du mouvement rebelle CNDD-FDD, dirigée par le colonel Jean-Bosco Ndayikengurukiye. Une autre branche de ce mouvement est présidée par Pierre Nkurunziza. Jean-Bosco Ndayikengurukiye a déclaré que "un cessez-le-feu pourrait intervenir entre le CNDD et le pouvoir de Bujumbura".

Le chef de la délégation gouvernementale, Ambroise Niyonsaba, a de son côté signalé que "les négociations avec le CNDD de Jean-Bosco Ndayikengurukiye avancent bien et un cessez-le-feu pourrait être signé dans trois semaines avec ce mouvement". Ambroise Niyonsaba a par ailleurs manifesté son "étonnement" face au comportement des FNL, un autre mouvement rebelle, qui disent vouloir discuter uniquement avec les représentants de l'armée burundaise.

Ambroise Niyonsaba affirme que "les négociations avec le CNDD-FDD de Pierre Nkurunziza reculent et que celles avec le FNL n'ont pas encore commencé".

Un plan de cessez-le-feu préparé par le Conseil de sécurité de l'ONU, en discussion, est encore tenu secret. En visite au Burundi le week-end dernier, une délégation du Conseil de sécurité conduite par l'ambassadeur français Jean-David Levitte a invité les rebelles burundais à rejoindre le processus d'Arusha (Tanzanie).

Des accords de paix signés à Arusha en août 2000 ont permis la mise en place d'un gouvernement de transition opérationnel depuis le 1er novembre 2001 à Bujumbura. Ce gouvernement s'est donné comme priorité d'arrêter la guerre civile qui dure depuis neuf ans.

FM/AT/GF/FH(BU-0506a)



29 AVRIL 2002
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BURUNDI / PROCESSUS DE PAIX

LES BURUNDAIS DANS LA BONNE DIRECTION, SELON ALDO AYELLO

Bujumbura, 29 avril 2002 (FH) - De passage la semaine dernière à Bujumbura, l'envoyé spécial de l'Union européenne pour les grands lacs, Aldo Ayello, a affirmé que les négociateurs burundais en pourparlers en Afrique du sud "sont en train de faire de petits pas, mais que ce sont des étapes importantes pour le retour de la paix".

S'adressant à la presse après une heure d'entretien avec le président burundais Pierre Buyoya, Aldo Ayello a expliqué qu'il avait effectué un bref séjour à Prétoria, où il a rencontré la délégation du CNDD-FDD, un des groupes rebelles burundais, et l'équipe de la médiation. Aldo Ayello affirme "avoir noté avec satisfaction que de petits pas sont enfin en train d'être fait par les FDD". Il a ajouté avoir été informé que l'autre mouvement rebelle, les FNL, ferait le déplacement en Afrique du Sud pour rencontrer une délégation du Conseil de sécurité de l'Onu ainsi que l'équipe de la médiation."C'est une autre porte pour la paix qui s'ouvre", a souligné Aldo Ayello.

FM/AT/GF/FH(BU-0429a)


25 AVRIL 2002
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BURUNDI/PROCESSUS DE PAIX

LE COMITE DE SUIVI DE L'ACCORD DE PAIX ACCUSE LE GOUVERNEMENT DE TRAINER LES PIEDS

Bujumbura, 25 avril 2002 (FH) - Les membres du comité de suivi et de mise en application des Accords de paix d'Arusha condamnent l'attitude du gouvernement burundais "qui ne s'investit pas réellement pour mettre en application les Accords d'Arusha" du 28 août 2000. Selon les membres du comité de suivi, actuellement en leur huitième session, "si le gouvernement avait manifesté sa bonne foi certaines questions auraient déjà été résolues. Il en va de même de la commission pour la réhabilitation des sinistrés, ainsi que des réformes de l'administration et de l'armée".

Aussi, estime le comité de suivi, est-il difficile de concilier le calendrier arrêté par les négociateurs d'Arusha pour mettre en application l'accord de paix et le calendrier du gouvernement.

Signalons pour conclure que le président du comité de suivi, l'Ethiopien Berhanu Dinka, qui représente le secrétaire général de l'ONU ne fait plus l'unanimité au sein de ce comité. L'idée de le faire assister par deux Burundais, soit un Hutu et un Tutsi, fait déjà son chemin.

FM/AT/GF/FH(BU-0425a)


24 AVRIL 2002
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BURUNDI/PROCESSUS DE PAIX

GOUVERNEMENT ET GROUPES REBELLES POURSUIVENT LES POURPARLERS A PRETORIA

Bujumbura, 24 avril 2002 (FH ) - Alors que la délégation du gouvernement de Bujumbura vient de terminer les discussions avec l'aile du CNDD-FDD de Jean-Bosco Ndayikengurukiye, l'aile de Pierre Nkurunziza devait arriver à Prétoria ce mercredi. Selon Jean-Marie Ngendahayo, conseiller diplomatique du CNDD-FDD aile Pierre Nkurunziza, cette délégation du CNDD est composée de 8 personnes.

Pour le CNDD-FDD aile Pierre Nkurunziza, il n'est pas encore temps de parler de cessation des hostilités, mais simplement de la création d'un environnement favorable à une trève.

Mais pour l'ambassadeur Albert Mbonerane, porte-parole du gouvernement burundais issu du CNDD aile Nyangoma Léonard, "les discussions de Pretoria devraient aboutir à un cessez-le-feu parce que la population est fatiguée de ces huit ans de guerre". Quant au FNL-Palipehutu d'Agathon Rwasa, il se rendra en Afrique du sud le 29 avril.

Le FNL refuse pour sa part toujours de rencontrer les représentants du gouvernement, mais préfère engager des discussions sérieuses avec "l'armée burundaise, véritable détenteur du pouvoir".

FM/GF/FH(BU-0424A)



22 AVRIL 2002
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BURUNDI/PROCESSUS DE PAIX

LES ETATS-UNIS DEBLOQUENT UN MILLION DE DOLLARS POUR LE PROCESSUS DE PAIX

Bujumbura, 22 avril 2002(FH) - Le président du comité de suivi pour la mise en application de l'Accord d'Arusha pour le Burundi, l'Ethiopien Berhanu Dinka,
a annoncé que le gouvernement américain débloquait 1 million de dollars pour soutenir la mise en application de l'Accord d'Arusha.

L'annonce a été faite lors de l'ouverture des huitièmes travaux du comité de suivi qu'il préside. Berhanu Dinka, président du comité de suivi de la mise en application de l'accord d'Arusha, a aussi dit qu'une délégation du conseil de sécurité arrivera à Bujumbura le 5 mai pour rencontrer le gouvernement, le
parlement et les membres de la société civile .

Les membres du comité de suivi se pencheront au cours de leurs travaux sur la question relative aux conditions de détention des prisonniers, l'étape franchie dans les négociations pour la recherche de la paix, ainsi que la question qui concerne l'unité spéciale chargée de protéger les institutions de transition qui remplacerait le contigent sud africain.

