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Le Chef de 3R Abass Sidiki et ses éléments à Koui dans le nord ouest de la RCA juin 2019 ©Archives DDRR Le Chef de 3R Abass Sidiki et ses éléments à Koui dans le nord ouest de la RCA juin 2019

La phase opérationnelle du DDRR lancée le 17 décembre 2018 par le chef de l'Etat Faustin Archange Touadera à Paoua, connait un revirement avec la prise de position de Abass Sidiki, leader des 3R. Il conditionne sa pleine participation au processus à la réponse à ses revendications déposées sur la table du gouvernement. lors d'une réunion l.

Abass Sidiki a ouvertement fait savoir le 19 juillet 2019 lors d'une réunion à Koui qu'il n'avait pas l'intention de désarmer ses éléments. Le chef de guerre camerounais est très remonté et justifie son indignation par le déficit de communication entre lui et le premier ministre Firmin Ngrébada qui tarde selon lui, à donner des réponses favorables à ses revendications.

" Je n'ai jamais communiqué avec le premier ministre, cela, depuis la rencontre d'Addis Abeba. Selon l'entente de Khartoum, tout ce qu'on doit faire, on doit le faire ensemble et maintenant pour nous consulter, on ne le fait pas. Même pour nous appeler, les autorités ne le font pas" a déploré le chef de guerre.

A cette revendication s'ajoute la frustration née de sa nomination. Abass Sidiki dit n'avoir rien compris de la fonction de conseiller qu'il occupe à la primature. Il souhaite être le responsable n°1 des Unités Spéciales Mixtes de Sécurité de la zone du Nord-ouest. "Le conseiller en principe est celui là qui devrait être à la tête et la fondation de l'unité mixte, mais lui-même est banni. Et après, il va rester comme ça. Il appelle le premier ministre qui ne prend pas son téléphone et qui n'envoie pas quelqu'un le rencontrer" a-t-il lâché. 

Après plusieurs heures d'échanges parfois tendus en présence de la Minusca, du ministre du DDRR Maxime Mokom et de celui de la sécurité publique Henri Wanzé Linguissara, Abass Sidiki accepte de désarmer le 29 juillet 2019, seulement 16 éléments de son mouvement basés à Besson dans la Nana Mambéré. "L'homme n'est visiblement pas prêt au désarmement, au regard de son arsenal de combat" a fait savoir une source proche.

Un article de notre radio centrafricaine Ndeke Luka