Quand une communauté est confrontée à une crise et que des services d’aide sont nécessaires, accéder à une information fiable et à des médias de confiance est essentiel. L’accès aux droits – être protégé.e, accueilli.e dans un camp, soigné.e, nourri.e – dépend d’abord de ce droit à l’information. Mais avec l’omniprésence des réseaux sociaux et plateformes digitales, la circulation de rumeurs et manipulations a explosé, entrainant un flot d’informations préjudiciables (harmful information), notamment, à l’action des organisations humanitaires. Ces préjudices touchent avant tout les populations concernées : la désinformation peut interrompre les actions de protection et l’accès aux plus vulnérables, ou semer le doute sur leur impartialité au sein des communautés.
Les médias locaux ont alors un rôle crucial à jouer : relayer les besoins réels et les questions des populations, donner la parole aux responsables des communautés pour expliquer l’aide disponible et ses modalités d’accès, enfin permettre aux acteurs humanitaires de clarifier leurs principes d’action. De ce dialogue nait la confiance, de la confiance des vies sauvées et des individus qui reprennent en main leur destin.
La Fondation Hirondelle n’est pas une organisation humanitaire. Mais le travail journalistique de ses médias et médias partenaires au coeur de situations de crises en fait un interlocuteur important pour le secteur humanitaire. Son action contribue à lutter contre la désinformation et les manipulations de l’opinion, afin que celles-ci ne viennent pas entraver l’aide ni aggraver les épreuves des populations les plus vulnérables.
Caroline Vuillemin, Directrice générale
Ce texte est tiré du 17ème numéro du Médiation « L’information, rempart humanitaire contre la guerre hybride », que vous trouverez attaché en haut de cet article ou ici.