La huitième session du comité de suivi pour la mise en application de l'Accord d'Arusha a été marquée par des manifestations de jeunes gens qui ont fait irruption dans le hall de l'Hôtel Novotel où se tenait la rencontre et ont scandé des slogans contre les Accords d'Arusha et leur mise en application. La police est arrivée sur les lieux de la manifestation après coup .

FM/GF/FH(BU-0422b)


22 AVRIL 2002
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DESACCORDS ENTRE BELLIGERANTS SUR L'ETAT D'AVANCEMENT DES NEGOCIATIONS

Bujumbura, 20 avril 2002 (FH) -Malgré les tractations en cours entre burundais en Afrique du Sud, le langage est loin d'être le même entre les deux principaux belligérants sur le terrain.

Dans un point de presse à Bujumbura, le major Pierre Buyoya, président du Burundi, a estimé : "Le processus de paix est avancé, même s'il y a des problème à résoudre comme le cessez-le-feu". Mais au même moment, dans une interview accordée à la BBC, Pierre Nkurunziza, leader de l'une des ailes du mouvement CNDD-FDD affirmait que les négociations inter-burundaises avaient toujours été mal organisées, depuis Arusha jusqu'en Afrique du sud. "J'ai l'impression que le conflit burundais est maudit du fait que l'on identifie toujours de faux négociateurs" a-t-il dit.

Pour Pierre Nkurunziza, trois hommes peuvent, s'ils se mettent ensemble, ramener la paix au Burundi. Il s'agit de lui même, du président Buyoya et d'Agathon Rwasa, leader du FNL-Palipehutu. "Sans cela, la paix est très loin" a dit Pierre Nkurunziza.

Au cours du même point de presse, un président Buyoya confiant a dit le gouvernement avait rencontré une des ailes du CNDD-FDD, et qu'il rencontrerait l'autre
aile la semaine prochaine. Pourtant, Pierre Nkurunziza affirme qu'il sera à Prétoria ce 22 avril sur invitation de la facilitation et qu'il n'est pas question pour lui de rencontrer le gouvernement, mais "l'armée burundaise véritable détentrice du pouvoir".

Enfin le président Buyoya dit que "la paix ne se fait pas en un jour" , qu'il n'attend pas une cessation des hostilités après ce rendez-vous sud africain, mais que
c'est une bonne ébauche de discussions et que le FNL-PALIPEHUTU d'Agathon Rwasa suivra le mouvement. Pierre Nkurunziza du CNDD-FDD espère à son tour qu'après ce round de Prétoria "on identifiera mieux les bélligérants et que les moyens financiers et un bon cadre de négociations seront convenus pour éviter que les négociateurs soient obligés de s'endetter pour aller négocier" .

FM/GF/FH(BU-0422a)



19 AVRIL 2002
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BURUNDI/PROCESSUS DE PAIX

LES PROTAGONISTES DU CONFLIT BURUNDAIS DISCUTENT EN ORDRE DISPERSE EN AFRIQUE DU SUD.

Bujumbura, 18 avril 2002 (FH) - Les principaux bélligérants dans le conflit burundais sont réunis en Afrique du sud pour des discussions de paix, mais tous ne se sont pas encore rencontrés, une forte méfiance persistant encore.

Ce jeudi, sous la médiation du vice-président sud africain Jacob Zuma, la délégation gouvernementale conduite par Mr Ambroise Niyonsaba a rencontré Jean-Bosco Ndayikengurukiye, chef d'une aile du CNDD-FDD.

Une autre rencontre est prévue le 22 avril entre le gouvernement burundais et Pierre Nkurunziza, leader de l'autre aile du CNDD-FDD. L'autre acteur principal dans le conflit burundais, Mr Agathon Rwasa, est attendu le 27 pour s'entretenir avec Jacob Zuma.

Les trois bélligérants devraient rencontrer une délégation du conseil de sécurité à Prétoria, le 29 avril.

Les bailleurs de fonds du Burundi ont promis 330 millions de dollars destinés à financer les projets de désarmement, démobilisation et réintégration des forces combattantes dans la région des Grands-Lacs.

FM/GF/FH(BU-0419A)



28 MARS 2002
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BURUNDI/PROCESSUS DE PAIX

L'EX-PRESIDENT NTIBANTUNGANYA APPELLE AU CESSEZ-LE-FEU

Bujumbura, 28 mars 2002 (FH) - L'ancien président du Burundi, Sylvestre Ntibantunganya, a lancé jeudi un appel vibrant à son tombeur, le major Pierre Buyoya (actuel chef de l'Etat), à Pierre Nkurunziza, le chef du mouvement rebelle CNDD-FDD et à Agathon Rwasa, leader de l'autre principal mouvement rebelle actif sur le terrain, pour qu'"ils se rencontrent très rapidement et qu'ils se conviennent pour la suspension des hostilités".

Pour l'ex-président Ntibantunganya "c'est très urgent d'arrêter le cynisme pour penser à ce peuple que tous les belligérants se targuent de vouloir défendre (...) Personne ne pourra gagner cette guerre civile. Même si d'aventure un des belligérants l'emportait sur l'autre il ne capitalisera pas sa victoire politiquement et diplomatiquement, ainsi elle se retournera contre lui" a-t-il déclaré.

Interrogé à ce sujet, le porte-parole du FNL-PALIPEHUTU, Anicet Ntawuhiganayo, a affirmé que "les signataires de l'accord d'Arusha n'étaient pas les vrais interlocuteurs parce que la paix n'est pas encore au rendez-vous". Anicet Ntawuhiganayo a expliqué que "si tous les mouvements rebelles burundais et l'armée représentée par Buyoya se mettent ensemble avec un agenda préparé, dans le respect et la considération mutuels, la paix peut venir plus tôt que prévu".

Pierre Nkurunziza, patron du CNDD-FDD, estime pour sa part que "l'identification des belligérants a été mal faite et que ce fût un faux départ". Pierre Nkurunziza fustige le comportement de l'armée, qui contourne le vrai cadre des négociations et va à Dar-es-salaam "rencontrer des individus qui ne représentent qu'eux-mêmes parce qu'ils viennent de la même région que le Président Buyoya". Une rencontre préliminaire aux négociations sur le cessez-le-feu a été organisée récemment à Dar-es-salaam, mais elle a été boudée par les groupes rebelles dirigés par Pierre Nkurunziza et Agathon Rwasa.

Il est à signaler que le gouvernement du major Pierre Buyoya déplore l'attitude des mouvements rebelles qui excellent dans "la pratique de la politique de la chaise vide". Buyoya, dans ses dernières déclarations, ne cesse de demander des "sanctions contre la rébellion burundaise qui nargue la facilitation, la communauté internationale et les partenaires dans la négociation en s'absentant dans les différentes rencontres organisées pour rechercher la paix pour le Burundi".

FM/AT/GF/FH(BU-O328A)



18 MARS 2002
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BURUNDI/PROCESSUS DE PAIX

ROTATION DE MILITAIRES SUD-AFRICAINS

Bujumbura, 18 mars 2002 - Le détachement des 700 militaires sud-africains chargé de la protection des dignitaires burundais rentrés d'exil pour participer aux institutions de transition a quitté Bujumbura le 17 mars, deux mois avant la date prévue, pour rejoindre l'Afrique du sud. Une nouvelle équipe les a remplacé.

