Studio Sifaka, lancé en 2019 par la Fondation Hirondelle avec l’appui des Nations unies, est un studio de production radio et web destiné à la jeunesse malgache. En juillet 2021, il est devenu une ONG indépendante. Studio Sifaka poursuit son engagement pour améliorer l’accès à l’information et porter la voix et les préoccupations des jeunes Malgaches. Depuis, la Fondation Hirondelle et le Studio continuent d’entretenir un partenariat étroit, à travers un appui technique, éditorial et financier.

La mission de Studio Sifaka est de proposer une information fiable, accessible et utile aux jeunes femmes et aux jeunes hommes malgaches sur des enjeux tels que l’emploi, l’éducation et la formation, la santé, l’environnement, ainsi que l’entrepreneuriat et l’innovation portés par le secteur privé et la société civile.
Pour cela, un programme quotidien de 2 heures, diffusé en malgache et en français, propose un journal d’information national et régional, des magazines thématiques, des débats et de la culture. Il constitue une offre unique à Madagascar, relayée par un réseau de 60 radios partenaires réparties sur l’ensemble de la Grande Île.

Budget annuel
170’000 CHF
Sources des financements
- Suisse (Contribution de base DDC)
- FEDEVACO
- Fondations privées
Nos chiffres clés en 2025
60 radios
partenaires
97 personnes
formées
16 clubs
d’auditeur·rice·s
160 membres
108’400 followers
sur les réseaux
sociaux
2 langues de
diffusion
700 heures de
diffusion par an
Contexte
En 2025, Madagascar a traversé une période d’instabilité politique marquée par des manifestations nationales liées à la dégradation des conditions de vie, aux coupures d’eau et d’électricité et aux tensions politiques. Ces mobilisations ont conduit à la chute du président Andry Rajoelina en octobre et à l’instauration d’une transition militaire dirigée par le colonel Michael Randrianirina.
La contestation, notamment dans la capitale, a été en grande partie portée par une jeunesse urbaine et connectée, mobilisée pour réclamer davantage de transparence, de participation citoyenne et de meilleures conditions de vie. Dans ce contexte, la circulation de fausses informations et de rumeurs sur les réseaux sociaux s’est intensifiée, renforçant le besoin d’une information fiable et accessible.
Porter la voix de la jeunesse pour une société inclusive et démocratique
Studio Sifaka a poursuivi son travail d’information et de dialogue en faveur de la jeunesse malgache, dans un contexte politique particulièrement instable. Le studio a assuré une couverture régulière et équilibrée des manifestations et des évolutions politiques, à la radio comme sur les plateformes numériques et les réseaux sociaux, permettant à son audience de suivre les événements en temps réel.
Face à la circulation de rumeurs et de fausses informations durant la crise, l’équipe a renforcé ses activités de vérification de l’information, avec un suivi quasi quotidien des contenus diffusés en ligne. Ces efforts ont contribué à clarifier certaines rumeurs et à nourrir un débat public plus informé.
Studio Sifaka a aussi poursuivi ses activités éditoriales et de formation, notamment dans le domaine de la santé publique avec le programme Santé Naka, qui propose des émissions dédiées aux enjeux de santé. Des formations et ateliers réunissant journalistes, professionnel·les de santé et organisations de la société civile ont permis de renforcer le traitement et de favoriser le dialogue entre médias, acteur·rices locaux·ales et autorités.
Enfin, le studio a continué de soutenir l’expression des jeunes à travers des formats éditoriaux et des événements publics, notamment des débats réunissant jeunes, autorités de transition et acteur·rices de la société civile.
Pour en savoir plus sur nos programmes d’inclusion et de participation, consultez notre page dédiée.
Priorités
- Inclusion de la jeunesse malgache
- Participation aux processus démocratique
Activités
- Production quotidienne de 2h d’émissions sur les sujets d’intérêt de la jeunesse
En 2026, Studio Sifaka vise à renforcer son rôle d’acteur d’information et de dialogue pour la jeunesse malgache, dans un contexte politique et institutionnel encore incertain. La transition engagée à la suite des événements d’octobre 2025 ouvre une période de recomposition politique, dans laquelle l’accès à une information fiable et indépendante reste essentiel pour permettre aux citoyens, et en particulier les jeunes, de comprendre les enjeux et ainsi de participer au débat public.
Le studio poursuivra la production quotidienne de ses programmes, tout en cherchant à développer ses formats et ses contenus, à la radio comme sur les plateformes numériques, afin de toucher des audiences plus connectées.
S’appuyant sur les expériences menées en 2025, il renforcera sa présence éditoriale en ligne et la diffusion d’informations vérifiées. Face à la circulation de rumeurs et de fausses informations, il maintiendra ses activités de vérification des faits et de sensibilisation à la désinformation.
Enfin, Studio Sifaka souhaite renforcer son rôle d’acteur de dialogue entre les jeunes, les autorités de transition et les organisations de la société civile. La mobilisation de la jeunesse, en particulier des jeunes générations urbaines et connectées, a joué un rôle central dans les manifestations ayant conduit au changement de pouvoir. Pourtant, une partie de ces jeunes estime aujourd’hui être tenue à l’écart du processus politique engagé par les autorités. Dans ce contexte, le studio cherchera à développer des débats publics et des initiatives participatives dans différentes régions du pays, afin de permettre aux jeunes de faire entendre leurs préoccupations et de contribuer aux discussions sur l’avenir du pays.
Notre impact
Les contenus de Studio Sifaka ont contribué à aider les jeunes à mieux comprendre les enjeux et les événements politiques. Durant la crise, certaines publications ont atteint plusieurs milliers de vues et suscité un fort engagement. Elles ont confirmé l’intérêt des jeunes pour une information fiable, contextualisée et proche de leurs préoccupations.
Témoignage
« Avant, nous ne savions pas qu’il ne fallait pas marier les enfants avant leur majorité, qu’il faut aussi éviter les grossesses précoces et pour cela se renseigner sur les méthodes contraceptives à l’hôpital. »
Une habitante de Sihanomaro, district d’Ambovombe, ou Sifaka a installé un point d’écoute en début d’année.