Ce départ anticipé est exclusivement motivé par un "besoin de repos", a déclaré le commandant sortant, le général de brigade Duma Ndutiana.

Dans son message d'adieu, le général de Ndutiana a expliqué : "Malgré la méfiance du début de l'opération, lorsqu'une partie des burundais nous considéraient comme une force d'invasion, le temps a clarifié notre mission véritable de protection des politiciens burundais qui le désirent, et les relations sont devenues bonnes avec la population".

Le Général de Brigade Duma Ndutiana a, toutefois, déploré quelques incidents : deux militaires sud-africains sont morts dans des circonstances non encore élucidées", tandis que la collision d'un camion militaire sud-africain et d'un mini-bus de transport de pilotes burundais a, en janvier 2002, entraîné la mort d'un militaire burundais et du chef de la mission militaire russe, tandis que dix personnes étaient gravement blessées.

Les militaires sud-africains, qui assurent la sécurité de vingt-sept hommes politiques hutu, ont déjà injecté environ 400 000 dollars dans l'économie burundaise, sous forme d'achats divers.

(FM/GF/FH)




14 MARS 2002
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BURUNDI/ PROCESSUS DE PAIX

LES REBELLES SE RENCONTRENT SAMEDI EN TANZANIE


Arusha, 14 mars 2002 (FH) - Tous les mouvements rebelles burundais vont entamer des discussions entre eux samedi prochain dans la capitale tanzanienne, Dar-es-salaam, a appris jeudi l'agence de presse Hirondelle.


Le responsable de l'un des groupes signataires de l'accord de paix d'Arusha du 28 août 2000, qui a requis l'anonymat, a indiqué à l'agence Hirondelle que ces consultations se tiendront à huis clos jusqu'au 25 mars.


"Cette session de travail va se dérouler dans la discrétion la plus totale, sans la couverture des médias", a déclaré la source, qualifiant la rencontre de "contact préliminaire".


Les groupes rebelles ayant paraphé l'accord de paix d'Arusha sont le CNDD dirigé par Léonard Nyangoma, le PALIPEHUTU dirigé par Etienne Caritas et le FROLINA de Joseph Karumba. Tous ont été invités aux pourparlers de Dar-es-salaam, ainsi que deux autres mouvements dissidents non signataires de l'accord de paix, le CNDD-FDD et le FNL.

"L'idée est de convaincre ceux qui n'ont pas signé de se joindre à l'accord de paix avant de négocier le cessez-le-feu", a expliqué le chef rebelle.

Le CNDD-FDD et le FNL se sont récemment scindés, donnant respectivement naissance au CNDD-FDD "branches" Jean-Bosco Ndayikengurukiye et Pierre Nkurunziza, et au FNL "branches" Cossan Kabura et Agathon Rwasa. Ces quatre branches ont été invitées à Dar-es-salaam.

Au mois de janvier dernier, la Tanzanie avait accepté de rencontrer les rebelles burundais pour les persuader de rejoindre les négociations sur le cessez-le-feu dans leur pays.

Le médiateur dans le conflit inter-burundais, l'ancien président sud-africain Nelson Mandela, a confié la négociation du cessez-le-feu au vice-président sud-africain, Jacob Zuma, épaulé depuis un certain temps par le président gabonais Omar Bongo.

La Tanzanie a abrité les négociations politiques inter-burundaises qui ont duré plus de deux ans, et abouti à la signature de l'accord de paix du 28 août 2000.

Plus de trois cents mille réfugiés burundais vivent dans des camps de fortune éparpillés à l'ouest de la Tanzanie et hésitent à rentrer dans leur pays en l'absence d'un accord de cessez-le-feu.

GA/AT/GF/FH (BU-0314a)



06 MARS 2002
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BURUNDI/PROCESSUS DE PAIX

ENVIRON 16.000 REFUGIES BURUNDAIS EN TANZANIE DEVRAIENT RENTRER CHEZ EUX.

Bujumbura, 07 mars 2002 (FH) - Le Ministre burundais du Rapatriement, Françoise Ngendahayo, a annonçé le 07 mars que le Burundi accueillerait bientôt plus de 16.000 réfugiés burundais vivant dans les camps de Tanzanie.


Cette volonté de rentrer au pays a été motivée, selon elle, par la visite qu'elle a effectué, en février, dans les camps de réfugiés en compagnie des autorités tanzaniennes et des agents du HCR gestionnaires de ces camps.

Françoise Ngendahayo a expliqué que suite au discours franc tenu à l'endroit des réfugiés burundais, le HCR-Tanzanie a déjà enregistré 16.000 cas de demande de retour au pays : 2.000 cas au camp de Kasulu, 2.000 dans le camp de Lukole, et 12.000 dans celui de Kabondo .

(FM/GF-FH)

05 MARS 2002
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BURUNDI/PROCESSUS DE PAIX

POLEMIQUE ENTRE DEUX MINISTRES DU GOUVERNEMENT DE TRANSITION.

Bujumbura, 05 mars 2002 (FH) - Le ministre de l'Intérieur et de la sécurité publique, Salvator Ntihabose, a mis en garde tous les partis politiques non encore agréés qui entreprendraient des activités politiques. Il vise tout particulièrement quatre partis politiques en instance de demande d'agréement : Sangwe PADER (l'ancienne aile du Frodebu d'Augustin Nzojibwami ), le Parti royaliste parlementaire , l'Alliance Nationale pour le Développement et la nouvelle Alliance pour le développement.

Les mouvements politiques signataires de l'Accord, mais non encore agréés sont aussi concernés par la mise en garde du ministre Ntihabose. Il s'agit du Palipehutu d'Etienne Karatasi, du CNDD de Léonard Nyangoma et du Frolina de Joseph Karumba .

Réagissant dans un communiqué à la presse, le ministre de la Fonction publique, Festus Ntanyungu, membre du comité exécutif du CNDD, a déclaré : "c'est une sous-information ou une mauvaise interprétation de l'Accord d'Arusha". Pour le ministre, "les partis signataires de l'Accord d'Arusha ont automatiquement été agréés par l'Accord. Ils agissent comme partis politiques sans aucune entrave".

Festus Ntanyungu reconnaît cependant qu'en raison de l'insécurité, les partis politiques doivent s'abstenir de tenir des meetings populaires.

Sur les dix-sept partis politiques signataires de l'Accord d'Arusha, trois ne sont pas agréés par la loi burundaise.

(FM/GF-FH) .




28 FEVRIER 2002
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BURUNDI/PROCESSUS DE PAIX

P.A. AMASEKANYA DENONCE UNE DECLARATION DE L'ONU.

Bujumbura, 28 février 2002 (FH) - Dans une lettre adressée au président du conseil de sécurité de l'ONU, le président de l'organisation radicale tutsie P.A Amasekanya, Diomède Rutamucero, dénonce violemment la déclaration du 05 février 2002 dans laquelle le Conseil de sécurité affirmait la légitimité du gouvernement issu des Accords d'Arusha.

P.A. Amasekanya estime que l'ONU s'achemine vers une "trouvaille tout autant inédite que scandaleuse". Pour cette organisation, soutenir un gouvernement dans lequel se trouve le parti pro-hutu FRODEBU, c'est entrer en contradiction avec les conclusions d'une commission de l'ONU qui mettait en cause ce parti dans les "massacres de Tutsis à caractère génocidaire" ayant suivi l'assassinat du président Melchior Ndadaye Melchior par des militaires tutsis en octobre 1993.

P.A. Amasekanya demande au conseil de sécurité d'exiger la mise sur pied au Burundi d'institutions inclusives, "conformément au droit et à la morale
universelle, pour que le Burundi cesse d'être un cobaye pour des solutions impossibles ".

P.A. Amasekanya a déjà déposé en Belgique une plainte pour génocide contre certains responsables du FRODEBU. Ces derniers estiment qu'il s'agit d'une manoeuvre politicienne.

FU/GF/FH (bu-0227a )


20 FEVRIER 2002
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TROIS MOUVEMENTS REBELLES EXIGENT DE PARTICIPER AUX NEGOCIATIONS SUR LE CESSEZ-LE-FEU


Arusha, 20 février 2002 (FH) - Trois mouvements rebelles signataires de l'accord de paix inter-burundais du 28 août 2000 exigent d'être associés aux négociations sur le cessez-le-feu en cours en Afrique du Sud, a appris l'agence Hirondelle.


Dans une lettre adressée le 16 février dernier au médiateur, l'ancien président sud-africain Nelson Mandela, les dirigeants du Conseil national pour la défense de la démocratie (CNDD), du Front pour la libération nationale (FROLINA) et du Parti pour la libération du peuple hutu (PALIPEHUTU), expriment leur "exigence à participer à toutes les négociations sur le cessez-le-feu et la mise sur pied de nouveaux corps de défense et de sécurité".


En Afrique du Sud, c'est le gouvernement intérimaire et les groupes rebelles dissidents, le CNDD-FDD et le FNL, non signataires de l'accord de paix, qui ont été invités.


"Le gouvernement de transition actuel a été mis sur pied avant que les belligérants signataires de l'accord n'arrivent à un compromis sur ces sujets", soulignent les signataires.


Les institutions de transition ont été inaugurées le 1er novembre dernier, sans qu'il y ait cessation des hostilités. Le CNDD-FDD et le FNL ne reconnaissent pas l'accord de paix du 28 août 2000 et continuent à mener la guerre contre l'armée gouvernementale.


Les signataires de la lettre indiquent qu'il serait hors de question que leurs combattants soient représentés dans les négocations par "un gouvernement qui ne les connaît ni ne les prend en charge."


La médiation a confié la tâche de négocier la cessation des hostilités au chef de l'Etat gabonais, Omar Bongo, et au vice-président sud africain, Jacob Zuma.
Des délégations du gouvernement et du CNDD-FDD se trouvent en Afrique du Sud depuis lundi dernier, mais le FNL ne s'est pas présenté au motif qu'il aurait été invité tardivement.

GA/AT/GF/FH (BU-0220A)



12 FEVRIER 2002
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BURUNDI /PROCESSUS DE PAIX

LE SENAT A VIOLE L'ACCORD DE PAIX, SELON L'EX-PRESIDENT NTIBANTUNGANYA


Bujumbura, 12 février 2002 (FH) - La mise en place du sénat de transition a été faite en violation “flagrante” de l’accord de paix inter-burundais du 28 août 2000, a déclaré lundi l'ancien président burundais, Syvestre Ntibantunganya.

Lors d'une conférence de presse à son bureau de Kiriri, un quartier chic de Bujumbura, Sylvestre Ntibantunganya a affirmé que les sénateurs burundais avaient violé l'article 142 de l'accord, qui stipule : "dès sa première session, le sénat de transition adopte son réglement d'ordre intérieur qui détermine son organisation et fonctionnement. Il met également en place son bureau. Jusqu'à l’élection de son président, cette session est présidée par le sénateur le plus âgé”.

Le 4 février 2002, le sénat burundais a élu président Libère Bararunyeretse, de l'Union pour le progrès et l'unité nationale (UPRONA, pro-tutsi). La séance était présidée par le plus âgé des cinquante-quatre sénateurs nommés, Pierre Ntibarutaye.

Sylvestre Ntibantunganya, qui est membre ex-officio du sénat, n'a pas participé à cette session, tout comme il a boycotté celle du 8 février consacrée au lancement des travaux de cette institution. L'ancien président burundais estime que les sénateurs auraient dû étudier et adopter le règlement intérieur du sénat avant de procéder à l'élection du bureau. “Une institution aussi prestigieuse que le sénat ne peut pas démarrer ses travaux en violant la constitution ”, a indiqué Sylvestre Ntibantunganya.

AN/AT/GF/FH(BU-0212A)





04 FEVRIER 2002
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BURUNDI /PROCESSUS DE PAIX

LE SENAT BURUNDAIS A ELU SON BUREAU


Bujumbura, 4 février 2002 (FH) - Le sénat de transition au Burundi a élu son bureau lors de sa première réunion, lundi à Bujumbura.


Libère Bararunyeretse, un Tutsi de l'Union pour le progrès national (UPRONA), parti de l'actuel chef de l'Etat Pierre Buyoya, en a été élu président ; Pierre Claver Nahimana, un Hutu du principal parti d'opposition, le Front pour la démocratie au Burundi (FRODEBU), premier vice-président ; et le colonel Nestor Nitunga, deuxième vice-président. Font également partie de ce bureau Clotilde Bizimana, élue au poste de secrétaire générale et Raphaël Bitariho, élu à celui de secrétaire général adjoint.


Le sénat est l'une des trois institutions de transition prévues par les accords de paix inter-burundais du 28 août 2000, à côté du gouvernement et de l'Assemblée nationale.Sa premiere réunion a été présidée par le doyen d'âge des sénateurs, Pierre Ntibarutaye, ressortissant de la province de Bujumbura rurale. Le sénat compte cinquante-quatre membres dont deux anciens présidents du Burundi, Jean-Baptiste Bagaza et Sylvestre Ntibantunganya, qui en sont membres ex-officio. Le sénat a été constitué de telle sorte que l'équilibre hutu-tutsi soit respecté. Trois membres de l'ethnie twa ont par ailleurs été désignés.


Au moment où le sénat élit son bureau, des politiciens continuent de critiquer sa composition. Selon le président du Ralliement pour la démocratie, le développement économique et social (RADDES, pro-tutsi), Joseph Nzeyimana, le sénat est "un partenariat pur et dur" entre l'UPRONA et le FRODEBU et ses membres ont été nommés en "violation flagrante de l’esprit de l’accord d’Arusha". Joseph Nzeyimana affirme que les petits partis pro-tutsis membres du "G5" en ont été exclus.


L’ex-premier vice-président du Burundi, Frédéric Bavuginyumvira, affirme également avoir constaté des vices de procédure lors de la nomination des membres du sénat. Des irrégularités avaient été signalées à la cour constitutionnelle, et notamment les cas d'un sénateur nommé à Muyinga alors qu'il est natif de Kirundo, ou d'un autre, nommé à Bujumbura alors qu'il est né à Muyinga. "Visiblement, ils veulent avoir des institutions qui ne vont pas leur causer du tort quand ils vont mettre en application l’accord", a déclaré Frédéric Bavugiyumvira.


"La mise en place du sénat n’est pas vraiment un pas de plus. Elle a été opérée par l’exécutif. Le sénat n’aura aucune indépendance puisque seuls les critères ethniques et régionaux ont été considérés. Ses membres seront assujetis à l’exécutif", affirme pour sa part Pierre Claver Ntirabampa, professeur à l’Université du Burundi.


La première session du sénat coïncidence avec l’ouverture de la session ordinaire de l'Assemblée nationale.

AN/AT/GF/FH (BU-0204A )


31 JANVIER 2002
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BURUNDI/ PROCESSUS DE PAIX

LA TANZANIE SE JOINT AUX EFFORTS DE CESSEZ-LE-FEU AU BURUNDI

Arusha, 31 janvier, 2002 (FH) - La Tanzanie va engager des pourparlers avec les rebelles burundais pour essayer de les convaincre de négocier un cessez-le-feu avec le gouvernement intérimaire, a déclaré le président tanzanien Benjamin William Mkapa jeudi à Arusha. Mkapa s'exprimait à l'issue d'un tête-à-tête d'environ deux heures avec le président burundais Pierre Buyoya.

"Mon gouvernement va contribuer avec beaucoup plus d'énergie à ce qu'il y ait des contacts directs avec ces groupes, en vue de créer un environnement favorable à cesser immédiatement les hostilités et à s'asseoir avec le gouvernement pour des pourparlers de paix", a déclaré le président Mkapa. Le président tanzanien a indiqué que l'accord de paix inter-burundais signé à Arusha le 28 août 2000 contenait des réponses à toutes les revendications des rebelles.

Un gouvernement de transition a été installé au Burundi en novembre dernier, mais il éprouve des difficultés à mettre en oeuvre son programme, en raison des combats qui se poursuivent dans le pays entre l'armée nationale à dominante tutsie et deux groupes rebelles hutus, le CNDD-FDD et le PALIPEHUTU-FNL.

Pierre Buyoya a pour sa part indiqué qu'il était venu en Tanzanie, accompagné du président de l'assemblée nationale Jean Minani et de trois ministres, informer son homologue de l'état d'avancement de l'application de l'accord de paix, et lui demander de l'aider à résoudre les problèmes encore en suspens, particulièrement celui de la cessation des hostilités.

A propos d'une information selon laquelle la Tanzanie pourrait abriter des pourparlers sur le cessez-le feu au Burundi, pilotés par le président gabonais Omar Bongo et le vice-président sud-africain Jacob Zuma, Benjamin Mkapa a indiqué qu'il convenait que les rebelles acceptent d'abord de négocier avec le gouvernement. "Après cela, s'ils veulent que nous soyons les hôtes de cette rencontre, nous serons prêts à le faire".

La Tanzanie héberge plus de trois cents mille réfugiés burundais.

GA/AT/JC/FH(BU-0131A)




30 JANVIER 2002
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BURUNDI /PROCESSUS DE PAIX

LE PRESIDENT BURUNDAIS ATTENDU A ARUSHA JEUDI


Arusha, 30 janvier 2002 (FH) - Le président burundais Pierre Buyoya effectuera jeudi une visite de travail en Tanzanie, au cours de laquelle il rencontrera son homologue, Benjamin William Mkapa. Leurs entretiens se dérouleront à Arusha (nord de la Tanzanie).


Arusha est une ville symbole pour le processus de paix au Burundi, car c'est à cet endroit qu'ont eu lieu, de 1998 à 2000, des négociations ayant abouti à la mise en place des institutions de transition actuelles. C'est l'ancien président tanzanien, Julius Nyerere, qui avait le premier piloté le processus de paix inter-burundais, avant d'être remplacé, à sa mort en octobre 1999, par l'ex-président sud-africain Nelson Mandela.


La rencontre d'Arusha devrait porter sur des problèmes de sécurité, et particulièrement sur la possibilité pour la Tanzanie d'abriter des pourparlers entre le gouvernement burundais et les groupes rebelles qui le combattent, selon des sources contactées par Hirondelle.


Le gouvernement de transition installé le 1er novembre 2001 à Bujumbura s'est donné comme priorité le retour de la paix dans le pays. Deux mouvements rebelles, le CNDD-FDD et le PALIPEHUTU-FNL, sont toujours en guerre contre l'armée gouvernementale. Les pays de la région ont mandaté le président gabonais Omar Bongo et le vice-président sud-africain Jacob Zuma pour faciliter les contacts entre les belligérants.


La Tanzanie abrite des milliers de réfugiés burundais qui refusent de rentrer tant que la sécurité n'est pas rétablie dans leur pays.


AT/GF/FH (bu-0130a )



29 JANVIER 2002
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BURUNDI/PROCESSUS DE PAIX

LA COUR CONSTITUTIONNELLE APPROUVE LA COMPOSITION DU SENAT.

Bujumbura, 29 janvier 2002 (FH) - La cour constitutionnelle burundaise a approuvé vendredi dernier la liste des membres du futur sénat de transition, proposée par les parties signataires de l'accord de paix du 28 août 2000.


Cinquante-quatre personnes, dont deux anciens chefs d'Etat, siègeront dans cet organe. Les anciens chefs d'Etat Jean-Baptiste Bagaza et Sylvestre Ntibantunganya, ainsi que trois membres de l'ethnie twa, minoritaire dans le pays, en sont membres d'office. Jean-Baptiste Bagaza vit en exil en Ouganda, mais il a récemment déclaré à l'agence Hirondelle qu'il avait l'intention de rentrer dans son pays.

Les quarante-huit sénateurs restants ont été choisis dans toutes les provinces du Burundi, de telle sorte que les équilibres ethniques et régionaux soient respectés. Outre le sénat, les accords d'Arusha prévoient deux autres institutions transitoires: le gouvernement, installé en novembre 2001, et l'Assemblée nationale inaugurée en janvier 2002.

AN/AT/GF/FH(BU-0129A.



28 JANVIER 2002
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L'EX-PRESIDENT BAGAZA COMPTE RENTRER AU BURUNDI


Arusha, 28 janvier 2002 (FH) - Au cours d'un entretien téléphonique avec l'agence Hirondelle, l'ancien président burundais Jean-Baptiste Bagaza a déclaré qu'il comptait regagner son pays prochainement, sans toutefois préciser la date exacte de son retour.


Jean-Baptiste Bagaza, qui a dirigé le Burundi de 1976 à 1987, vit en exil en Ouganda depuis cinq ans. Il préside le Parti pour le redressement national (PARENA, pro-tutsi).


L'ex-président ne pose pas de conditions pour son retour, affirmant avoir "confiance en l'armée burundaise". Jean-Baptiste Bagaza a rang de colonel dans l'armée, dominée par les Tutsis. Les accords de paix inter-burundais du 28 août 2000 prévoient la restructuration de cette armée, afin d'y intégrer plus d'éléments hutus.

"Je ne vois pas pourquoi il me faudrait la protection de troupes étrangères. C'est à négocier, mais moi je préfère les troupes de mon pays", a-t-il déclaré. La plupart des personnalités burundaises rentrées d'exil pour participer aux institutions de transition mises en place le 1er novembre 2001, sont gardées par des militaires sud-africains.

Le président du PARENA a également expliqué qu'il comptait revenir pour négocier l'entrée de son parti dans les institutions de transition. Il estime que "les accords d'Arusha, qui n'ont pas été respectés, prévoyaient que tous les négociateurs devaient entrer dans les institutions". Pour lui, les institutions actuelles "ont été négociées à Pretoria entre [le président]Buyoya et [le leader du principal parti pro-hutu, le FRODEBU]Minani". Le PARENA est signataire des accords d'Arusha, mais n'a pas paraphé le document d'engagement à l'application de cet accord.


Deux institutions de transition, le gouvernement de transition et l'Assemblée nationale, ont été déjà mises en place, mais le PARENA les a boudées. Une liste de cinquante-quatre personnes, qui composeront le sénat de transition, devrait être rendue publique au courant de cette semaine.

AN/AT/GF/FH(BU-0128A).



22 JANVIER 2002
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BRITANNIQUES ET FRANCAIS ADOPTENT UNE LIGNE DIPLOMATIQUE COMMUNE SUR LES GRANDS LACS.

Bujumbura, 22 janvier 2002 (FH) – A l’issue d’un entretien de deux heures avec les président et vice-président burundais, les ministres britannique et français des Relations extérieures ont déclaré qu’il était devenu incontournable de "faire converger les influences pour mieux accélérer le processus de recherche de paix dans la région des grands lacs".

‘‘Nous cherchons, par notre visite commune, à exercer la plus grande et la meilleure influence possible sur tous les protagonistes de tous les conflits de la région, qu’il s’agisse du processus de Lusaka ou du Processus d’Arusha", a expliqué Hubert Vedrine. Les deux ministres ont estimé qu'une approche franco-britannique serait un socle important pour une action européenne.

Commentant les accords de paix au Burundi, signés à Arusha le 28 août, les ministres ont déclaré "apprécier l'étape franchie".

Enfin, ils ont déclaré que la tenue d'un sommet régional réunissant tous les leaders de la région ‘‘ne ferait pas disparaître les antagonismes comme par miracle, mais viendrait plutôt couronner un processus’’.

Messieurs Hubert Vedrine et Jack Straw se sont ensuite envolés pour Kampala, ou leur visite s'est achevée le 24 janvier.

(AN/GF)


18 JANVIER 2002
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BURUNDI / PROCESSUS DE PAIX

UNE ORGANISATION EXTREMISTE REJETTE L'ASSEMBLEE DE TRANSITION

Bujumbura, 18 janvier 2002 (FH) - Puissance d'autodéfense (PA) Amasekanya, une organisation extrémiste tutsie, a déclaré rejeter l'Assemblée nationale de transition burundaise, affirmant qu'elle est dominée par des "responsables du génocide des Tutsis". Dans une pétition publiée jeudi, 1327 membres de PA-Amasekanya écrivent :"Nous Burundais, membres de PA-Amasekanya et nous, qui soutenons le combat de ce mouvement qui résiste contre le génocide des Tutsis soutenu par FRODEBU-CNDD-FDD, le PALIPEHUTU/FNL et leurs alliés, portons à la connaissance de la communauté nationale et internationale que nous rejetons la soit-disante assemblée".

L'organisation fait spécifiquement référence au président de l'Assemblée nationale, Jean Minani, issu du principal parti à dominante hutue, le FRODEBU, et à son deuxième vice-président, Schadrack Niyonkuru, du Parti du peuple (PP), rentré fraîchement du Danemark où il s'était exilé.

En 1993, Jean Minani et Schadrack Niyonkuru avaient appelé les Burundais à la résistance contre les auteurs du coup d'Etat perpétré contre le premier président démocratiquement élu, Melchior Ndadaye (Hutu). Melchior Ndadaye avait été assassiné par des militaires tutsis, sa mort déclenchant des violences à caractère ethnique, et une guerre civile qui se poursuit jusqu'à aujourd'hui.

Cette pétition constitue une première contestation d’envergure de la nouvelle Assemblée nationale de transition, qui comprend des parlementaires issus de l'ensemble des parties signataires de l'accord de paix inter-burundais du 28 août 2000, à l'exception du Parena, le parti de l'ex-président Jean-Baptiste Bagaza, qui n'a pas souscrit à l'engagement d'application de cet accord.

Selon PA-Amasekanya, "les membres de l'Assemblée nationale ne peuvent pas être nommés par le président, fût-il de la République. Ils doivent être désignés par le peuple." Les membres de l'Assemblée nationale ont été désignés par les présidents des partis politiques, et ils ont été approuvés par le ministère de l'Intérieur.

Les signataires de la pétition affirment qu'ils vont combattre la nouvelle assemblée de transition jusqu'à ce que soit installée "une vraie Assemblée nationale". Le responsable de PA-Amasekanya, Diomède Rutamucero, a par ailleurs déposé en Belgique une plainte pour génocide contre certaines personnalités hutues, dont Jean Minani.

L'accord de paix inter-burundais prévoit une enquête sur les allégations de génocide et de crimes contre l'humanité au Burundi depuis l'indépendance en 1962. Les communautés hutues et tutsies s'accusent mutuellement de génocide.
GF/AN/AT/FH (BU-0118A )




14 JANVIER 2002
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BURUNDI /PROCESSUS DE PAIX

JACOB ZUMA OPTIMISTE AU SUJET DU CESSEZ-LE FEU

Bujumbura, le 14 janvier 2002 (FH) - Le vice-président sud africain, Jacob Zuma, s'est déclaré optimiste au sujet des prochaines négociations en vue du cessez-le- feu au Burundi, au terme d'une visite de travail à Bujumbura.

Jacob Zuma, co-médiateur aux côtés du président gabonais Omar Bongo entre le gouvernement burundais et les mouvements rebelles, s'est entretenu notamment avec le chef de l'Etat burundais Pierre Buyoya, le vice-président Domitien Ndayizeye, et les responsables des partis politiques.

"Je dois dire qu'a la fin de mon séjour j’ai la confiance que nous pouvons aller plus rapidement" a déclaré Jacob Zuma aux journalistes.

Le vice-président sud-africain a indiqué que chez ses différents interlocuteurs, "il y a une remarque générale que la recherche du cessez-le-feu commence à trop durer et que nous devons redoubler d'efforts".

 "Je leur ai fait un briefing sur les résultats de mes contacts avec les groupes armés depuis le 1er novembre [date à laquelle un gouvernement de transition a été installé], les difficultés rencontrées et ce qui devrait être fait", a-t-il expliqué.

Jacob Zuma a déclaré avoir remarqué une convergence de vues au sein de la classe politique burundaise sur l'urgence d'arriver à un cessez-le-feu dans le pays.

Le co-médiateur sud-africain a également indiqué que lorsqu'il était à Bujumbura, il avait reçu des messages émanant des groupes rebelles et que ces derniers avaient accepté de le rencontrer dans les meilleurs délais.

Les prochaines négociations sur le cessez-le-feu devraient se dérouler en Afrique du sud du 31 janvier au 2 février.
Après sa visite au Burundi, Jacob Zuma s'est rendu en Tanzanie pour rencontrer le président Benjamin William Mkapa.

Une source proche de la présidence burundaise a indiqué à l'agence Hirondelle qu'un nouveau sommet de chefs d'Etat de la région sur le Burundi était en préparation.
AN/AT/DO/FH (BU-0114A )


10 JANVIER 2002
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BURUNDI/PROCESSUS DE PAIX

JEAN MINANI ELU PRESIDENT DE L'ASSEMBLEE NATIONALE

Bujumbura, le 10 janvier 2002 (FH) - Jean Minani, le dirigeant du principal parti hutu burundais, le Front pour la démocratie au Burundi (FRODEBU); a été élu président de l'assemblée nationale de transition jeudi après midi à Bujumbura.


Jean Minani a obtenu 115 voix, 53 députés ont voté contre lui tandis qu'un seul s'est abstenu.


Le député qui s'est abstenu s'est avéré être l'un de ses challengers Augustin Nzojibwami qui a dirigé pendant longtemps une aile dissidente du FRODEBU intérieur au moment où Jean Minani se trouvait en exil.


Jean Minani est rentré de Tanzanie fin octobre 2001 pour participer aux institutions de transition prévues par les accords de paix inter-burundais signés à Arusha le 28 août 2000.


Outre Jean Minani et Augustin Nzojibwami, deux autres candidats à la présidence de l'assemblée avaient été au départ annoncés à savoir l'ancien premier vice-président de la République, Frédéric Bamvuginyumvira, également du FRODEBU et aun autre membre de la direction de ce parti, Pierre Barusasiyeko.


Frédéric Bamvuginyumvira a retiré sa candidature jeudi matin, comme le souhaitaient la plupart des députés du FRODEBU. Le FRODEBU avait remporté les élections présidentielles et législatives de 1993.
AN/AT/DO/FH(BU-0110A.)




9 JANVIER 2002
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BURUNDI/PROCESSUS DE PAIX

LE PRESIDENT DU PARLEMENT DEVRAIT ETRE ELU JEUDI

Bujumbura, 9 janvier 2002 (FH) - Les députés de la nouvelle Assemblée nationale de transition au Burundi devraient élire leur président jeudi, a-t-on appris de source officielle.

Quatre candidats à ce poste sont déjà annoncés. Il s'agit du président du principal parti à dominante hutue le FRODEBU, le Dr Jean Minani, le secrétaire général de ce parti Augustin Nzojibwami, l'ex-premier vice-président de la République et ancien président du groupe parlementaire FRODEBU, Frédéric Bamvuginyumvira, ainsi qu'un autre membre du directoire du FRODEBU.

L'accord de paix inter-burundais signé à Arusha (Tanzanie) le 28 août 2000 prévoit que le parlement de transition sera présidé par une personnalité issue de la famille G7 (partis pro-hutus) dont fait partie le FRODEBU. Le sénat sera par contre présidé par une personnalité issue du G10 (partis pro-tutsis).


Selon une source bien informée, le groupe parlementaire FRODEBU, qui soutient dans sa majorité la candidature du Dr Jean Minani, fait pression sur Frédéric Bamvuginyumvira pour qu'il abandonne la course au profit de Jean Minani.


Frédéric Bamvuginyumvira a reconnu lui-même subir ces pressions mais a déclaré qu'il n'envisageait pas de se retirer de la course. Le cas échéant, il se pourrait se présenter, non pas sous la bannière du parti mais à titre individuel, a-t-il dit.


L'ancien premier vice-président burundais mise sur les députés nommés par le président Buyoya en 1998 dans le cadre de la politique du "partenariat" qui font d'office partie de la nouvelle assemblée. Ces derniers ne souhaitent pas que Minani soit élu président de l'assemblée. Il y a six ans, les députés de l'ex-parti unique l'UPRONA avaient également opposé
leur véto à la candidature de Minani au même poste.


Mardi, le président sortant de l'assemblée nationale, Léonce Ngendakumana, avait estimé que Augustin Nzojibwami avait de maigres chances d'être élu, étant originaire de la même région que le président de la République. Nzojibwami, qui est également un frère du chef rebelle aujourd'hui contesté Jean-Bosco Ndayikengurukiye, a déclaré à l'agence Hirondelle que rien ne l'empêche de présenter sa candidature:" Il n'ya aucune loi, ni dans la constitution, ni dans le réglement d'ordre intérieur qui m'empêche de me faire élire." a-t-il indiqué.


Léonce Ngendakumana avait soutenu que dans le cadre des accords, il doit y avoir équilibre en ce qui concerne l'origine géographique des personnalités qui dirigeront les institutions de transition: gouvernement, assemblée et sénat. "Elles doivent venir des régions différentes" avait-t-il dit.


Un parlementaire de l'UPRONA, François Ngeze, a quant à lui déposé sa candidature pour le poste de premier vice- président de l'assemblée. François Ngeze est un Hutu que les militaires tutsis avaient porté au pouvoir peu après l'assassinat du premier président démocratiquement élu, Melchior Ndadaye, en octobre 1993.
AN/AT/DO/FH(BU-0109A)


8 JANVIER 2002
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BURUNDI/PROCESSUS DE PAIX

LA COURSE A LA PRESIDENCE DE L'ASSEMBLEE S'ANNONCE SERREE

Bujumbura , 8 janvier 2002 (FH) - La course à la présidence de l'Assemblée nationale burundaise de transition inaugurée le 5 janvier dernier s'annonce très serrée, a constaté l'agence Hirondelle.

Une première session de la nouvelle assemblée tenue lundi et le début de campagne pour l'élection de son bureau qui s'en est suivi laissent présager une bataille rangée entre les "poids lourds" du principal parti pro-hutu, le Front pour la démocratie au Burundi (FRODEBU) qui avait remporté les élections présidentielles et législatives de 1993.

Trois noms - et non des moindres - circulent déjà, à savoir le président du parti Jean Minani, rentré fraîchement d'exil, Augustin Nzojibwami, son éternel rival qui a toujours revendiqué la présidence du FRODEBU intérieur ainsi que Frédéric Bamvuginyumvira, ex premier-vice président de la République et ancien président du groupe parlementaire FRODEBU.

Interrogé sur les eventuelles complications à cause des nombreuses candidatures issues d'une même formation politique, le président sortant de l'assemblée nationale, Léonce Ngendakumana, a répondu que Augustin Nzojibwami, originaire de la même région que le président de la République, Pierre Buyoya, avait d'ores et déjà de maigres chances d'être élu.

"Le président de la République et le président du parlement ne doivent pas venir de la même province, de la même circonscription" a déclaré à l'agence Hirondelle Léonce Ngendakumana, indiquant qu'il est bon qu'il y ait équilibre et partage.

"Maintenant nous voulons intéger au Burundi une culture du partage équitable de ce que nous avons, comment est-ce que aujourd'hui,on peut se permettre, après les négociations [d'Arusha] de choisir ou d'avoir un président de la République et un président de l'assemblée nationale qui proviennent d'une même province?" s'est demandé Léonce Ngendakumana.

"C'est une bonne chose de commencer à séparer ces personnalités pour qu'on ait une meilleure représentativité au niveau national." a-t-il conclu.

Augustin Nzojibwami est originaire de Bururi, une province du sud du Burundi d'où proviennent tous les présidents militaires que le Burundi a connus; Jean Minani est natif de Kirundo, au nord du pays, tandis que Frédéric Bamvuginyumvira est un ressortissant de Muyinga (nord).

Selon des sources dignes de foi, des tractations seraient en cours pour demander à Frédéric Bamvuginyumvira de retirer sa candidature en faveur de Jean Minani. Minani n'a toutefois pas encore annoncé publiquement sa candidature. La date à laquelle sera élu le bureau de l'Assemblée nationale n'a pas encore été communiquée.
AN/AT/DO/FH(BU-0108A)


5 JANVIER 2002
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BURUNDI /PROCESSUS DE PAIX

INSTALLATION DE L'ASSEMBLEE NATIONALE DE TRANSITION

Bujumbura, le 5 janvier 2002 (FH) - L'Assemblée nationale transitoire burundaise, issue des accords de paix d'Arusha, a été installée vendredi après midi à Bujumbura. 166 noms avaient été au départ annoncés mais lors de la cérémonie d'investiture qui s'est déroulée au palais de Kigobe, le nombre de parlementaires s'élevait à 185.

Le président de l'assemblée sortante, Léonce Ngendakumana, a indiqué que le nombre total de députés sera de 192.

Le Bureau de la nouvelle Assemblée nationale sera élu dans deux semaines. Vendredi, Léonce Ngendakumana a présenté sa démission à la tête de l'assemblée nationale, déclarant: "il faut éviter de s'éterniser au pouvoir car c'est la source des conflits".

Léonce Ngendakumana a ajouté que "les Burundais sont allés à Arusha parcequ'il n'ont pas eu de personnes ressources auxquelles ils auraient pu se confier en cas de problèmes"

Le processus de paix au Burundi a été piloté successivement par les anciens présidents tanzanien Julius Nyerere et sud-africain Nelson Mandela.

Au sein de l'Assemblée transitoire, les principaux partis garderont la majorité: L'Union pour le progrès national (UPRONA), l'ancien parti unique qui a conduit le pays à l'indépendance garde 16 sièges et le Front pour la démocratie au Burundi (FRODEBU), 65 sièges qu'ils avaient tous les deux obtenus lors des premières élections multipartites organisées en 1993.

Le nombre des représentants des "petits" partis signataires de l'accord de paix d'Arusha varie de 3 à 4. Pour les partis pro-tutsis membres du  G10, le PIT obtient 3 députés, Vert Intwari 4, Inkinzo 4, ABASSA 4, ANADDE 4, PSD 4, RADDES 3 et le PRP 3. Quatre places sont réservées au PARENA. S'agissant des partis pro-hutus (G7) le PALIPEHUTU a 4 députés,le CNDD 4, le FROLINA 4, le RPB 4, le PL 3 et le PP 4.
AN/AT/DO/FH (bu-0105a )



4 JANVIER 2002
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BURUNDI/PROCESSUS DE PAIX

LES DEPUTES DE LA TRANSITION COMMUNIQUES AU PUBLIC

Bujumbura, 4 janvier 2OO2, (FH) - Le ministère burundais de l'intérieur a rendu public mercredi les noms des parlementaires qui devront siéger dans la nouvelle assemblée nationale de transition issues des négociations d'Arusha. La nouvelle assemblée sera composée de 166 parlementaires dont 115 issus de l'ancienne assemblée nationale. A ceux-ci se sont ajoutés de nouveaux membres dont ceux issus des "petits" partis signataires de l'accord de paix d'Arusha du 28 août 2000.
Les principaux partis garderont la majorité au sein de la nouvelle assemblée nationale de transition: L'Union pour le progrès national (UPRONA), l'ancien parti unique qui a conduit le pays à l'indépendance garde 16 sièges et le Front pour la démocratie au Burundi (FRODEBU), 65 sièges qu'ils avaient tous les deux obtenus lors des premières élections multipartites organisées en 1993.

A ces derniers s'étaient ajoutés 34 autres nommés par le président Buyoya dans le cadre du "partenariat". Il faut signaler également des remplacements dont un au FRODEBU et deux autres au niveau des représentants de la société civile.

Le nombre des représentants des "petits" partis signataires de l'accord de paix d'Arusha varie de 3 à 4. Pour les partis pro-tutsis membres du  G10, le PIT obtient 3 députés, Vert Intwari 4, Inkinzo 4, ABASSA 4, ANADDE 4, PSD 4, RADDES 3 et le PRP 3.

S'agissant des partis pro-hutus (G7) le PALIPEHUTU a 4 députés,le CNDD 4, le FROLINA 4, le RPB 4, le PL 3 et le PP 4.

La nouvelle équipe parlementaire devait être "investie" vendredi au palais de Kigobe, où se tiennent habituellement les sessions de l'assemblée nationale. Le bureau devra être élu dans deux semaines.

Selon des commentaires recueillis à Bujumbura, une large opinion estime que le choix des nouveaux membres de l'assemblée aurait été fait de manières subjective et certains chefs des partis politiques sont accusés d'avoir "vendu "des places à des hommes d'affaires tandis que d'autres sont taxés d'avoir placé des membres de leurs propres familles.

Selon le président du parti PRP, Mathias Hitimana, actuellement ministre de l'énergie et des mines dans le gouvernement de transition mis en place le 1er novembre dernier, cette nomination "ne respecte pas l'esprit de l'accord d'Arusha". L'accord stipule que les partis pro-hutus devront avoir 60% de députés et les partis pro-tutsis 40% .

Mathias Hitimana estime que ces pourcentages ne sont pas respectés et que les Hutus sont "largement majoritaires"
Le directeur de cabinet du ministre de l'intérieur a pour sa part déclaré que cette nommination a été régulière même si il y' a des personnalités proposées alors qu'elles sont encore en exil. "Leurs dossiers seront soumis à l'étude dès qu'ils seront rentrés" a-t-il indiqué dans une interview téléphonique avec la radio nationale burundaise.

Le président de l'assemblée nationale sortante, Léonce Ngendakumana, a pour sa part refusé de commenter ces nominations.
AN/AT/DO/FH (bu-0104a )


Voir aussi:

archives - 2001
archives - 2000
iarchives - 1999
archives - 1998



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